Mass Extract

Trump Paye les Bébés, Exit à 1,3 Md, Creator Economy au-dessus des Lois & Bernard Arnault sur Legend

Épisode 17 du podcast Mass Extract, diffusé le 19 juillet 2026

Dix-septième épisode de Mass Extract, qui marque le retour de Rémi. Il s'ouvre sur un « consulting public » de la landing page de LearnyPay préparée par Marc-Antoine Serfaty, puis traite trois sujets : les « Trump Accounts », qui versent 1 000 dollars à chaque enfant américain né entre 2025 et 2028, le rachat par Walmart de la société de publicité sur TV connectée Vibe, fondée par deux Français et valorisée environ 1,4 milliard de dollars dans la discussion (1,3 dans le titre), et la question d'une creator economy « au-dessus des lois » face aux régulateurs. Rémi y présente le certificat de l'influence responsable de l'ARPP, qu'il a lui-même obtenu, et Marc-Antoine raconte un litige avec un affilié qui dénigrait LearnyBox. En bonus, les animateurs analysent le passage de Bernard Arnault dans le podcast Legend, la rareté de la parole des grands patrons français et leurs noms de domaine les plus insolites.

Sommaire

Résumé détaillé

L'épisode commence par un atelier collectif autour de la landing page de LearnyPay, que Marc-Antoine a préparée seul et qualifie lui-même de « pourrie ». Les animateurs jugent l'accroche « Encaissez vos clients partout dans le monde » trop vague et recommandent de nommer la cible (infopreneurs, coachs, consultants), d'afficher les chiffres clés (un milliard traité à 2,6 %), un compteur de paiements en temps réel, l'équipe derrière le service, un footer riche et des pages dédiées à la conformité. Ils suggèrent aussi un calculateur comparant les frais des concurrents comme Whop et une présentation en bento grid. Rémi revient ensuite après plusieurs semaines d'absence et plaisante sur les prix du marché du mariage, qu'il découvre en préparant le sien.

Le premier sujet porte sur les Trump Accounts (« The American Dream Starts Now ») : 1 000 dollars sont placés pour chaque enfant né entre janvier 2025 et décembre 2028, avec des contributions familiales possibles jusqu'à 5 000 dollars par an et des dons de grandes familles comme les Dell et les Dalio. Arnaud y voit « peut-être le seul truc intelligent » de la présidence Trump, une réponse capitaliste à la question du revenu universel que l'IA rendra centrale. Rémi se montre moins optimiste : il juge la mesure surtout symbolique et rappelle les dispositifs français comme le PER d'entreprise, qu'il met en place chez ses clients, ainsi que l'exemple suédois. Marc-Antoine raconte qu'à son départ de Rothschild, son épargne salariale lui a laissé environ 80 000 € nets, débloqués pour reprendre une entreprise.

La discussion dérive vers la philanthropie, perçue comme de l'optimisation fiscale, le don de Bernard Arnault pour Notre-Dame et l'idée de faire des consommateurs des actionnaires. Rémi explique que sa société de logiciels pour conseillers en gestion de patrimoine pourrait attribuer des actions aux clients de son offre la plus chère, et qu'il compte la coter sur Euronext Growth une fois passé le million. Il raconte aussi avoir initié à l'investissement le fils d'un de ses clients les plus riches dès dix ans.

Deuxième sujet : Vibe.co, start-up publicitaire de TV connectée créée en 2022 par deux Français, incorporée en France mais réalisant tout son chiffre aux États-Unis, rachetée par Walmart pour environ 1,4 milliard de dollars, dont 180 millions d'earn-out et un maintien des dirigeants pendant quatre ans. Les animateurs saluent des « repeat founders » qui ont cédé leur précédente société à bas prix pour saisir le bon timing. Ils analysent la stratégie de Walmart dans le retail media, sur le modèle d'Amazon : relier la publicité aux achats en magasin et ajouter des activités à forte marge. Ils en concluent que la distribution sera bientôt « le seul jeu ». Marc-Antoine se souvient de dossiers de banque d'affaires où Amazon envisageait de racheter des distributeurs français.

Le troisième sujet, présenté par Rémi à partir d'un article de Prof G Media, porte sur la creator economy et la régulation : amendes de la FTC pour faux témoignages, settlement de Kim Kardashian pour une promotion crypto non déclarée, publications sponsorisées très majoritairement non signalées, part des revenus de Meta liée aux arnaques selon un rapport interne. Arnaud imagine un business qui utiliserait l'IA pour repérer les infractions et monter des dossiers pour l'État, à partir de l'exemple d'un ami qui automatisait les demandes de retrait DMCA sur Shopify. Les animateurs évoquent aussi une start-up soutenue par Peter Thiel qui fait contre-enquêter des journalistes.

Rémi présente ensuite le certificat de l'influence responsable de l'ARPP, qu'il a dû obtenir pour une opération et qui a été conçu avec l'agence créatrice de la Paris Investor Week. Marc-Antoine raconte avoir failli aller au procès avec un affilié qui incitait sa base à quitter LearnyBox, et rappelle que la publicité comparative doit reposer sur des faits objectifs et vérifiables.

En bonus, les animateurs décryptent l'interview de Bernard Arnault chez Legend : « démagogie astucieuse » pour certains, récit contrôlé de sa biographie ou début de la transmission du groupe pour d'autres, mais surtout une légitimation institutionnelle de la creator economy. Ils s'interrogent sur le faible coût d'influence des nouveaux médias, sur l'image de Xavier Niel abîmée par Juan Branco et sur la rareté des patrons français qui prennent la parole, qu'ils attribuent à des fortunes liées au pouvoir politique. L'épisode se termine sur une revue de leurs noms de domaine : labossiere2032, clubbourse.com, yogimom.net ou des domaines en .xyz à cinq chiffres.

Chapitres

0:00Intro

Montage d'extraits de l'épisode : le certificat de l'influence responsable de l'ARPP, présenté par un animateur qui dit avoir dû l'obtenir pour une opération, les 200 influenceurs contrôlés par la DGCCRF, la technique du retrait DMCA sur Shopify contre un concurrent, la régulation progressive de l'économie de l'influence, la distribution comme futur « seul jeu », et les profits de Google, auxquels les annonceurs trouvent toujours un moyen de donner plus d'argent.

  • Teaser : certificat ARPP, DMCA, distribution, profits de Google

Interviennent : Rémi

2:00Consulting Public de Learnypay

Marc-Antoine montre la landing page de LearnyPay qu'il a préparée, et la qualifie lui-même de « pourrie ». L'accroche « Encaissez vos clients partout dans le monde » est jugée comme « une phrase et pas une headline » : aucun pain point client, aucun ennemi, et le tarif de 2,6 % n'y figure pas. Les animateurs proposent « infopreneur : on a processé un milliard à 2,6 %, il reste des slots » avec un bouton, ou « la solution de paiement des entrepreneurs digitaux sans frontières », accompagnés d'un compteur à point pulsant relié en temps réel aux paiements traités (ou d'un simulateur), ou encore un angle frontal : « encaisser sans se faire bannir ». En s'inspirant du slogan de Stripe (« financial infrastructure to grow your revenue »), ils suggèrent « le processeur de paiement pour infopreneurs, consultants, coachs ».

Isma note que, comme pour les outils de prise de rendez-vous, aucun processeur de paiement ne nomme son audience sur sa landing page : il serait donc « ultra facile » de se différencier de Stripe. Les animateurs veulent mettre en avant le « centre de gravité » (un milliard, 2,6 %, l'ICP) et le fait de répondre sur WhatsApp. Un animateur propose de montrer l'équipe, notamment la personne du customer success, pour humaniser un secteur perçu comme impersonnel (« il y a qui derrière ? qui gère mon fric ? »). Un autre lance le titre parodique « Un ancien banquier d'affaires de chez Rothschild vous dévoile le processeur de paiement secret des infopreneurs », avec la photo de Marc-Antoine, qui le note.

D'autres conseils suivent : des pages fondateur, histoire, conformité, vision et setup technique, car une page unique « fait bullshit » alors qu'un footer très riche est un gage de sérieux ; des pages dédiées (LearnyPay pour les webinaires, les lancements, le high ticket) ; un calculateur avec preset comparant, pour 1 million d'euros encaissé, les frais de Whop (8 %, soit 80 000 €) et d'un autre acteur transcrit « HMT », puis une bento grid des fonctionnalités, en s'inspirant de sites de bento grids ou de Dribbble et en donnant le template à une IA. Marc-Antoine précise qu'il fera refaire la page par sa product designer, ce qui lui vaut un « tu es là pour sauver le marché de l'emploi en France ? ».

Rémi fait son retour (« le retour de l'enfant prodige ») : il dit avoir vécu de « très belles semaines », mais se faire « mass extract à titre personnel » pour son mariage. Un animateur compare le marché du mariage, où il suffirait d'accoler le mot « mariage » pour doubler les prix, à celui de la mort : on n'y négocie pas, car « si tu négocies, c'est que tu aimes pas assez la personne ». Les animateurs évoquent ensuite la créatrice Bonnie Blue en Indonésie.

  • Accroche actuelle jugée trop vague : il manque la cible, l'ennemi et le prix
  • Proposition : « un milliard processé à 2,6 % » avec un compteur en temps réel
  • Nommer l'ICP (infopreneurs, coachs, consultants) pour se différencier de Stripe
  • Montrer l'équipe, multiplier les pages de réassurance, footer riche
  • Calculateur comparatif : 80 000 € de frais chez Whop sur 1 M€
  • Bento grid des fonctionnalités ; refonte confiée à la product designer de LearnyBox
  • Retour de Rémi, qui prépare son mariage

Interviennent : Marc-Antoine, Isma, Rémi

11:17Le Programme du soir

Trois sujets sont annoncés : « The American Dream Starts Now » et les Trump Accounts (trumpaccounts.gov), la vente à Walmart, pour 1,3 milliard selon l'annonce, de la société de deux Français, et la creator economy « au-dessus des lois » avec un point d'interrogation.

  • Trump Accounts
  • Vibe vendu à Walmart
  • Creator economy et régulation

11:34Trump offre 1 000$ à chaque nouveau-né américain

Le présentateur détaille le dispositif : chaque enfant né entre janvier 2025 et décembre 2028 reçoit 1 000 dollars sur un compte. D'après la simulation du site, sans autre contribution, le compte vaudrait environ 6 000 dollars à 18 ans, 15 000 à 27 ans et 243 000 à 55 ans. La famille peut verser jusqu'à 5 000 dollars par an en franchise d'impôt ; avec 250 dollars par mois, il cite environ 19 000 dollars à 18 ans et 51 000 à 27 ans. Il souligne que les familles Dell et Dalio ont contribué pour plusieurs milliards, de même que des entreprises, et y voit une « nouvelle philanthropie » qui consiste à « airdroper » de l'argent à toute une génération plutôt qu'à des ONG opaques. Les animateurs commentent la diversité des familles mises en avant sur le site (« il a pas mis une famille gay »).

Un animateur salue une mesure intelligente sur le plan philanthropique mais rappelle que la démocratisation du capital produit des résultats inégaux ; en France, une succession mal préparée peut obliger l'enfant qui a bien placé à compenser celui qui a tout dilapidé. Un autre croit, sans en être sûr, que les fonds sont investis sur le S&P 500 et retirables à 18 ou 21 ans, et estime que la leçon compte plus que le capital dans un monde où l'État se désengage. Les animateurs rappellent qu'il y a 3,6 millions de naissances par an aux États-Unis. Arnaud s'étonne que le sujet ne passionne pas davantage : pour lui, c'est « peut-être le seul truc intelligent » de cette présidence, une réponse capitaliste au revenu universel, qui deviendra selon lui la question sociale du XXIe siècle face à l'IA, plutôt que de « taxer Michael Dell et Ray Dalio ». Il compare la fiscalité au Roth IRA et rappelle que Trump avait posé les enjeux lors de son premier mandat (frontière, wokisme, Chine). Un animateur cite le chiffre de 40 % d'Américains sans un dollar d'épargne nette. Les animateurs soulèvent aussi la question de l'éligibilité des enfants d'immigrés, et un calcul à 5 000 dollars par an de 0 à 55 ans aboutit à 13 millions de dollars.

Pour la France, Rémi cite le PER, qu'une entreprise peut abonder en charge déductible de l'impôt sur les sociétés et qu'il met régulièrement en place pour optimiser la rémunération des dirigeants et de leur famille, ainsi que la Suède, qui a abandonné la retraite par répartition dans les années 1990 au profit de marchés actions soutenus par les salariés. Il se dit « pas si optimiste » qu'Arnaud : Trump réussit selon lui une mesure symboliquement forte et simple, alors que des alternatives plus pertinentes mais plus niches profitent toujours aux mêmes (salariés de L'Oréal ou de Total qui reçoivent des actions). Un animateur ajoute que le PER représente 150 milliards en France, dont la moitié provient des entreprises. Marc-Antoine, rejoignant Arnaud sur le caractère universel du dispositif, raconte avoir exercé le même métier dans une banque indépendante puis chez Rothschild, mieux payé chez Rothschild, où il a bénéficié de PER et de PERCO ; à son départ, environ 80 000 € nets d'impôts bloqués étaient déblocables pour la reprise d'une entreprise, ce qu'il a fait : « un truc tombé du ciel ».

Les animateurs imaginent OpenAI distribuant des actions à la nouvelle génération pour soigner son image, jugent que plus personne ne croit à la philanthropie, assimilée à de l'optimisation fiscale, et qu'un transfert direct aux enfants est un « win de PR phénoménal », contrairement au don d'environ 200 millions de Bernard Arnault pour Notre-Dame, critiqué alors qu'il n'aurait pas été défiscalisé. Un animateur craint que les familles détournent l'argent en le faisant trader sur Interactive Brokers ou Robinhood et prédit un choix limité entre S&P 500, Nasdaq et MSCI World, au profit de BlackRock. Rémi développe l'idée du consommateur-actionnaire : sa société de logiciels pour CGP, qu'il compte coter sur Euronext Growth une fois le million dépassé, pourrait attribuer automatiquement des actions aux clients de l'offre Team, la plus chère, ce qui créerait un rachat d'actions mécanique et ferait des clients des ambassadeurs. Il cite aussi la prime de fidélité d'Air Liquide après deux ans de détention. La pression acheteuse du dispositif, évaluée à 3,6 milliards de dollars par an, est jugée négligeable à l'échelle du S&P 500 : c'est surtout un filet de sécurité et un outil d'inclusion financière. Rémi raconte enfin avoir aidé le fils de dix ans d'un de ses clients les plus riches à créer son premier portefeuille (actions Apple, puis Kinetic, une mine de charbon en Mongolie cotée à Hong Kong et incorporée aux îles Caïmans) ; le garçon, aujourd'hui âgé de 17 ans, a « beaucoup appris ».

  • 1 000 $ par enfant né entre janvier 2025 et décembre 2028
  • Simulation sans apport : 6 000 $ à 18 ans, 15 000 $ à 27 ans, 243 000 $ à 55 ans
  • Contributions familiales jusqu'à 5 000 $ par an ; dons des familles Dell et Dalio
  • Arnaud : réponse capitaliste au revenu universel à l'ère de l'IA
  • Rémi : mesure symbolique ; le PER d'entreprise existe déjà en France
  • Marc-Antoine : environ 80 000 € d'épargne salariale de Rothschild débloqués pour reprendre une entreprise
  • Idée de Rémi : attribuer des actions aux clients de l'offre premium
  • Pression acheteuse estimée à 3,6 Md$ par an, jugée négligeable

Interviennent : Arnaud, Rémi, Marc-Antoine

31:18Deux Français vendent leur boîte à Walmart pour 1,4 milliard

Invité à présenter le sujet, Rémi expose le rachat de Vibe.co, fondée par deux Français, Arthur Querou et Franck Le Ouay : le montant rapporté est de 1,4 milliard, dont 1,2 milliard payé pour l'entreprise et 180 millions en earn-out, avec un maintien des dirigeants pendant quatre ans. L'opération est annoncée mais pas encore finalisée. La société a été créée en 2022, elle est incorporée en France mais réalise 100 % de son activité aux États-Unis. Elle avait récemment annoncé 100 millions d'ARR et viserait le milliard. Le maintien de quatre ans s'expliquerait par une valorisation qui repose entièrement sur la valeur future. Vibe est une martech, une régie publicitaire comparable à Meta ou Google Ads mais pour la télévision connectée.

Le présentateur souligne qu'il s'agit de « repeat founders » à leur troisième entreprise, après la vente des deux premières. D'après une interview d'Arthur Querou, ils voulaient aller très vite sur Vibe pour profiter du timing (« on en a déjà parlé, Isma »), au point d'être prêts à céder pour environ 7 millions d'euros leur précédente société de services, qui réalisait 20 millions de chiffre d'affaires et 5 millions d'EBIT ; elle a finalement été vendue autour de 20 millions à une société française.

Les animateurs analysent l'intérêt de Walmart : rattacher la publicité aux achats physiques pour calculer un vrai ROAS et ouvrir sa régie aux marques référencées en rayon (exemple du chocolat de MrBeast), sur le modèle d'Amazon, où le commerce finance le média et le média renforce le commerce. La publicité ne pèserait qu'environ 1 % du chiffre d'affaires de Walmart, mais avec des marges très élevées ; la question à se poser serait « qui fait plus de profit que moi avec mes leads ? ». Walmart avait déjà racheté le fabricant de téléviseurs Vizio. Un animateur se demande si Walmart utilisera la régie pour sa propre publicité ou pour celle des marques, la conversion étant meilleure quand le produit est vendu chez Walmart, ce qui lui permet ensuite de faire du retargeting, de l'upsell et de la cross-sell.

Un animateur compare cette diversification à celle d'Apple dans les services (part estimée d'abord à 40-50 %, puis corrigée à 35 % et 30 %), valorisée en Bourse, et y voit un signal : la distribution deviendra « le seul jeu » quand tout le monde pourra créer facilement. Marc-Antoine raconte avoir travaillé, en banque d'affaires, sur des dossiers jamais aboutis où Amazon cherchait à racheter des distributeurs français, dont l'un comptait environ 500 magasins. Un Amazon descendant jusque dans les quartiers serait « l'antéchrist » de Walmart. Un animateur rappelle les vidéos « Les barbares attaquent » de The Family il y a plus de dix ans, qui annonçaient la disruption des acteurs traditionnels, alors que Walmart se porte bien et réalise 18 à 20 % de son chiffre en e-commerce. Il ajoute que Stripe traiterait 1,6 % du PIB mondial et qu'un ami dropshipper a fait 15 millions en sept jours. Les animateurs évoquent ensuite la croissance des librairies et des coffee shops aux États-Unis, devenus des rituels de substitution à la religion, puis les faibles marges du commerce physique. Ils rappellent qu'Amazon gagne surtout de l'argent avec AWS (« on donne 5 000 € par mois minimum à Amazon ensemble ») et la publicité, passée de 12 milliards en 2019 à 68 milliards en 2025, et citent les profits de Meta (environ 60 milliards) et de Google (129 milliards). Ils s'amusent enfin d'un business si bon que les annonceurs créent comptes, sous-comptes et proxys pour lui donner de l'argent.

  • Vibe.co : 1,4 Md (1,2 Md + 180 M d'earn-out), maintien des dirigeants 4 ans
  • Créée en 2022, incorporée en France, 100 % de l'activité aux États-Unis, 100 M d'ARR
  • Fondateurs en série : leur 2e société (20 M de CA, 5 M d'EBIT) était prête à être cédée 7 M€, vendue environ 20 M
  • Stratégie retail media de Walmart sur le modèle d'Amazon ; rachat antérieur de Vizio
  • La distribution, futur « seul jeu »
  • Marc-Antoine : dossiers où Amazon envisageait de racheter des distributeurs français
  • Publicité d'Amazon : 12 Md (2019) puis 68 Md (2025)

Interviennent : Rémi, Marc-Antoine

49:56La Creator Economy est-elle au-dessus des lois ?

Rémi présente le sujet à partir d'un article de Prof G Media, le média de Scott Galloway, dont le point de départ est l'affaire Polymarket et ses faux trades d'influenceurs, déjà traitée dans un précédent épisode. Depuis 2024, la FTC peut infliger jusqu'à environ 52 000 dollars par infraction pour de faux témoignages, et la SEC intervient dès qu'il s'agit de finance ; Kim Kardashian a ainsi conclu un settlement de 1,26 million de dollars pour avoir promu une cryptomonnaie sur Instagram sans déclarer qu'elle était payée. Selon les chiffres cités, 96 % des publications sponsorisées sur Twitter ne seraient pas signalées, seuls 7 à 10 % des créateurs le feraient sur YouTube et Pinterest, 10 % des revenus de Meta proviendraient d'arnaques et de produits interdits d'après un rapport interne fuité (contesté par Meta), et les utilisateurs de Meta verraient 15 milliards de publicités frauduleuses par jour. La conclusion de l'article : c'est la « new normal », et « ça passe ».

Arnaud imagine un business consistant à scanner ces infractions avec l'IA pour monter des dossiers destinés à l'État, à 52 000 dollars l'infraction. Il cite un ami qui avait créé un logiciel de retrait DMCA : certains e-commerçants signalaient la boutique d'un concurrent qui commençait à scaler via le formulaire DMCA de Shopify, qui la coupait en quelques minutes par crainte d'être complice, ce qui faisait perdre leur optimisation aux publicités du concurrent. Le logiciel scannait la boutique de son client et la Facebook Ad Library, repérait les copies et envoyait automatiquement un retrait DMCA et une lettre d'avocat. Un animateur estime que ce modèle peut marcher pour la fraude, avec des lanceurs d'alerte rémunérés, mais que le régulateur manque de personnel ; un autre affirme que le vrai danger n'est jamais le régulateur mais le concurrent, qui monte le dossier « clé en main ». Il en donne pour exemple une connaissance qui voulait lancer un casino crypto sur Telegram et se ferait dénoncer par un concurrent soumis au KYC.

Un animateur évoque une start-up soutenue par Peter Thiel qui, pour environ 2 000 dollars, fait contre-enquêter des journalistes par d'anciens agents du FBI ou de la CIA, avec l'aide de l'IA, et peut, moyennant un supplément, diffuser le rapport. Il y voit un contre-pouvoir face à des journalistes qui écrivent au conditionnel sans conséquence quand ils ont tort. Thiel s'était déjà rendu célèbre en faisant tomber le groupe Gawker vers 2016. Un animateur imagine une extension Chrome signalant les journalistes qui n'ont jamais publié d'erratum, « à la Piers Morgan ».

Rémi pose la question de fond : la creator economy est-elle un canal qui finira régulé, par les plateformes ou par les États, ou un nouveau contre-pouvoir numérique lié à la liberté d'expression ? Il distingue trois scénarios : la conformité devient un avantage concurrentiel, la responsabilité remonte aux plateformes, ou la responsabilité reste individuelle avec la réputation comme seul régulateur. Il penche pour une régulation qui devient « un vrai sujet » en France. Il montre alors le certificat de l'influence responsable de l'ARPP, sur lequel il figure lui-même, et qu'il a dû obtenir pour une opération récente avec une marque. Selon lui, ce certificat ne sert pas à grand-chose puisque la DGCCRF n'a contrôlé que 200 influenceurs l'année précédente, mais il voit un business dans la certification : aller plus vite que le régulateur et payer les créateurs vertueux comme ambassadeurs. Il précise que le certificat a été conçu avec l'agence créatrice de la Paris Investor Week, selon lui seule agence française de marketing d'influence spécialisée dans la finance à l'avoir créé avec l'ARPP. Les autres le moquent en « influenceur responsable » et comparent la situation à l'Arabie saoudite chargée des droits des femmes à l'ONU ; un animateur raconte avoir eu à traiter un dossier ESG lorsqu'il travaillait dans la qualité chez Philip Morris.

Marc-Antoine ajoute l'affiliation : en France, un affilié rémunéré relève du cadre juridique de l'influence commerciale. Il raconte avoir failli aller au procès avec un affilié qui publiait des comparatifs et envoyait des e-mails à sa base pour inciter à quitter LearnyBox, avant de trouver un accord, et dit que des affiliés de ses concurrents diffusent de fausses informations sur LearnyBox. Un animateur ajoute que les 200 contrôles de la DGCCRF se sont presque tous révélés positifs et que l'État saura aller chercher l'argent. Il rappelle que la publicité comparative de la grande distribution (« qui est le moins cher », entre Leclerc, Auchan ou Carrefour) a été jugée répréhensible lorsqu'elle portait sur trois produits choisis. Quelqu'un objecte que les créateurs installés en Andorre échappent à ces règles ; un autre répond que l'État les poursuit alors sur d'autres terrains. Les animateurs conviennent qu'une comparaison doit reposer sur des statistiques objectives et vérifiables, ce qui inquiète un animateur dont c'est « la base du marketing ». Un autre plaisante sur le fait d'opérer depuis une société estonienne pour renvoyer la compétence au régulateur estonien. Enfin, un animateur rappelle l'existence de logiciels de traçage de la propriété intellectuelle pour les marques de luxe ; LVMH aurait racheté une société créée par un avocat pour repérer les contrefaçons en ligne, preuve qu'il y a plus d'argent à vendre ces outils aux entreprises qu'à l'État.

  • FTC : jusqu'à environ 52 000 $ par faux témoignage ; settlement de Kim Kardashian à 1,26 M$
  • 96 % des posts sponsorisés non déclarés sur Twitter ; 7-10 % de déclaration sur YouTube et Pinterest
  • 10 % des revenus de Meta liés aux arnaques selon un rapport interne fuité ; 15 milliards de pubs frauduleuses par jour
  • Idée d'Arnaud : repérer les infractions par IA et monter des dossiers pour l'État ; exemple du DMCA sur Shopify
  • Le vrai danger vient du concurrent qui monte le dossier, plus que du régulateur
  • Start-up soutenue par Peter Thiel qui fait contre-enquêter des journalistes pour environ 2 000 $
  • Trois scénarios de régulation selon Rémi
  • Certificat de l'influence responsable de l'ARPP, obtenu par Rémi ; 200 contrôles de la DGCCRF
  • Les affiliés relèvent du droit de l'influence ; quasi-procès de LearnyBox avec un affilié
  • Publicité comparative : seulement sur des faits objectifs et vérifiables

Interviennent : Rémi, Arnaud, Marc-Antoine

1:10:50Bonus : Bernard Arnault chez Legend

Les animateurs commentent le passage de Bernard Arnault dans Legend, l'émission de Guillaume Pley : un média grand public dans un environnement contrôlé, « à la Sarkozy », qui humanise un homme facile à haïr ; pour l'un, c'est de la « démagogie astucieuse ». Bernard Arnault, qui s'exprime rarement en dehors de ses assemblées générales, y répond notamment à François Ruffin, auteur d'un film contre lui. Un animateur trouve l'interview « très cool » pour entendre l'homme parler de sa famille et de l'arrivée de ses enfants dans le groupe. À la question de savoir qui a « mass extract » qui, l'un répond « win-win » ; un autre estime que Legend gagne un label institutionnel, que Bernard Arnault gagne un récit contrôlé de sa biographie, mais que le vrai gagnant est la creator economy, qui acquiert une légitimité institutionnelle, comme avec le passage de Bill Gates chez HugoDécrypte : pendant 40 questions, on peut diluer les sujets sensibles et afficher une « intimité apparente » qui neutralise la distance sociale. Les animateurs rient de l'anecdote d'un voyage en seconde classe dans un train Paris-Belgique (« il avait acheté le train juste avant ») et s'étonnent qu'il ait attendu si longtemps, une démarche normale chez les patrons américains mais pas encore chez les patrons français de plus de 50 ans.

Un animateur s'interroge sur le coût de l'influence : faire monter, contrôler ou compromettre un Legend ou un HugoDécrypte coûterait « que dalle » par rapport au rachat de la rédaction du Monde. Il le présente lui-même comme une « théorie conspirationniste », avec le vidéaste Norman et un scénario hypothétique de chantage pour promouvoir Volvo, et en tire une règle : « faut toujours se demander ça coûte combien ». Il ajoute que le capitalisme est un contre-pouvoir nécessaire à la démocratie. Pour un autre animateur, l'interview vise surtout la fiscalité : adoucir l'image du plus riche du pays, quitte à « clipper » l'entretien, car si les impôts augmentent, il finira par partir. Un autre y voit le début de la transmission du groupe : son fils Jean Arnault était déjà passé dans Legend Business, format payant, dans un épisode qu'Arnaud juge « assez mauvais » et mal préparé, sur les montres Louis Vuitton, avec des commentaires « atroces », puis dans un second épisode à la manufacture de montres. Le père serait venu cette fois sur un Legend non payant.

Les animateurs passent en revue les patrons français qui prennent la parole : Xavier Niel, dont l'image de « patron pirate » hors de l'establishment (marié à la fille de Bernard Arnault, à l'origine de l'École 42 et de Station F) aurait été abîmée par Juan Branco et son livre Crépuscule, diffusé gratuitement en PDF à l'époque des gilets jaunes ; Frédéric Mazzella, de BlaBlaCar ; Marc Simoncini et Jacques-Antoine Granjon, moins présents depuis « Qui veut être mon associé ? » ; Jean-Michel Aulas, présenté comme le plus proche d'un « Tapie bis », qui a introduit en Bourse le premier club de football et échoué à prendre la mairie de Lyon. Ils les comparent à Elon Musk, Mark Zuckerberg, Dana White ou Sam Altman. Pour expliquer cette discrétion, un animateur avance que le principal levier de richesse en France est la proximité avec le pouvoir (haute administration, privatisations, marchés régulés, « aristocratie d'État ») : « trouve-moi un mec qui est milliardaire en France et dont la fortune dépend pas de l'État ». Ils citent aussi la famille Mulliez, qui ne parle pas, et Michel-Édouard Leclerc, très présent médiatiquement et testé dans des sondages pour la présidentielle.

La discussion dérive vers les noms de domaine. Arnaud plaisante sur sa candidature : il dit avoir renoncé à « labossiere2027 », jugé « mort » par son entourage, et avoir acheté « labossiere2032 ». Un animateur dit posséder toujours nickelfrance.com. Rémi raconte avoir acheté clubbourse.com environ 2 000 pour un maillage de sites liés à la Bourse, sans remarquer que le site avait des ancres pornographiques, faute de s'y connaître en SEO. Isma, qui dit avoir dépensé des dizaines de milliers d'euros en domaines, affiche plus de 50 pages sur Squarespace, cite yogimom.net (« le .net, c'est quand tu es late dans le game », raille un autre) et un domaine transcrit « trainender.com », que les autres appellent ensuite « transgender ». Il a laissé expirer la plupart de ses domaines, qui lui coûtaient 15 k par an, et ceux liés à l'IA n'ont pas pris autant de valeur qu'il l'espérait. Arnaud cite ses trois domaines les plus chers, dont des .xyz achetés à l'époque où cette extension valait cher, chacun « à cinq chiffres ». Un animateur estime enfin que entrepreneurs.com vaudrait au moins 100 k, voire 300 à 500 k.

  • Interview de Bernard Arnault chez Legend : environnement contrôlé, « démagogie astucieuse »
  • Vrai gagnant selon un animateur : la creator economy, qui gagne une légitimité institutionnelle
  • Hypothèses : soigner son image face à la fiscalité, ou préparer la transmission (Jean Arnault déjà passé dans Legend Business)
  • Arnaud juge le passage de Jean Arnault dans Legend Business « assez mauvais »
  • Xavier Niel, Juan Branco et Crépuscule ; Mazzella, Simoncini, Granjon, Aulas, Leclerc
  • Richesse française jugée liée à la proximité avec le pouvoir
  • Noms de domaine : labossiere2032, clubbourse.com, yogimom.net, des .xyz à cinq chiffres

Interviennent : Arnaud, Rémi, Isma

Débats

Les Trump Accounts sont-ils une bonne politique ?

  • ArnaudC'est peut-être la seule mesure intelligente de la présidence Trump : une réponse capitaliste au revenu universel à l'heure où l'IA menace les emplois.
  • RémiIl est moins optimiste : la mesure est surtout symbolique et facile à comprendre, alors que des dispositifs plus pertinents comme le PER existent déjà, mais restent niches.
  • Marc-AntoineLe caractère universel du dispositif est intéressant : lui-même a bénéficié chez Rothschild d'une épargne salariale « tombée du ciel », dont il ne disposait pas dans la banque indépendante où il travaillait auparavant.
  • Un animateurLa démocratisation du capital produit des résultats inégaux selon l'usage qu'en font les familles.
  • Un animateurLa pression acheteuse, environ 3,6 Md$ par an, est négligeable : c'est surtout un filet de sécurité et un outil d'inclusion financière.

Pourquoi Walmart rachète-t-il Vibe ?

  • Un animateurPour relier la publicité aux achats en magasin et ouvrir sa régie aux marques référencées, sur le modèle d'Amazon.
  • Un animateurPour ajouter des activités à forte marge, comme les services chez Apple, et améliorer son storytelling boursier.

La creator economy finira-t-elle régulée ?

  • RémiTrois scénarios sont possibles ; il penche pour une régulation qui devient un vrai sujet en France, même si les moyens de contrôle manquent encore.
  • Un animateurL'État saura aller chercher l'argent : les 200 contrôles de la DGCCRF se sont presque tous révélés positifs.
  • Un animateurLe vrai risque vient des concurrents qui montent des dossiers, pas du régulateur, qui manque de personnel.
  • Un animateurLes créateurs installés à l'étranger, en Andorre par exemple, échappent en partie aux règles.

Un affilié peut-il recommander de quitter un outil pour un autre ?

  • Un animateurDire « quitte X pour Y parce que c'est mieux » relève de l'avis personnel ; où est le problème ?
  • Marc-AntoineC'est de la publicité comparative rémunérée : elle doit reposer sur des faits réels et vérifiables, sinon elle est illégale.
  • ArnaudUne comparaison fondée sur des statistiques objectives est acceptable.

Pourquoi Bernard Arnault est-il allé chez Legend ?

  • Un animateurC'est de la « démagogie astucieuse » : un média grand public dans un environnement contrôlé, qui humanise un homme facile à haïr.
  • Un animateurC'est un enjeu fiscal : adoucir l'image du plus riche du pays, faute de quoi il finira par partir si les impôts augmentent.
  • Un animateurC'est un signe du début de la transmission du groupe, après les passages de son fils Jean Arnault dans Legend Business.
  • Un animateurLe vrai gagnant est la creator economy, qui obtient une légitimité institutionnelle.

Citations

« J'ai l'impression que c'est une phrase et pas une headline. »
Orateur non identifié2:03Critique de l'accroche « Encaissez vos clients partout dans le monde » de la landing page de LearnyPay.
« Quand tu vas sur un calendrier ou quand tu vas sur un scheduler, à aucun moment il y a aucun autre business qui a une landing page qui appelle l'audience. »
Isma (attribution probable)4:54Isma compare les processeurs de paiement aux outils de prise de rendez-vous.
« Un ancien banquier d'affaires de chez Rothschild vous dévoile le processeur de paiement secret des infopreneurs. »
Orateur non identifié6:29Titre parodique proposé pour la landing page de LearnyPay de Marc-Antoine.
« Je me fais mass extract à titre personnel au sujet de mon mariage. »
Rémi9:51Rémi, à son retour, sur l'organisation de son mariage.
« Si tu négocies, c'est que tu aimes pas assez la personne. »
Orateur non identifié10:26Sur les prix du marché du mariage, comparé au marché de la mort.
« Je trouve que c'est peut-être le seul truc intelligent que Trump a fait de cette présidence. »
Arnaud (attribution probable)15:43Arnaud sur les Trump Accounts.
« Cette question rampante du revenu universel va devenir peut-être la question sociale du 21e siècle. »
Arnaud (attribution probable)16:21Arnaud lie les Trump Accounts à l'automatisation des emplois par l'IA.
« Je suis pas si optimiste que toi Arnaud, mais par contre je trouve que, une fois de plus, Trump réussit quelque chose qui est de mettre en place quelque chose de symboliquement très fort et très facile à comprendre. »
Rémi (attribution probable)20:56Rémi nuance l'enthousiasme d'Arnaud.
« J'étais beaucoup mieux payé chez Rothschild, mais chez Rothschild il y avait justement les PER, les PERCO. »
Marc-Antoine22:44Marc-Antoine compare ses deux employeurs bancaires.
« La philanthropie, on sait tous que c'est l'optimisation fiscale. »
Orateur non identifié23:42Sur l'intérêt d'un transfert direct aux enfants plutôt qu'à des fondations.
« Dès qu'on dépasse les 1 million de [...], je vais aller sur Euronext Growth, vous le savez. »
Rémi26:22Rémi à propos de sa société de logiciels pour conseillers en gestion de patrimoine.
« Ce qu'on commence un peu tous à comprendre, c'est que le seul jeu, ça va être la distribution dans pas longtemps. »
Orateur non identifié40:28Leçon tirée du rachat de Vibe par Walmart.
« Imagine créer un business si bon que les gens créent des comptes, des sous-comptes, des proxys, des agency accounts pour te donner de l'argent. »
Orateur non identifié49:17Sur les régies publicitaires de Meta et Google.
« Souvent les gens croient que le danger c'est le régulateur. En fait c'est jamais vraiment le régulateur. C'est plutôt le concurrent qui va monter un dossier. »
Orateur non identifié55:01Réponse à l'idée d'un business de signalement d'infractions.
« Un certificat qui fondamentalement ne sert pas à grand-chose d'ailleurs. »
Rémi (attribution probable)1:00:04Rémi sur le certificat de l'influence responsable de l'ARPP, qu'il a lui-même obtenu.
« Crois pas que tu peux dire ce que tu veux sur internet, à qui tu veux, de la manière dont tu veux, parce que tu es pas en train de donner ton avis en tant que personne lambda. »
Marc-Antoine (attribution probable)1:03:57Marc-Antoine rapporte ce qu'il a opposé à un affilié qui dénigrait LearnyBox.
« Le vrai winner de cette histoire, c'est la creator economy qui gagne une nouvelle légitimité institutionnelle. »
Orateur non identifié1:13:21Analyse du passage de Bernard Arnault dans Legend.
« Faut toujours se demander ça coûte combien. »
Orateur non identifié1:16:07Sur le coût d'influence des nouveaux médias.
« Le capitalisme est un contrepouvoir nécessaire à la démocratie. »
Orateur non identifié1:16:07Conclusion de la réflexion sur le contrôle des médias.
« Trouve-moi un mec qui est milliardaire en France et dont la fortune dépend pas de l'État. »
Orateur non identifié1:24:51Sur la rareté de la parole publique des grands patrons français.
« Le .net, c'est quand tu es late dans le game. »
Orateur non identifié1:28:11Commentaire sur le domaine yogimom.net d'Isma.

Ce que les animateurs racontent

Ce que chaque animateur raconte de son parcours, de ses entreprises et de ses habitudes au cours de l'épisode.

Arnaud

  • OpinionArnaud juge les Trump Accounts « peut-être le seul truc intelligent » de la présidence Trump : une réponse capitaliste au revenu universel, qui deviendra selon lui la question sociale du XXIe siècle avec l'IA. 15:43« c'est peut-être le seul truc intelligent que Trump a fait de cette présidence »
  • OpinionArnaud estime que Trump avait bien posé les enjeux lors de son premier mandat (frontière, wokisme, concurrence avec la Chine), malgré le chaos, et que le second mandat est plus compliqué. 17:36« Trump lors de son premier mandat, alors c'était très chaotique, mais au moins il avait à peu près posé les enjeux »
  • AnecdoteArnaud imagine un business d'IA qui repérerait les infractions des créateurs pour monter des dossiers destinés à l'État, en s'inspirant d'un ami qui avait créé un logiciel automatisant les retraits DMCA et les lettres d'avocat. 52:18« moi j'avais un pote qui avait build un software pour les DMCA »
  • OpinionArnaud juge « assez mauvais » et mal préparé le passage de Jean Arnault dans Legend Business sur les montres Louis Vuitton, dont les commentaires avaient été « atroces ». 1:18:24« Ça avait été assez mauvais. Je trouve que ça assez mal préparé. »
  • AnecdoteArnaud plaisante sur une candidature présidentielle : il a renoncé au domaine « labossiere2027 », jugé « mort » par son entourage, et a acheté « labossiere2032 ». 1:26:31« donc j'ai acheté labossière 2032 »
  • ChiffreArnaud dit avoir acheté des domaines en .xyz à l'époque où cette extension valait cher ; ses trois domaines les plus chers ont chacun coûté une somme « à cinq chiffres ». 1:29:27« chacun des trois étaient à cinq chiffres »

Isma

  • OpinionIsma remarque que ni les outils de prise de rendez-vous ni les processeurs de paiement ne nomment leur audience sur leur landing page, ce qui rend la différenciation facile. 4:54« c'est un petit peu ce qu'on fait nous également »
  • VieIsma a dépensé des dizaines de milliers d'euros en noms de domaine, en a affiché plus de 50 pages sur Squarespace (dont yogimom.net), puis a laissé expirer la plupart d'entre eux, qui lui coûtaient 15 k par an ; ses domaines liés à l'IA n'ont pas pris autant de valeur qu'il l'espérait. 1:28:41« ça me coûtait quand même 15 K par an en domaine au bout d'un moment »

Rémi

  • VieRémi revient après plusieurs semaines d'absence, qu'il décrit comme de « très belles semaines », et prépare son mariage, dont il trouve le coût exorbitant. 9:51« je me fais mass extract à titre personnel au sujet de mon mariage »
  • EntrepriseRémi met régulièrement en place des PER d'entreprise chez ses clients pour optimiser la rémunération du dirigeant et de sa famille, et y voit l'une des niches fiscales les plus attractives en France. 19:56« c'est des choses nous qu'on met régulièrement en place au sein d'entreprises »
  • OpinionRémi est moins optimiste qu'Arnaud sur les Trump Accounts : il y voit une mesure surtout symbolique, alors que des dispositifs plus pertinents mais plus niches profitent toujours aux mêmes. 20:56« je suis pas si optimiste que toi Arnaud »
  • EntrepriseRémi a une société qui édite des logiciels pour les conseillers en gestion de patrimoine, avec une offre Solo et une offre Team, et compte la coter sur Euronext Growth une fois le million dépassé. 26:22« on a une boîte, on fait des logiciels pour CGP »
  • OpinionRémi envisage d'attribuer automatiquement des actions aux clients de son offre la plus chère, pour créer un rachat d'actions mécanique et faire des clients des ambassadeurs. 27:22« si tu es sur l'offre team, tu achètes automatiquement des actions »
  • AnecdoteRémi raconte qu'un de ses clients les plus riches, devenu un ami, lui a demandé d'initier son fils de dix ans à l'investissement : le garçon a créé son premier portefeuille avec des actions Apple, puis Kinetic (mine de charbon en Mongolie), et, à 17 ans, a « beaucoup appris ». 30:03« un de mes clients les plus riches qui est aujourd'hui un ami m'a demandé, lorsque son fils avait 10 ans, d'échanger avec son fils là-dessus »
  • OpinionRémi distingue trois scénarios pour la creator economy (la conformité comme avantage concurrentiel, la responsabilité des plateformes ou la réputation individuelle comme seul régulateur) et penche pour une régulation qui devient un vrai sujet en France. 59:05« le sujet de la régulation devient un vrai sujet en France en tout cas »
  • VieRémi figure parmi les titulaires du certificat de l'influence responsable de l'ARPP, qu'il a dû obtenir pour mener une opération récente avec une marque. 1:00:04« moi j'ai été obligé d'avoir ce certificat d'influence responsable pour pouvoir faire une opération dernièrement »
  • AnecdoteRémi a acheté clubbourse.com environ 2 000 pour un maillage de sites lié à la Bourse, sans voir que le domaine avait des ancres pornographiques ; il reconnaît ne pas être « un mec du SEO » et possède toujours le domaine. 1:27:21« j'ai acheté un site web qui avait des ancres dans le porno »

Marc-Antoine

  • EntrepriseMarc-Antoine a préparé seul une première landing page pour LearnyPay, qu'il juge lui-même « pourrie », et compte la faire refaire par sa product designer. 2:03« Non mais après je vais faire ça par ma designer en fait. Là je l'ai fait tout seul dans mon coin. »
  • ParcoursMarc-Antoine a exercé le même métier dans deux établissements, une banque indépendante puis Rothschild, où il était bien mieux payé et bénéficiait de PER et de PERCO. 21:58« j'ai fait le même métier dans deux boîtes différentes dans ma vie précédente et j'étais dans une banque indépendante et après je suis allé chez Rothschild »
  • ChiffreÀ son départ de Rothschild, Marc-Antoine disposait d'environ 80 000 € nets d'impôts d'épargne salariale bloquée, qu'il a pu débloquer au titre de la reprise d'une entreprise. 22:44« pas loin de 80 000 € net d'impôts que je pouvais débloquer sur certaines conditions et notamment la condition de reprise d'une entreprise »
  • ParcoursMarc-Antoine a travaillé dans une banque d'affaires qui conseillait de grandes entreprises européennes, notamment dans la tech, sur des dossiers non aboutis où Amazon envisageait de racheter des distributeurs français, dont un d'environ 500 magasins. 42:29« pour avoir travaillé dans une banque d'affaires qui conseillait des grosses boîtes européennes »
  • AnecdoteMarc-Antoine a failli aller au procès avec un affilié qui publiait des comparatifs et envoyait des e-mails à son audience pour l'inciter à quitter LearnyBox ; ils ont fini par trouver un accord. 1:03:00« on a failli y aller même quasiment au procès avec un mec. Finalement, on s'est mis d'accord. »
  • OpinionMarc-Antoine affirme que des affiliés de ses concurrents diffusent de fausses informations sur LearnyBox. 1:07:09« il y a plein d'affiliés de mes concurrents qui disent des énormes conneries sur LearnyBox »

Chiffres cités

ChiffreDe quoi il s'agitCité parMoment
1 milliard à 2,6 %Volume traité par LearnyPay et tarif à mettre en avant sur la landing pagen.c.2:45
8 %Frais de Whop dans le calculateur comparatif proposén.c.7:56
80 000 €Frais d'un concurrent sur 1 million d'euros encaissén.c.7:56
x2Majoration de prix dès qu'on parle de mariagen.c.10:26
1 000 $Montant versé par enfant né entre janvier 2025 et décembre 2028n.c.11:38
6 000 $ / 15 000 $ / 243 000 $Valeur simulée du compte sans contribution à 18, 27 et 55 ansn.c.11:38
5 000 $/anContribution familiale maximale en franchise d'impôtn.c.11:38
19 000 $ / 51 000 $Valeur simulée à 18 et 27 ans avec 250 $ par mois (chiffres lus à la volée)n.c.11:38
plusieurs milliardsContributions des familles Dell et Dalion.c.12:40
3,6 millionsNaissances par an aux États-Unisn.c.15:43
40 %Part des Américains sans un dollar d'épargne netten.c.18:55
13 millions $Capital à 55 ans avec 5 000 $ par an investis dès la naissancen.c.19:56
150 milliardsEncours du PER en France, dont la moitié provient des entreprisesn.c.21:58
environ 80 000 € netsÉpargne salariale de Marc-Antoine chez Rothschild, débloquée pour une reprise d'entrepriseMarc-Antoine22:44
environ 200 millionsDon de Bernard Arnault pour Notre-Dame, non défiscalisé selon un animateurn.c.24:43
1 millionSeuil à partir duquel Rémi veut coter sa société sur Euronext GrowthRémi27:22
2 ansDurée de détention ouvrant droit à la prime de fidélité d'Air Liquiden.c.27:54
3,6 milliards $/anPression acheteuse estimée des Trump Accountsn.c.28:38
2 000 $/moisSalaire d'un emploi chez Walmart, cité en exemplen.c.29:14
10 ans puis 17 ansÂge du fils d'un client de Rémi lors de son premier portefeuille, puis aujourd'huiRémi30:03
1,4 milliard (1,2 Md + 180 M d'earn-out)Prix du rachat de Vibe par Walmart (1,3 Md dans l'annonce du programme)Rémi31:41
4 ansDurée de maintien des dirigeants de VibeRémi31:41
2022Année de création de VibeRémi32:16
100 M d'ARRRevenu récurrent annuel récemment annoncé par VibeRémi32:49
1 milliard d'ARRObjectif de VibeRémi32:49
20 M de CA / 5 M d'EBITChiffres de la précédente société des fondateurs de VibeRémi34:37
7 M€ puis environ 20 MPrix de cession envisagé puis obtenu pour cette sociétéRémi35:18
1 %Part de la publicité dans le chiffre d'affaires de Walmartn.c.37:25
35 % puis 30 %Part des services dans le revenu d'Apple (estimations successives)n.c.40:28
environ 500Magasins d'un distributeur français qu'Amazon envisageait de racheterMarc-Antoine42:29
18 à 20 %Part du e-commerce dans le chiffre d'affaires de Walmartn.c.44:10
1,6 %Part du PIB mondial traitée par Stripen.c.44:10
15 millions en 7 joursChiffre d'affaires d'un ami dropshippern.c.44:41
5 000 €/moisDépenses cumulées des animateurs chez Amazon (AWS), au minimumn.c.47:42
12 Md (2019) puis 68 Md (2025)Chiffre d'affaires publicitaire d'Amazonn.c.47:42
environ 60 MdProfit de Meta citén.c.48:17
129 MdProfit de Google citén.c.48:17
52 000 $Amende maximale par faux témoignage selon la FTCRémi49:53
1,26 M$Settlement de Kim Kardashian pour une promotion crypto non déclaréeRémi50:38
96 %Part des publications sponsorisées non signalées sur TwitterRémi50:38
7 à 10 %Part des créateurs signalant un partenariat sur YouTube et PinterestRémi50:38
10 %Part des revenus de Meta liée aux arnaques et produits interdits, selon un rapport interne fuitéRémi50:38
15 milliards par jourPublicités frauduleuses vues par les utilisateurs de MetaRémi51:33
environ 2 000 $Prix d'une contre-enquête sur un journaliste par la start-up soutenue par Peter Thieln.c.56:01
2016Année de la chute de Gawker, selon les animateursn.c.58:01
200Influenceurs contrôlés par la DGCCRF l'année précédenteRémi1:00:04
40 questionsFormat de l'interview Legendn.c.1:13:21
90Somme évoquée pour le passage payant de Jean Arnault dans Legend Businessn.c.1:18:24
environ 2 000Prix d'achat de clubbourse.com par RémiRémi1:27:21
plus de 50 pagesPages de domaines affichées par Isma sur SquarespaceIsma1:28:11
15 k/anCoût de renouvellement des domaines d'IsmaIsma1:28:41
cinq chiffresPrix de chacun des trois domaines les plus chers d'ArnaudArnaud1:29:27
100 k à 500 kValeur estimée du domaine entrepreneurs.comn.c.1:29:58

Chiffres rapportés tels qu'énoncés dans l'émission, sans vérification indépendante.

Conseils

  1. Sur une landing page de paiement, nommer explicitement la cible (infopreneurs, coachs, consultants) : aucun concurrent ne le fait, ce qui permet de se différencier de Stripe. (Isma) 4:54
  2. Remplacer une accroche générique par une proposition de valeur chiffrée (« un milliard traité à 2,6 % ») accompagnée d'un compteur de paiements en temps réel ou d'un simulateur. 3:19
  3. Montrer l'équipe, notamment le customer success, pour humaniser un processeur de paiement perçu comme impersonnel. 5:39
  4. Multiplier les pages de réassurance (fondateur, conformité, vision, setup technique, cas d'usage) : un footer riche est un gage de sérieux. 7:07
  5. Ajouter un calculateur comparant les frais des concurrents pour un même volume encaissé, puis présenter les fonctionnalités en bento grid. 7:56
  6. Pour le design, choisir un template sur un site de bento grids ou sur Dribbble et le donner à son IA. 9:15
  7. Mettre en place un PER d'entreprise : l'abondement est une charge déductible de l'impôt sur les sociétés et profite aux salariés, dirigeant et famille compris. (Rémi) 19:56
  8. Associer l'offre la plus chère à une attribution d'actions de l'entreprise pour soutenir le cours et faire des clients des ambassadeurs. (Rémi) 27:22
  9. Initier les enfants à l'investissement tôt avec un premier portefeuille d'actions qu'ils connaissent. (Rémi) 30:03
  10. Se demander qui gagne plus d'argent que soi avec ses propres leads, et monétiser son flux de prospects (par exemple via la publicité). 37:25
  11. Ne pas craindre surtout le régulateur : c'est en général un concurrent qui monte le dossier contre vous. 55:01
  12. En publicité comparative, comme pour un affilié, s'appuyer uniquement sur des faits et des statistiques objectifs et vérifiables. (Marc-Antoine) 1:07:09
  13. Face à une hypothèse de manipulation, toujours se demander combien cela coûterait. 1:16:07
  14. Vérifier les ancres et l'historique SEO d'un nom de domaine avant de l'acheter. (Rémi) 1:27:21
  15. Activer le renouvellement automatique de ses noms de domaine. 1:28:41

Recommandations

  • outilBento grids (sites d'exemples)Inspiration pour présenter les fonctionnalités de LearnyPay
  • outilDribbbleInspiration design pour la landing page
  • newsletterProf G Media (Scott Galloway), recommandé par RémiArticle sur la creator economy face à la régulation, utilisé comme source du sujet
  • autreLegend, épisode avec Bernard ArnaultInterview jugée « très cool » pour entendre Bernard Arnault parler de sa famille et de son groupe

Noms cités

Entreprises

  • LearnyPay : Processeur de paiement de LearnyBox, dont la landing page est critiquée
  • LearnyBox : Société de Marc-Antoine, visée par un affilié qui la dénigrait
  • Stripe : Slogan pris comme modèle ; traiterait 1,6 % du PIB mondial
  • Whop : Concurrent à 8 % de frais dans le calculateur proposé
  • Dribbble : Source d'inspiration pour le design
  • Rothschild & Co : Ancien employeur de Marc-Antoine ; titre parodique de landing page
  • L'Oréal : Exemple d'entreprise dont les salariés reçoivent des actions
  • TotalEnergies : Exemple d'entreprise dont les salariés reçoivent des actions (cité « Total »)
  • OpenAI : Exemple hypothétique de distribution d'actions pour soigner son image
  • Interactive Brokers : Courtier où des familles pourraient faire trader l'argent des enfants
  • Robinhood : Courtier cité dans la même crainte
  • BlackRock : Bénéficiaire probable via ses ETF
  • Euronext Growth : Marché où Rémi veut coter sa société
  • Air Liquide : Prime de fidélité en actions après deux ans de détention
  • Apple : Actions du premier portefeuille d'un enfant ; part des services dans le chiffre d'affaires
  • Kinetic Development Group : Mine de charbon en Mongolie cotée à Hong Kong, achetée par un jeune investisseur conseillé par Rémi
  • Vibe.co : Régie publicitaire de TV connectée fondée par deux Français, rachetée par Walmart
  • Walmart : Acquéreur de Vibe pour environ 1,4 Md
  • Vizio : Fabricant de téléviseurs racheté auparavant par Walmart
  • Amazon : Modèle de retail media ; envisageait de racheter des distributeurs français
  • Whole Foods : Chaîne rachetée par Amazon
  • AWS : Principal contributeur aux profits d'Amazon
  • Meta : Environ 60 Md de profit ; 10 % des revenus liés aux arnaques selon un rapport interne
  • Google : 129 Md de profit cités
  • The Family : Vidéos « Les barbares attaquent » sur la disruption
  • Auchan : Grande distribution qui a résisté au digital ; publicité comparative
  • Leclerc : Publicité comparative « qui est le moins cher »
  • Carrefour : Publicité comparative de la grande distribution
  • Prof G Media : Média de Scott Galloway, source de l'article sur la creator economy
  • Polymarket : Faux trades d'influenceurs, point de départ de l'article
  • FTC : Amendes pour faux témoignages depuis 2024
  • SEC : Gendarme boursier compétent dès qu'il s'agit de finance
  • Shopify : Retire les boutiques visées par un signalement DMCA en quelques minutes
  • Telegram : Plateforme permissive pour les casinos crypto
  • Gawker : Groupe de presse que Peter Thiel a fait tomber
  • ARPP : Autorité de régulation professionnelle de la publicité, émettrice du certificat de l'influence responsable
  • DGCCRF : 200 influenceurs contrôlés l'année précédente
  • Paris Investor Week : Événement créé par l'agence de marketing d'influence financière qui a conçu le certificat avec l'ARPP
  • Philip Morris : Ancien employeur d'un animateur (qualité, dossier ESG)
  • LVMH : Aurait racheté une société de détection des contrefaçons
  • Legend : Émission de Guillaume Pley qui a reçu Bernard Arnault
  • Legend Business : Format payant où Jean Arnault était passé
  • HugoDécrypte : Média qui a reçu Bill Gates
  • Louis Vuitton : Montres présentées par Jean Arnault dans Legend Business
  • Le Monde : Rédaction jugée bien plus coûteuse à contrôler qu'un créateur
  • Volvo : Marque citée dans un scénario hypothétique de chantage
  • École 42 : Réalisation tangible de Xavier Niel
  • Station F : Campus de start-up de Xavier Niel
  • BlaBlaCar : Société de Frédéric Mazzella
  • Olympique lyonnais : Premier club de football coté, selon les animateurs
  • Squarespace : Registraire où Isma consulte ses domaines

Personnalités

  • Donald Trump : Instigateur des Trump Accounts
  • Michael Dell : Sa famille a contribué aux Trump Accounts
  • Ray Dalio : Sa famille a contribué aux Trump Accounts
  • Bernard Arnault : Don pour Notre-Dame ; invité de Legend
  • Arthur Querou : Cofondateur de Vibe.co
  • Franck Le Ouay : Cofondateur de Vibe.co
  • MrBeast : Exemple de marque référencée chez Walmart (son chocolat)
  • Oussama Ammar : Associé aux vidéos « Les barbares attaquent » de The Family
  • Scott Galloway : Fondateur de Prof G Media
  • Kim Kardashian : Settlement de 1,26 M$ pour une promotion crypto non déclarée
  • Peter Thiel : Soutien d'une start-up qui contre-enquête sur les journalistes ; a fait tomber Gawker
  • Piers Morgan : Référence pour une extension Chrome visant les journalistes
  • Guillaume Pley : Animateur de Legend
  • François Ruffin : Auteur d'un film contre Bernard Arnault, critiqué dans l'interview
  • Nicolas Sarkozy : Référence (« à la Sarkozy ») pour une communication contrôlée
  • Bill Gates : Passé chez HugoDécrypte
  • Norman : Vidéaste cité dans une théorie présentée comme « conspirationniste » sur le contrôle des créateurs
  • Jean Arnault : Fils de Bernard Arnault, passé dans Legend Business
  • Xavier Niel : Image de patron « pirate » abîmée par Juan Branco
  • Juan Branco : Auteur de Crépuscule
  • Frédéric Mazzella : Fondateur de BlaBlaCar, souvent présent dans les médias
  • Marc Simoncini : Entrepreneur de « Qui veut être mon associé ? »
  • Jacques-Antoine Granjon : Entrepreneur moins présent médiatiquement
  • Jean-Michel Aulas : Présenté comme un « Tapie bis » ; échec à la mairie de Lyon
  • Bernard Tapie : Référence pour un patron qui prend la parole
  • Elon Musk : Patron américain omniprésent sur les réseaux
  • Mark Zuckerberg : Patron américain présent sur les réseaux
  • Dana White : Patron américain présent sur les réseaux
  • Sam Altman : Volontairement non mentionné, selon un animateur
  • Famille Mulliez : Grande fortune française qui ne s'exprime pas
  • Michel-Édouard Leclerc : Figure médiatique du groupement Leclerc, testée dans des sondages pour la présidentielle
  • Bonnie Blue : Créatrice évoquée pour un séjour en Indonésie

Produits et outils

Lieux

  • États-Unis : Trump Accounts ; marché de Vibe
  • France : PER, régulation de l'influence, patrons discrets
  • Suède : Abandon de la retraite par répartition dans les années 1990
  • Notre-Dame de Paris : Don de Bernard Arnault
  • Mongolie : Mine de charbon Kinetic
  • Hong Kong : Place de cotation de Kinetic
  • Îles Caïmans : Lieu d'incorporation de Kinetic
  • Indonésie : Séjour évoqué de Bonnie Blue
  • Andorre : Refuge de créateurs échappant aux règles françaises
  • Bali : Exemple de créateurs expatriés
  • Thaïlande : Exemple de créateurs expatriés
  • Estonie : Pays d'incorporation imaginé pour contourner la compétence française
  • Lyon : Mairie que Jean-Michel Aulas a tenté de conquérir
  • Belgique : Destination du train Paris-Belgique de l'anecdote de Bernard Arnault

Description officielle

_______

Écouter et lire