Mass Extract

Le rachat de LearnyBox expliqué, l'IA trade pour toi sur Robinhood et le Pape s'allie à Anthropic

Épisode 10 du podcast Mass Extract, diffusé le 31 mai 2026

Dixième épisode de Mass Extract, diffusé le 31 mai 2026 et enregistré sans Arnaud. Rémi, Isma et Marc-Antoine y commentent le témoignage d'une ex-employée de Meta qui peine à retrouver un poste, symptôme d'une remise à plat des salaires des cols blancs de la tech, puis le lancement par Robinhood de la possibilité de confier du trading à une IA, et le rapprochement entre le Vatican et Anthropic. La dernière partie, la plus longue, est consacrée au choix entre créer et racheter une entreprise. Marc-Antoine y raconte pour la première fois dans le podcast son parcours, du private equity à Rothschild, jusqu'au rachat en 2022 de LearnyBox, plateforme française de formation en ligne fondée par Lorenzo Pancino.

Sommaire

Résumé détaillé

L'épisode se déroule en l'absence d'Arnaud. Rémi présente le témoignage d'une ex-employée de Meta licenciée, qui pensait retrouver vite un poste grâce à son CV Big Tech et a découvert un marché brutalement différent ; elle s'est lancée sur Substack, dans le conseil et la création de contenu en public sur LinkedIn. Rémi en conclut que les diplômes protègent aujourd'hui moins du chômage qu'une audience. Marc-Antoine y voit surtout une remise à plat des attentes salariales, qui pourrait profiter aux start-up et aux entreprises autofinancées. Isma juge intenables des salaires de 370 000 dollars par an pour un développeur, alimentés par des start-up financées par du capital-risque qu'il qualifie d'« exit liquidity » pour les VC.

Marc-Antoine raconte que, passé d'une petite boutique de fusions-acquisitions à Rothschild, il faisait le même métier mais que ses e-mails obtenaient soudain des réponses grâce au nom de la banque. D'où une « fausse bonne idée » : recruter une star venue d'une grande banque (ou de Meta), qui perd l'écosystème qui la portait. Il compare la situation au football, où les stars tirent vers le haut les salaires des joueurs moyens. Rémi estime que les cols blancs seront désormais payés pour ce qu'ils savent orchestrer plutôt que pour ce qu'ils savent, et que les métiers essentiels (artisans, techniciens) reprennent de la valeur. Isma, qui dit avoir commencé à 14 ans comme apprenti cuisiniste frigoriste, chiffre le coût d'une équipe tech de dix personnes à la mode de la Silicon Valley pour montrer qu'elle impose de lever des fonds.

Le deuxième sujet porte sur Robinhood, qui permet aux particuliers de connecter une IA à leur compte pour trader automatiquement. Isma y voit une « recette pour le désastre », qui exploite la cupidité face à la concurrence de Polymarket ; il cite le précédent des magasins Amazon sans caisse, où des opérateurs en Inde auraient vérifié les achats. Un animateur rappelle que le trading algorithmique représente déjà environ 70 % des volumes aux États-Unis, mais qu'il est conçu par des spécialistes avec des infrastructures de précision. Rémi en tire une leçon produit : l'IA devient l'interface, et les logiciels doivent ouvrir leur API ; il prévoit de le faire d'ici 6 à 12 mois pour son Value Investing Screener. Marc-Antoine résume l'évolution du logiciel (tâches, copilote, puis autopilote) et prédit une régulation rapide.

Le troisième sujet, présenté comme un signal « civilisationnel », est le dialogue ouvert entre le Vatican et Anthropic. Un animateur rappelle qu'Anthropic s'est fâché avec le Pentagone et l'administration Trump en refusant de céder le contrôle total de ses modèles pour des armes létales, alors qu'OpenAI signait un partenariat avec le Pentagone, et que l'entreprise est valorisée 900 milliards. Les animateurs y voient un positionnement de marque (comparé au refus historique de BMW d'équiper des taxis, contrairement à Mercedes) et une IA qui devient une infrastructure comparable à l'électricité ou à internet. Un animateur, qui cite un ami ayant travaillé avec DeepMind chez Google à Berlin, juge l'opération purement marketing et compare les chercheurs en IA à Oppenheimer.

Dans le dernier chapitre, Marc-Antoine retrace son parcours. Étudiant en école de commerce, il rêvait de la Silicon Valley mais estimait ne pas avoir le tempérament d'un fondateur qui part de zéro ; il découvre qu'on peut racheter des entreprises et choisit le private equity pour apprendre et mettre de l'argent de côté. Il fait un premier stage dans un fonds à Lille, rejoint un fonds américain à Paris puis Rothschild à Paris. En une dizaine d'années de M&A, il dit avoir accompagné surtout des sociétés valorisées entre 20 et 400 millions, vendu une filiale de la SNCF à un prix négatif (moins 3 millions d'euros) et participé à une introduction en bourse valorisée 4 milliards. Ses quatre ou cinq dernières années sont consacrées à la tech.

Après une négociation avortée pour racheter une entreprise du nautisme dans le sud de la France, il quitte Rothschild à la sortie du Covid, revient dans la région lyonnaise dont il est originaire, et analyse environ 150 PME en un an, avec ses économies de dix ans laissées sur un compte courant. Il tombe sur LearnyBox, qu'il qualifie d'« OVNI » : une PME SaaS française rentable, en croissance, qui n'avait jamais levé de fonds. Son fondateur, Lorenzo Pancino, ancien coach de prise de parole et ancien animateur radio, avait créé l'outil en 2012 pour son propre business de formation, faisant de LearnyBox, avec Kajabi et ClickFunnels, l'un des pionniers du secteur. Marc-Antoine dit être « tombé amoureux » de la boîte et de son fondateur. La négociation a connu des hauts et des bas. LearnyBox lui est parvenue par trois ou quatre canaux différents, dont un chasseur à qui il avait confié un mandat d'achat.

Marc-Antoine décrit l'après-rachat : il n'avait jamais dirigé d'entreprise, il lui a fallu un an et demi pour comprendre des métiers qu'il ne connaissait pas et trois ans pour reconstruire presque entièrement l'équipe en près de quatre ans, la difficulté étant de changer les habitudes. Il cite un mentor, patron d'un fonds de retournement (« si tu n'arrives pas à changer les gens, il faut changer de gens »), et se définit comme « chief common sense officer ». LearnyBox se présente aujourd'hui comme un outil tout-en-un (webinaire, e-learning, tunnels de vente, e-mail, facturation, encaissement via LearnyPay). Il discute avec des entreprises qu'il pourrait racheter ou dans lesquelles il pourrait investir pour résoudre d'autres problèmes de ses clients. Sa conclusion : d'abord construire quelque chose, ensuite racheter.

Les autres animateurs réagissent. Isma recommande LearnyPay, qui l'a sorti du « goulag » des processeurs de paiement à l'époque de Closing Mastery, et pousse Marc-Antoine à lancer une formation sur le rachat d'entreprise. Rémi dit ne plus créer d'entreprise de zéro et préférer l'« entrepreneuriat par composition » (cinq sociétés en deux ans, en joint-venture), pose la question « qui gagne plus d'argent que moi avec mes clients ? » et suggère à LearnyBox un roll-up de cabinets comptables sur le modèle de Kelly Partners. Isma, qui ne rachèterait pas, insiste sur le duo distribution et produit, et sur le risque de dette technique. Rémi révèle enfin qu'il vend via Dotmarket Imoscan, un outil de génération de leads immobiliers construit en deux ans en joint-venture, avec un EBE d'environ 400 000 euros pour une valorisation d'environ 1,4 million.

Chapitres

0:00Intro

Montage d'extraits de l'épisode : Marc-Antoine qui, venant de Rothschild, ne comprenait pas les vendeurs de formation et conseille désormais de « d'abord build, puis buy » ; Rémi et l'entrepreneuriat par composition ; Marc-Antoine sur ses e-mails chez Rothschild et l'introduction en bourse valorisée 4 milliards ; Isma sur ceux qui veulent mettre de l'IA partout ; Isma qui veut « du Mass Extract » sur une formation au rachat d'entreprise.

  • Teaser du rachat de LearnyBox, de l'entrepreneuriat par composition et de l'usage de l'IA dans les workflows.

1:56Au programme ce soir

Rémi (identifié par élimination : il donne la parole à Isma et présente Marc-Antoine) ouvre l'épisode en l'absence d'Arnaud et annonce les sujets : Meta et le marché des cols blancs, Robinhood et le trading par IA, la « bromance » entre le pape et Anthropic, et le choix entre créer et racheter une entreprise, grâce à Marc-Antoine, qui a racheté selon lui « un des plus gros CMS en France ».

  • Épisode à trois animateurs, sans Arnaud.
  • Quatre sujets : Meta et les cols blancs, Robinhood, le Vatican et Anthropic, créer ou racheter.

Interviennent : Rémi

2:57Mass Extract #1 : Meta vs futur des cols blancs

Rémi présente le témoignage d'une ex-employée de Meta licenciée lors d'une vague de suppressions liée à l'IA : elle pensait retrouver vite un poste grâce à son CV Big Tech, mais le marché avait changé. Elle reconnaît avoir sous-estimé la dégradation du marché des cols blancs et l'importance d'un plan financier immédiat, et se lance sur Substack, dans le conseil et la création de contenu en public sur LinkedIn. Marc-Antoine compare le « tampon » Meta à Google, Apple, BCG, Goldman Sachs ou Harvard et parle d'une remise à plat des attentes salariales plutôt que d'un profil devenu indésirable ; il y voit une opportunité pour les start-up, les scale-up et les entreprises autofinancées. Rémi note que les diplômes protègent désormais moins du chômage qu'une audience.

Isma juge un salaire de 370 000 dollars par an pour un développeur difficile à justifier : les start-up qui lèvent 50 à 100 millions avec 5 à 10 millions d'ARR ne sont pour lui ni des SaaS ni des concurrents, mais de l'« exit liquidity » pour les VC. Selon lui, ces salaires s'expliquent par les loyers de San Francisco (15 000 à 20 000 par mois) et la concurrence de Google, Tesla ou Anthropic, alors qu'un développeur en télétravail en Amérique du Sud coûterait environ 8 000 dollars. Il doute de l'autonomie de ces profils hors de leur écosystème (il faut un CPO, des QA) et dénonce le code de mauvaise qualité généré par l'IA.

Marc-Antoine, qui a commencé dans une boutique de M&A à Paris avant Rothschild, raconte que, chez Rothschild, ses e-mails obtenaient des réponses grâce au nom de la banque. Recruter une star d'une grande banque dans une petite structure est donc une fausse bonne idée, car elle perd l'écosystème qui la portait ; il en va de même pour un ex-Meta, ou pour qui copie les méthodes d'Alex Hormozi. Il compare la situation au football (Neymar, Mbappé, Cristiano Ronaldo, Messi), où les stars tirent vers le haut les salaires des joueurs moyens : il y aura toujours des « Cristiano Ronaldo de la tech » (Anthropic paierait quelqu'un 100 millions), mais on aura beaucoup moins besoin des autres. Il voit un gros potentiel dans l'aide à ces profils pour lancer des activités de conseil.

Rémi rappelle que lui et Marc-Antoine sont « à la base » des cols blancs. Il estime que ceux qui s'en sortiront seront payés pour ce qu'ils savent orchestrer, et qu'en période de transition les sociétés rémunèrent mieux les marchands, les artisans, les soignants et les techniciens. Selon lui, ses copains d'enfance qui posent des cuisines gagnent mieux leur vie que ses copains ingénieurs. Isma, qui dit avoir commencé ainsi, apprenti cuisiniste frigoriste à 14 ans, chiffre une équipe tech de dix personnes (quatre développeurs, trois QA, un manager, un architecte, un designer) à 15 000 à 18 000 dollars par mois et par personne, soit au moins 24 mois avant l'équilibre : cela impose de lever des fonds et rend le bootstrap difficile. Un animateur rappelle que les BSPCE servaient à compenser des salaires plus bas, en jouant sur l'espoir de gains, le côté « gambling » cher à Arnaud.

  • Une ex-employée de Meta n'a pas retrouvé rapidement de poste malgré son CV Big Tech.
  • Marc-Antoine parle d'une remise à plat des salaires, qui peut profiter aux start-up et aux entreprises autofinancées.
  • Rémi : les diplômes protègent aujourd'hui moins du chômage qu'une audience.
  • Isma : 370 000 dollars par an pour un développeur, intenable hors des start-up financées par du capital-risque.
  • Marc-Antoine : une star perd son efficacité hors de l'écosystème qui la portait (exemple de Rothschild).
  • Analogie avec le football : les stars tirent vers le haut les salaires des joueurs moyens.
  • Rémi : les cols blancs seront payés pour ce qu'ils orchestrent plutôt que pour ce qu'ils savent.
  • Isma chiffre une équipe tech de dix personnes à 15 000-18 000 dollars par mois chacune, soit 24 mois avant l'équilibre.

Interviennent : Rémi, Marc-Antoine, Isma

25:22Mass Extract #2 : Robinhood boosté à l'IA

Rémi présente la nouveauté de Robinhood : les particuliers peuvent connecter une IA à leur compte pour trader automatiquement. Il demande si l'on démocratise l'investissement ou si l'on automatise la spéculation, et si le vrai risque n'est pas l'illusion de compétence. Isma évoque une vidéo partagée dans le groupe privé des animateurs sur des IA qui mentent pour se protéger, parle de « recette pour le désastre » et ironise : l'IA n'arrive même pas à trouver de bons extraits pour les shorts du podcast, montés par Noah. Il cite le précédent des magasins Amazon sans caisse, où des opérateurs en Inde auraient vérifié les achats.

Un animateur rappelle que les algorithmes représentent déjà environ 70 % du trading aux États-Unis et un peu moins de 50 % en Europe (trading haute fréquence, Citadel), mais qu'ils sont conçus par des spécialistes, sur des serveurs proches des fibres optiques et avec des tests poussés. Un autre prédit que les seuls gagnants seront ceux qui vendront leur prompt (« J'ai branché Claude Code, je fais 1 million sans rien faire »), comme les quelques millionnaires de nas.com évoqués la semaine précédente. Isma pense que tout le monde le fera, par cupidité, et que Robinhood réagit à la perte de parts de marché face à Polymarket.

Rémi en tire un angle produit : l'IA devient l'interface, et les logiciels doivent ouvrir leur API ; il prévoit d'ouvrir d'ici 6 à 12 mois l'API de son Value Investing Screener pour qu'on puisse la brancher à Claude, ce qui oblige à repenser la monétisation. Isma note que l'on peut facturer à l'utilisateur (son cas), à la transaction (celui de Marc-Antoine) et désormais à l'usage via les MCP. Marc-Antoine confirme que LearnyBox travaille sur un MCP. Isma cite un dirigeant d'Intercom qui part de ce que l'IA sait faire aujourd'hui plutôt que du résultat rêvé. Marc-Antoine résume : le logiciel faisait des tâches, puis est devenu copilote, il doit maintenant être autopilote. Il note que personne ne pourrait faire les promesses de l'IA sans risquer la prison et prédit une régulation rapide, notamment en Europe.

  • Robinhood permet de confier du trading automatique à une IA.
  • Isma : « recette pour le désastre », exploitation de la cupidité face à la concurrence de Polymarket.
  • Le trading algorithmique représenterait environ 70 % des volumes aux États-Unis et un peu moins de 50 % en Europe.
  • Rémi veut ouvrir d'ici 6 à 12 mois l'API de son Value Investing Screener pour la connecter à Claude.
  • LearnyBox travaille sur un MCP.
  • Marc-Antoine : le logiciel passe de copilote à autopilote ; la régulation arrivera vite.

Interviennent : Rémi, Isma, Marc-Antoine

41:18Mass Extract #3 : La bromance entre le Pape et l'IA

Rémi présente le dialogue entre le Vatican et Anthropic comme un signal civilisationnel : l'IA quitte le monde de la tech pour celui des institutions permanentes. Un animateur rappelle qu'Anthropic s'est fâché avec le Pentagone et l'administration Trump en refusant de céder le contrôle total de ses modèles pour des armes létales, alors qu'OpenAI signait un partenariat avec le Pentagone, et s'est ainsi privé de marchés publics importants alors qu'il est valorisé 900 milliards. Un autre corrige : il s'agit des marchés de l'armée, refuser l'armée revenant à accepter tout le reste (santé, éducation).

Les animateurs y voient un positionnement de marque très bien joué : être celui à qui l'on fait confiance pour l'éducation ou la santé, comme BMW a toujours refusé d'équiper des taxis contrairement à Mercedes. Pour un animateur, l'IA devient une infrastructure comparable à l'électricité, à internet (qui a mis 40 ans à entrer dans des constitutions, notamment en Estonie) ou à la monnaie. Un autre, qui cite un ami ayant travaillé avec DeepMind chez Google à Berlin, décrit des chercheurs qui ne comprennent pas vraiment ce qu'ils construisent (image du trou noir dans la chambre, comparaison avec Oppenheimer) et juge l'opération purement marketing. Le chapitre se termine sur une plaisanterie sur le « MRR » de l'Église et sur l'idée que le Vatican cherche à rester pertinent.

  • Le Vatican a ouvert un dialogue avec Anthropic sur l'IA.
  • Anthropic a refusé de céder le contrôle de ses modèles pour des armes létales ; OpenAI a signé avec le Pentagone.
  • Valorisation d'Anthropic évoquée : 900 milliards.
  • Lecture « image de marque » : comparaison BMW et Mercedes sur le marché des taxis.
  • L'IA comme infrastructure civilisationnelle, adoptée bien plus vite qu'internet.

Interviennent : Rémi

51:34Mass Extract #4 : Créer vs racheter une boîte

Rémi demande à Marc-Antoine de raconter pour la première fois dans le podcast pourquoi et comment il a racheté LearnyBox. Marc-Antoine présente l'outil : créer, marketer, faire des tunnels de vente, de l'e-mailing et de la gestion de la relation client, vendre et encaisser via LearnyPay, un moyen de paiement « creator friendly », et surtout diffuser des formations. Isma dit avoir utilisé et recommander LearnyPay : avec Closing Mastery, il était dans le « goulag » des processeurs de paiement (200 bloqués sur Stripe), et LearnyPay a débloqué son activité, avec un KYC simple et une acceptation dans presque tous les pays sauf l'Iran et la Russie.

Marc-Antoine retrace son parcours. En école de commerce, à l'époque où Google, Apple et Facebook arrivaient en France, il rêvait de la Silicon Valley, mais se trouvait trop dans la réflexion et estimait ne pas avoir le tempérament d'un fondateur qui part de zéro ; il croyait aussi qu'il fallait un cofondateur. Il découvre qu'on peut racheter des entreprises et que le private equity permet d'apprendre la vie d'un dirigeant tout en gagnant bien sa vie. Premier stage dans un fonds à Lille, puis un fonds américain à Paris, du M&A, puis Rothschild à Paris : il dit avoir vendu une filiale de la SNCF à un prix négatif (moins 3 millions d'euros), levé 3 à 4 millions pour des start-up et participé à une introduction en bourse valorisée 4 milliards (levée d'environ 1 milliard). Sur une dizaine d'années, son cœur de métier était les sociétés valorisées entre 20 et 400 millions, dans tous les secteurs, avec une spécialisation tech les quatre ou cinq dernières années.

Dans un métier où l'on monte ou l'on sort (« up or out »), il voulait racheter une entreprise et organisait même avec deux amis de Rothschild un déjeuner hebdomadaire pour y réfléchir, qui n'a eu lieu que deux fois. Une discussion avec une entreprise du nautisme dans le sud, dont le dirigeant de 55 ans était prêt à la céder à lui, alors trentenaire, avec apport et levier bancaire, lui montre que c'est faisable. Il renonce à attendre le bonus suivant, qui n'aurait pas changé la taille de cible, quitte Rothschild à la sortie du Covid, revient dans la région lyonnaise et analyse environ 150 PME en un an, avec dix ans d'économies laissées sur un compte courant. LearnyBox, PME SaaS rentable, en croissance et jamais financée par des levées, créée en 2012 par Lorenzo Pancino (ancien coach de prise de parole et animateur radio), lui apparaît comme un « OVNI » à la croisée de ses deux passions : l'entrepreneuriat et la pédagogie. Il dit être « tombé amoureux » de la boîte et de son fondateur, et précise que plusieurs amis ont ensuite racheté des entreprises à leur tour (dont une pharmacie).

Isma pousse Marc-Antoine à créer une formation sur le rachat d'entreprise et Rémi promet de la relayer auprès de sa base d'ingénieurs en reconversion. Rémi dit ne plus créer d'entreprise de zéro : après la création, mieux vaut devenir « allocateur » et pratiquer l'« entrepreneuriat par composition » (ses cinq sociétés des deux dernières années, en apport d'industrie ou d'audience). Marc-Antoine juge que le business en ligne permet d'épargner en un ou deux ans ce qu'il a mis dix ans à accumuler en salariat, et qu'en France le levier bancaire est un atout. Il veut résoudre les autres problèmes de ses clients en rachetant des entreprises ou en investissant dedans plutôt qu'en tout développant ; Rémi parle de framework « build, buy and borrow » et suggère un roll-up de cabinets comptables (Kelly Partners). Isma, qui ne rachèterait pas, défend le duo distribution et produit (« si tu as un produit claqué, tu burnes ton network ») et pointe le risque de dette technique dans le rachat d'un SaaS.

Marc-Antoine résume : l'avantage du rachat est de ne pas partir de zéro, et c'est aussi son inconvénient (historique technique et relation client). Il a reconstruit presque toute l'équipe en trois ans sur près de quatre ; la difficulté était de changer les habitudes, d'où la formule de son mentor (« si tu n'arrives pas à changer les gens, il faut changer de gens ») et son rôle de « chief common sense officer ». Il avait confié un mandat d'achat à un chasseur, et LearnyBox lui est parvenue par trois ou quatre canaux. Rémi recommande Dotmarket, plateforme de rachat de business en ligne (de 10 000 euros à 3-5 millions), via laquelle il vend Imoscan : un outil de génération de leads immobiliers construit en deux ans en joint-venture, avec un EBE d'environ 400 000 euros pour une valorisation d'environ 1,4 million, finançable avec environ 300 000 euros d'apport. Isma conclut que la pratique du marketing donne un « sixième sens » pour repérer les entreprises sous-exploitées.

  • Marc-Antoine raconte pour la première fois dans le podcast le rachat de LearnyBox.
  • Parcours : école de commerce, stage dans un fonds à Lille, fonds américain à Paris, M&A, Rothschild à Paris.
  • Deals cités : vente d'une filiale de la SNCF à moins 3 millions d'euros, introduction en bourse valorisée 4 milliards.
  • Sortie de Rothschild après le Covid, retour dans la région lyonnaise, environ 150 PME analysées en un an.
  • LearnyBox : PME SaaS rentable, jamais financée par des levées, créée en 2012 par Lorenzo Pancino.
  • Équipe reconstruite presque entièrement en trois ans ; le plus dur est de changer les habitudes.
  • Marc-Antoine : d'abord créer, ensuite racheter ; Rémi : créer au début, puis devenir allocateur ; Isma : distribution et produit d'abord.
  • Rémi vend Imoscan via Dotmarket (EBE d'environ 400 000 euros, valorisation d'environ 1,4 million).

Interviennent : Marc-Antoine, Isma, Rémi

Débats

Pourquoi les ex-salariés de la Big Tech peinent-ils à retrouver un poste ?

  • Marc-AntoineLeurs attentes salariales vont être remises à plat, mais leurs profils restent intéressants pour les start-up et les entreprises autofinancées.
  • IsmaLeurs salaires étaient gonflés par l'argent des VC et les loyers de San Francisco ; hors de leur écosystème, ils ne sont pas forcément autonomes.
  • RémiLes cols blancs seront désormais payés pour ce qu'ils orchestrent ; une audience protège mieux qu'un diplôme.

Confier son trading à une IA chez Robinhood : démocratisation ou recette pour le désastre ?

  • IsmaRecette pour le désastre qui exploite la cupidité, mais tout le monde le fera.
  • Marc-AntoineLe logiciel devient autopilote, mais les régulateurs vont vite encadrer ces promesses.
  • RémiAu-delà du risque, la vraie leçon est que les produits doivent ouvrir leur API à l'IA.
  • Un animateurLe trading algorithmique existe déjà, mais conçu par des spécialistes avec des garde-fous ; les seuls gagnants seront les vendeurs de prompts.

Le rapprochement entre le Vatican et Anthropic est-il un vrai signal ou un coup de communication ?

  • Un animateurUn signal civilisationnel : l'IA devient une infrastructure comparable à l'électricité ou à internet.
  • Un animateurUn positionnement de marque très bien joué, comparable au refus de BMW d'équiper des taxis.
  • Un animateurDu pur branding destiné à faciliter l'adoption, alors que les chercheurs ne maîtrisent pas ce qu'ils construisent.

Vaut-il mieux créer ou racheter une entreprise ?

  • Marc-AntoineD'abord créer quelque chose qui génère du cash, puis racheter ; le rachat évite de partir de zéro, et c'est aussi son inconvénient.
  • RémiCréer au début, puis devenir allocateur via l'entrepreneuriat par composition et les joint-ventures ; il ne crée plus d'entreprise de zéro.
  • IsmaNi l'un ni l'autre par principe : l'essentiel est le réseau et un produit incroyable ; attention à la dette technique en rachetant un SaaS.

Citations

« Les diplômes nous protègent du chômage, mais aujourd'hui ils nous protègent moins du chômage qu'une audience. »
Rémi (attribution probable)5:57Rémi commente le témoignage de l'ex-employée de Meta.
« Pour moi c'est exit liquidity pour des VC. En fait, on va prendre l'argent des VC, on le met dans des développeurs. »
Isma (attribution probable)6:58Isma, interrogé par Rémi, sur les start-up qui paient 370 000 dollars par an leurs développeurs.
« Quand je suis arrivé chez Rothschild, je faisais le même métier qu'avant. Du jour au lendemain, j'envoyais un mail, les gens me répondaient parce que c'était marqué @rothschild. »
Marc-Antoine (attribution probable)12:22Sur la « fausse bonne idée » de recruter des stars issues de grandes institutions.
« De plus en plus, les cols blancs qui vont survivre seront rémunérés par rapport à ce qu'ils sont capables d'orchestrer. »
Rémi (attribution probable)19:25Rémi, s'adressant à Marc-Antoine, sur l'avenir des cols blancs.
« Pour exister demain, il faut que nos produits ouvrent leur API. »
Rémi31:55Rémi tire de l'annonce de Robinhood une leçon produit pour les éditeurs de logiciels.
« Avant, un soft il faisait des tâches, après on avait dit : ça va être un copilote. Et maintenant on dit : le logiciel doit être l'autopilote. »
Marc-Antoine (attribution probable)37:28Marc-Antoine revient sur Robinhood, Claude et l'ouverture des API.
« Comme quoi la régulation peut avoir aussi du bon. »
Marc-Antoine40:16Marc-Antoine prédit que les régulateurs boursiers encadreront vite le trading par IA.
« J'ai pas le tempérament du founder au sens partir de zéro et je vais trouver des solutions sur le tas. »
Marc-Antoine53:39Marc-Antoine explique pourquoi il a préféré racheter plutôt que créer.
« Je dis toujours d'ailleurs que je suis tombé amoureux à la fois de sa boîte et de lui. »
Marc-Antoine1:02:48À propos de Lorenzo Pancino, fondateur de LearnyBox.
« Aujourd'hui, si on me dit buy or build, je te dis d'abord build un truc et après buy quelque chose. »
Marc-Antoine1:04:05Marc-Antoine sur ce qu'il conseille désormais.
« Quand tu le fais pour les autres, c'est une chose, quand tu le fais pour toi, il faut avoir le cœur bien accroché. »
Marc-Antoine1:05:43Sur la négociation du rachat de LearnyBox, après des années de M&A pour le compte de clients.
« C'est très intéressant de passer du rôle de créateur à allocateur une fois que tu as les compétences. »
Rémi (attribution probable)1:12:13Rémi explique pourquoi il ne crée plus d'entreprise de zéro.
« Marc-Antoine, tu seras un excellent banquier d'affaires quand tu seras partenaire chez Rothschild. »
Marc-Antoine1:13:02Marc-Antoine rapporte la phrase d'un de ses patrons, qui a été un déclic : il se voyait entrepreneur, pas banquier d'affaires.
« Si tu as un produit claqué, tu burnes ton network. Et si tu as un network et tu as pas de produit, tu te prostitues et tu es un affilié. »
Isma1:20:55Isma, interrogé sur le fait de créer ou de racheter sa prochaine entreprise.
« Le gros avantage quand tu rachètes une boîte, c'est que tu pars pas de zéro. Le gros inconvénient quand tu rachètes une boîte, c'est que tu pars pas de zéro. »
Marc-Antoine (attribution probable)1:23:36Synthèse des avantages et inconvénients du rachat.
« Si tu n'arrives pas à changer les gens, il faut changer de gens. »
Marc-Antoine1:26:19Formule d'un mentor de Marc-Antoine, patron d'un fonds de retournement.

Ce que les animateurs racontent

Ce que chaque animateur raconte de son parcours, de ses entreprises et de ses habitudes au cours de l'épisode.

Arnaud

  • OpinionD'après Isma, Arnaud répète souvent que ceux qui finissent par gagner de l'argent dans l'écosystème tech sont les propriétaires immobiliers de San Francisco. 6:58« Comme dit Arnaud tout le temps, ce qui augmente le plus, ceux qui finissent par faire de l'argent, c'est les gars qui ont du real estate à SF »
  • OpinionLes autres animateurs rappellent le goût d'Arnaud, absent de l'épisode, pour la lecture « gambling » de l'économie. 23:29« on revient sur le côté gambling qu'adore Arnaud, même s'il est pas là »

Isma

  • OpinionIsma ne considère pas les start-up très financées par du capital-risque comme des concurrents : pour lui, ce sont des véhicules d'« exit liquidity » pour les VC, qui gonflent artificiellement les salaires des développeurs. 6:58« je les vois même pas comme de la compétition en fait »
  • ParcoursIsma dit avoir commencé à travailler à 14 ans comme apprenti cuisiniste frigoriste. 20:48« J'ai commencé comme ça en posant des [cuisines]. J'étais cuisiniste frigoriste, 14 ans, apprenti. »
  • AnecdoteIsma a partagé dans le groupe privé des animateurs une vidéo sur des IA qui mentent pour se protéger ; il juge le trading par IA de Robinhood comme une « recette pour le désastre » et ironise sur le fait que l'IA n'arrive toujours pas à trouver de bons extraits pour les shorts du podcast. 26:08« je trouve que cette recette pour le la recette pour le pour le désastre »
  • AnecdoteSelon Rémi, Isma avait « sorti son katana » la semaine précédente face à une actualité jugée absurde (nas.com). 27:08« Isma, la semaine dernière tu nous as sorti ton katana euh pour des nouvelles comme ça »
  • EntrepriseIsma indique qu'iClosed facture au nombre d'utilisateurs, alors que LearnyBox se rémunère à la transaction (Stripe ou checkout). 33:36« pour moi au nombre d'utilisateurs et pour Marc-Antoine à la transaction sur Stripe »
  • OpinionInspiré par un dirigeant d'Intercom, Isma estime qu'il faut partir de ce que l'IA sait faire aujourd'hui et l'appliquer à son ICP, plutôt que de plaquer de l'IA sur chaque étape d'un workflow rêvé, au risque de perdre six mois à reconstruire son infrastructure. 36:04« je vois beaucoup trop de personnes qui essaient de mettre de l'IA partout »
  • AnecdoteÀ l'époque de Closing Mastery, Isma était dans le « goulag » des processeurs de paiement (200 bloqués sur Stripe) ; passer sur LearnyPay a débloqué son activité. Il dit n'avoir jamais eu de problème avec et le recommande. 52:06« J'ai utilisé, je recommande LearnyPay »
  • EntrepriseIsma estime qu'il n'aurait pas pu créer iClosed sans le cash généré par Closing Mastery. 1:07:44« j'aurais pas pu faire iClosed sans closing mastery avec le cash que j'ai et le cash que j'ai déployé dedans »
  • ParcoursQuand Isma est entré sur le marché du closing (vers 2020-2021), une publicité YouTube bricolée, pleine de fautes d'orthographe, suffisait : arriver le premier sur un marché permet de « faire un carnage ». 1:09:44« si tu passes quelque part où personne est passé, tu fais un carnage »
  • ParcoursIsma a arrêté l'école à 14 ans et commencé la vente à cet âge, en apprenant sur le terrain (« you earn, you learn »), contrairement à Marc-Antoine, passé par l'école puis la grande entreprise. 1:14:03« J'ai arrêté l'école à 14 ans »
  • OpinionIsma ne recréerait ni ne rachèterait d'entreprise : l'essentiel est la distribution (le réseau) et un produit incroyable. Il utilise iClosed pour développer son réseau tout en apprenant à créer un bon produit. 1:20:55« moi j'utilise iClosed pour build mon network, pour expandre mon network euh tout en apprenant à créer un bon produit »
  • ConseilIsma met en garde contre la dette technique quand on rachète un SaaS : Marc-Antoine aurait pu « marcher sur une mine » en ouvrant le GitHub ; lors des cessions, les fonds passent jusqu'à six mois à auditer le code. 1:21:44« lorsque tu rachètes un SaaS, il y a tout tout le côté dette technique euh qui peut vraiment handicaper »
  • ParcoursIsma dit avoir commencé « from scratch », avec quelques milliers d'euros mis sur Facebook Ads sans avoir installé le pixel, puis avoir appris par itérations jusqu'à développer un « sixième sens du marketeur ». 1:31:40« c'est ce que j'appelle le 6e sens du marketeur »

Rémi

  • OpinionRémi estime qu'aujourd'hui une audience protège davantage du chômage qu'un diplôme, et que l'antifragilité d'une audience, longtemps vue comme un mythe de YouTube, se vérifie dans le monde réel. 5:57« les diplômes nous protègent du chômage mais aujourd'hui il nous protège moins du chômage qu'une audience »
  • ParcoursRémi se décrit, comme Marc-Antoine, comme un col blanc à l'origine. 19:25« Et toi comme moi Marc-Antoine fondamentalement enfin on est des cols blancs enfin en tout cas à la base »
  • VieSelon Rémi, ses amis d'enfance qui ont arrêté l'école à 14 ans et posent des cuisines gagnent mieux leur vie que ses amis ingénieurs. 20:16« mes copains d'enfance qui ont arrêté l'école à 14 ans et qui posent des cuisines gagnent bien mieux leur vie que mes copains ingénieurs »
  • EntrepriseRémi édite un outil, le Value Investing Screener, dont il prévoit d'ouvrir l'API d'ici 6 à 12 mois pour qu'on puisse le brancher à Claude, ce qui l'oblige à repenser la monétisation quand les utilisateurs passent par l'API plutôt que par le site. 31:55« il faut que demain sur un horizon de 6 à 12 mois, j'ouvre l'API de Value Investing Screener »
  • EntrepriseRémi dit avoir dans ses bases beaucoup d'ingénieurs qui réfléchissent à une reconversion entrepreneuriale, et propose de mettre en avant une éventuelle formation de Marc-Antoine sur le rachat d'entreprise. 1:10:18« c'est avec grand plaisir que je mettrai en avant un tes produits si tu en crées un »
  • EntrepriseRémi ne crée plus d'entreprise de zéro. Les cinq sociétés qu'il a lancées en deux ans relèvent de l'« entrepreneuriat par composition » : ni rachat ni création pure, mais un apport en industrie ou en audience sur les actifs d'autres personnes, selon une logique d'effectuation. 1:12:13« les cinq boîtes que j'ai créées sur ces deux dernières années, c'est des boîtes qui étaient pas totalement dans le rachat mais pas totalement dans la création non plus »
  • ConseilRémi se pose toujours la même question pour orienter ses décisions : « qui fait plus d'argent que moi avec mes clients ? ». Il parle de framework « build, buy and borrow » : une fois un actif consolidé, raisonner en allocation, equity, joint-ventures et partenariats. 1:18:25« c'est qui fait plus d'argent que moi avec mes clients »
  • ConseilRémi suggère à Marc-Antoine d'étudier Kelly Partners, groupe australien qui consolide des cabinets comptables, et d'envisager un roll-up de cabinets comptables à partir du portefeuille de clients entrepreneurs de LearnyBox. 1:19:57« tu pourrais complètement réfléchir à un rollup de cabinet comptable sur la base initiale d'un SaaS qui a un énorme carnet client d'entrepreneur »
  • EntrepriseRémi vend via Dotmarket Imoscan, outil rentable de génération de leads immobiliers construit en deux ans en joint-venture et volontairement immatriculé en France (seul marché de revente) alors qu'il vit à l'étranger. L'EBE est d'environ 400 000 euros pour une valorisation d'environ 1,4 million (3,5 fois l'EBE) ; des profils issus des grandes écoles s'y intéressent pour son potentiel B2B. 1:29:11« on est sur un EBE à 400000 »

Marc-Antoine

  • OpinionMarc-Antoine voit dans les difficultés des ex-employés de Meta une remise à plat des attentes salariales plutôt qu'un rejet de leur profil, qui pourrait profiter aux start-up, aux scale-up et aux entreprises autofinancées comme celles des animateurs. 4:14« il va peut-être y avoir un vrai rerating de ses expectations, de son salaire »
  • ParcoursMarc-Antoine a commencé dans une « boutique » de fusions-acquisitions à Paris, une petite structure, avant de rejoindre Rothschild. 12:22« j'ai vécu dans le monde de la finance à Paris et j'ai commencé dans une ce qu'on appelle une boutique »
  • AnecdoteEn arrivant chez Rothschild, Marc-Antoine faisait le même métier qu'avant, mais ses e-mails obtenaient soudain des réponses grâce au nom de la banque. Il en déduit qu'une star de grande banque recrutée par une petite boutique perd l'écosystème qui la portait. 12:22« Moi, je l'ai vécu chez Rothschild »
  • EntrepriseMarc-Antoine confirme que LearnyBox travaille sur un serveur MCP, avec de « super cas d'usage ». 34:37« Ouais, ouais, ouais. On a des super cas d'usage. »
  • OpinionMarc-Antoine prédit que les régulateurs boursiers, américains comme européens, encadreront vite le trading par IA. 40:16« comme quoi la régulation peut avoir aussi du bon »
  • EntrepriseMarc-Antoine présente LearnyBox comme un outil pour créer, marketer, faire des tunnels de vente, de l'e-mailing et de la gestion de la relation client, vendre et encaisser, avec au centre la diffusion de formations et LearnyPay, son moyen de paiement « creator friendly ». 52:06« learning pay qui est notre moyen de paiement créateur friendly »
  • ParcoursÉtudiant en école de commerce, Marc-Antoine rêvait de la Silicon Valley et avait plein d'idées de business, mais réfléchissait trop aux blocages à venir. Il en a conclu qu'il n'avait pas le tempérament d'un fondateur qui part de zéro, et pensait aussi qu'il fallait un cofondateur. 53:39« j'ai pas le tempérament du Funder au sens euh partir de zéro »
  • ParcoursPendant ses études, Marc-Antoine découvre qu'on peut racheter des entreprises. Faute d'argent et d'expérience de gestion, il choisit le private equity pour côtoyer des dirigeants, apprendre à acheter des entreprises et gagner de quoi le faire un jour pour lui. 55:11« Et donc si tu fais ça un certain nombre d'années, tu vas gagner du fric, tu vas savoir acheter des boîtes et ensuite bah je pourrais le faire pour moi »
  • ParcoursMarc-Antoine a d'abord travaillé dans des fonds de private equity, puis en fusions-acquisitions (achats, cessions, levées de fonds, introductions en bourse), notamment chez Rothschild. 56:04« je suis parti faire du ce qu'on appelle du private equity dans les fonds. Ensuite je je suis allé faire de la fusion acquisition »
  • ChiffreLa plus petite cession de Marc-Antoine a été une filiale de la SNCF vendue à un prix négatif (moins 3 millions d'euros) ; il a aussi levé 3 à 4 millions pour des start-up. Parmi ses plus gros deals, une introduction en bourse valorisée 4 milliards avec une levée d'environ 1 milliard (société transcrite « VH »). 56:35« la boîte la plus petite que j'ai vendu, je l'ai vendu moins 3 millions d'euros »
  • ParcoursPendant une dizaine d'années, le cœur de métier de Marc-Antoine a été d'accompagner des sociétés valorisées entre 20 et 400 millions, dans tous les secteurs (industrie, paysagisme...), avec une spécialisation tech les quatre ou cinq dernières années. 57:36« le principal de mon métier c'était quand même d'accompagner des boîtes entre 20 et 400 millions »
  • ParcoursMarc-Antoine a fait son premier stage dans un fonds à Lille, puis travaillé dans un fonds américain à Paris, avant Rothschild à Paris. 58:20« j'ai fait mon premier stage dans un fond à Lille, après je suis allé à Paris dans un fond américain »
  • AnecdoteChez Rothschild, où tout se passait bien, Marc-Antoine poussait ses collègues à racheter une entreprise ; il avait même fixé avec deux amis un déjeuner chaque lundi pendant un an pour en parler, mais il n'a eu lieu que deux fois. 58:20« j'avais même mis un rendez-vous avec deux potes pendant 1 an, une fois par semaine »
  • AnecdoteMarc-Antoine a négocié avec une entreprise du nautisme dans le sud de la France, dont le dirigeant de 55 ans était prêt à la lui céder, alors qu'il avait une petite trentaine d'années, avec son apport et un levier bancaire. Cela lui a prouvé que son projet était réalisable. 59:20« C'était un mec qui un dirigeant qui avait 55 ans. Il était prêt à me céder à moi euh une petite trentaine d'années »
  • OpinionMarc-Antoine a renoncé à attendre un bonus de plus : un an de plus n'aurait pas changé la taille d'entreprise qu'il pouvait racheter, il aurait fallu attendre dix ans. 1:00:21« si j'attends un an de plus, est-ce que ça va changer la phase de la de enfin le type de boîte que je vais pouvoir acheter ? La réponse était non »
  • ParcoursÀ la sortie du Covid, Marc-Antoine quitte Rothschild et revient à Lyon, sa région d'origine, pour chercher une entreprise à racheter. Il passe environ un an à rencontrer et analyser quelque 150 PME, en se voyant comme un « mini fonds d'investissement » à la recherche d'un produit. 1:01:03« je quitte Rothschild et je cherche je rentre à Lyon puisque je suis de la région lyonnaise »
  • VieMarc-Antoine avait laissé sur son compte courant l'argent épargné en dix ans, sans jamais l'investir, et avait prévenu ses conseillers en gestion de patrimoine qu'il servirait d'apport pour racheter une entreprise. 1:01:03« j'avais tout laissé sur mon compte courant. J'avais jamais investi »
  • EntrepriseMarc-Antoine décrit LearnyBox au moment du rachat comme un « OVNI » : une PME SaaS française rentable et en croissance, jamais financée par des levées, créée non par un fondateur de start-up mais par quelqu'un qui voulait résoudre son propre problème et n'avait jamais prévu de vendre. 1:02:03« c'était une boîte TPE PME techno SaaS en croissance très rentable [...] qui n'avait jamais levé de fond »
  • EntrepriseLorenzo Pancino, fondateur de LearnyBox, ancien coach de prise de parole et ancien animateur radio, a créé en 2012 un outil tout-en-un (marketing, vente, automatisation, cours en ligne, webinaire intégré) pour son propre business de formation. Marc-Antoine dit être tombé amoureux de la boîte et de lui. 1:02:48« je suis tombé amoureux à la fois de sa boîte et de lui »
  • OpinionPour Marc-Antoine, Kajabi, ClickFunnels et LearnyBox comptent parmi les pionniers du secteur ; aux débuts de l'infoprenariat en France, un webinaire pouvait rapporter un million d'euros, sans sophistication. Il dit ne pas aimer le terme « infoprenariat ». 1:03:35« L'infoprenariat qui est un terme que moi je personnellement j'aime pas du tout »
  • OpinionVenant de Rothschild, Marc-Antoine ne comprenait pas les vendeurs de formation et se méfiait de ceux qui vendent une méthode d'investissement immobilier (pourquoi l'enseigner plutôt que l'appliquer ?) ; il dit aujourd'hui comprendre le concept et conseille de « d'abord build, puis buy ». 1:04:05« si on me dit buy or build, je te dis d'abord build un truc et après buy quelque chose »
  • VieMarc-Antoine a toujours adoré l'immobilier sans jamais avoir franchi le pas. 1:05:00« j'ai toujours adoré l'immobilier mais je suis jamais passé le pas »
  • EntrepriseLearnyBox se trouve selon Marc-Antoine à la croisée de ses deux passions : l'entrepreneuriat (solopreneurs, créateurs, indépendants) et la pédagogie, c'est-à-dire la numérisation du savoir. La négociation du rachat a connu des hauts et des bas, et son idée d'il y a dix ans s'est réalisée. 1:05:43« c'était une boîte à la croisée de deux trucs qui qui m'animaient, qui me passionnaient »
  • AnecdoteAprès le rachat, plusieurs amis de Marc-Antoine se sont lancés : l'un a quitté un fonds pour racheter des entreprises, un autre essaie, un troisième a racheté une pharmacie. 1:06:44« J'en ai un troisième qui voulait entreprendre depuis un moment, il a racheté une pharmacie »
  • OpinionOn pousse Marc-Antoine depuis trois ans à créer une formation sur le rachat d'entreprise ; il refuse pour l'instant afin de rester concentré, tout en jugeant que cela arrivera sûrement un jour. 1:07:44« 3 ans que je lui dis non, je me focus. Ça arrivera certainement un jour »
  • ConseilMarc-Antoine répète à tous ses clients que, pour réussir aujourd'hui, il faut être sophistiqué ou passer là où personne n'est passé. 1:08:44« je le dis à tous mes clients, faut être sophistiqué ou faut être passé là où personne n'est passé »
  • AnecdoteUn patron de Marc-Antoine lui a dit qu'il serait un excellent banquier d'affaires une fois associé chez Rothschild ; il a répondu qu'il voulait être entrepreneur, et ce fut l'un de ses déclics. 1:13:02« Mais je suis pas banquier d'affaires, moi je veux être un entrepreneur en fait »
  • ChiffreMarc-Antoine a fait dix ans de salariat pour mettre de l'argent de côté : beaucoup pour le commun des mortels, mais l'équivalent d'un ou deux ans de cash-flow pour un infopreneur qui marche bien. 1:14:03« moi j'ai fait 10 ans de salariat pour pour mettre un petit peu d'argent de côté »
  • EntrepriseMarc-Antoine présente LearnyBox comme quasiment l'outil le plus complet du marché (webinaire, e-learning, tunnels de vente, e-mail, facturation, encaissement). Pour résoudre d'autres problèmes de ses clients, il discute en ce moment avec des entreprises qu'il pourrait racheter ou dans lesquelles il pourrait investir, plutôt que de tout développer. 1:16:27« te racheter ou investir chez toi, prendre une participation parce que toi tu résous ce problème là, ça c'est vachement intéressant »
  • OpinionMarc-Antoine estime que la France n'est pas un paradis fiscal, mais qu'une activité française qui génère du cash ouvre l'accès au levier bancaire, impossible à obtenir depuis Dubaï ou d'autres pays. 1:15:46« la France c'est pas un paradis fiscal »
  • EntrepriseLearnyBox gère une partie de la comptabilité de ses clients, y compris les particularités de TVA propres à la formation, ce que « personne ne fait » selon les animateurs. 1:18:56« Ouais tout à fait. Et que personne fait. »
  • EntrepriseEn près de quatre ans à la tête de LearnyBox, Marc-Antoine a reconstruit presque entièrement l'équipe, en trois ans. Le plus difficile n'était pas la vision, sur laquelle tout le monde se disait d'accord, mais le changement des habitudes et des façons de travailler. 1:24:45« J'ai reconstruit complètement une équipe en là, ça fait bientôt 4 ans, il m'a fallu 3 ans pour reconstruire quasiment entièrement »
  • ParcoursAvant LearnyBox, Marc-Antoine n'avait jamais été entrepreneur ni dirigé d'entreprise. Il lui a fallu un an et demi pour s'adapter à un secteur et à des métiers (développeurs, designers, support, commerciaux, administratif) qu'il ne connaissait pas, alors qu'en banque d'affaires il encadrait des juniors qui faisaient son ancien métier. 1:26:19« moi j'avais jamais été entrepreneur, j'avais jamais dirigé une boîte »
  • AnecdoteMarc-Antoine cite un mentor, patron d'un fonds qui rachetait des entreprises en restructuration, et se définit comme « chief common sense officer » : il ne sait pas faire le métier de chacun, mais voit quand c'est mal fait. 1:27:04« Je sais pas faire ton métier mais par contre là je sais que tu fais pas bien les choses »
  • AnecdotePour trouver sa cible, Marc-Antoine avait engagé un chasseur spécialisé et confié un mandat d'achat, comme on le ferait avec un agent immobilier. LearnyBox lui est parvenue par trois ou quatre canaux différents, ce qu'il a pris pour un signal. 1:30:40« le jour où LearnyBox est sorti c'est arrivé euh à trois de quatre ou quatre manières différentes. Donc c'était un signal »

Chiffres cités

ChiffreDe quoi il s'agitCité parMoment
370 000 $/anSalaire d'un développeur évoqué dans le témoignage de l'ex-employée de MetaIsma5:57
50-100 M levés pour 5-10 M d'ARRProfil des start-up financées par du capital-risque qui paient ces salairesn.c.5:57
15-20 K/moisLoyer minimum à San Francisco selon IsmaIsma7:59
8 000 $Salaire d'un développeur en télétravail en Amérique du Sud (période non audible)Isma7:59
100 MSalaire qu'Anthropic paierait à un profil starMarc-Antoine18:25
10 personnesÉquipe tech minimale (4 développeurs, 3 QA, manager, architecte, designer)Isma20:48
15-18 K$/moisSalaire médian par membre d'une telle équipeIsma21:52
24 moisDélai minimum avant l'équilibre pour une telle équipeIsma21:52
100-200 K/an contre 50 KSalaire en grand groupe contre salaire en start-up compensé par des BSPCEn.c.23:29
70 % (US), < 50 % (Europe)Part du trading réalisée par des algorithmes, selon un animateurn.c.27:51
6 à 12 moisHorizon d'ouverture de l'API du Value Investing ScreenerRémi31:55
900 MdValorisation d'Anthropic évoquéen.c.42:19
40 ansTemps mis par internet pour s'imposer et entrer dans des constitutionsn.c.45:20
200Montant bloqué par Stripe à Isma à l'époque de Closing Mastery (unité non précisée, probablement des milliers)Isma53:07
- 3 M€Prix de vente négatif d'une filiale de la SNCF cédée par Marc-AntoineMarc-Antoine56:35
3-4 MLevées réalisées par Marc-Antoine pour des start-upMarc-Antoine56:35
4 Md€ de valorisation, ~1 Md levéIntroduction en bourse parmi les plus gros deals de Marc-AntoineMarc-Antoine56:35
20-400 MFourchette de valorisation des sociétés accompagnées par Marc-Antoine (« sweet spot »)Marc-Antoine57:36
~10 ansDurée de la carrière de Marc-Antoine en financeMarc-Antoine56:35
4-5 ansDernières années de Marc-Antoine en banque d'affaires, spécialisées dans la techMarc-Antoine57:36
1 an, 1 déjeuner par semaineRendez-vous fixé avec deux amis de Rothschild pour préparer un rachat, tenu deux fois seulementMarc-Antoine59:20
55 ansÂge du dirigeant de l'entreprise du nautisme prêt à céder à Marc-Antoine, alors trentenaireMarc-Antoine59:20
~150 PMEEntreprises rencontrées et analysées par Marc-Antoine en environ un anMarc-Antoine1:01:03
2012Année de création de LearnyBox par Lorenzo PancinoMarc-Antoine1:02:48
1 M€Ce que pouvait rapporter un seul webinaire aux débuts de l'infoprenariat en FranceMarc-Antoine1:04:05
3 ansDurée pendant laquelle on pousse Marc-Antoine à créer une formation sur le rachatMarc-Antoine1:07:44
100-200 K/moisCash net supplémentaire qu'une formation pourrait rapporter selon IsmaIsma1:08:44
5 sociétés en 2 ansEntreprises créées par Rémi par « composition »Rémi1:12:13
10 ans de salariat = 1-2 ans de cash-flowComparaison de Marc-Antoine entre son épargne et le cash-flow d'un bon infopreneurMarc-Antoine1:14:03
14 ansÂge auquel Isma a arrêté l'école et commencé la venteIsma1:14:03
6 moisDurée d'audit du code par les fonds lors d'une cession de SaaS selon IsmaIsma1:22:36
18 moisDurée d'une refonte complète du back-end selon IsmaIsma1:22:36
~4 ansAncienneté de Marc-Antoine à la tête de LearnyBoxMarc-Antoine1:24:45
3 ansTemps mis par Marc-Antoine pour reconstruire presque entièrement l'équipeMarc-Antoine1:24:45
1 an et demiTemps d'adaptation de Marc-Antoine à un secteur et à des métiers qu'il ne connaissait pasMarc-Antoine1:26:19
< 10 000 (10-20 K)Prix d'un site e-commerce racheté par un ami de Rémi en Estonie, qu'il a fait décollerRémi1:27:37
10 K€ à 3-5 MFourchette de prix des business en ligne à vendre sur DotmarketRémi1:27:37
EBE ~400 K€Excédent brut d'exploitation d'ImoscanRémi1:29:11
~1,4 M€ (3,5x l'EBE)Valorisation d'ImoscanRémi1:29:11
50-100 €Prix habituel d'un lead immobilier pour les assureursRémi1:29:11
1-1,2 M€ de prêt, ~300 K€ d'apportFinancement bancaire possible pour racheter Imoscann.c.1:30:40

Chiffres rapportés tels qu'énoncés dans l'émission, sans vérification indépendante.

Conseils

  1. Ne pas recruter une star issue d'une grande institution en espérant qu'elle reproduise seule ses résultats : elle perd l'écosystème qui la portait. (Marc-Antoine) 13:22
  2. Ex-salariés de la tech : construire une marque personnelle et une audience, qui protègent davantage qu'un diplôme. (Rémi) 5:57
  3. Ouvrir l'API de son logiciel pour qu'il soit utilisable depuis une IA (Claude, MCP) et repenser la monétisation en conséquence. (Rémi) 31:55
  4. Partir de ce que l'IA sait réellement faire aujourd'hui et l'appliquer à son ICP, plutôt que de plaquer de l'IA sur chaque étape d'un workflow. (Isma) 36:04
  5. Face aux promesses de l'IA, flairer l'arnaque et chercher à en tirer parti plutôt que d'en être le dindon de la farce. 40:16
  6. D'abord construire une activité qui génère du cash, ensuite racheter. (Marc-Antoine) 1:04:05
  7. Créer au début, quand on n'a ni capital ni compétences, puis devenir allocateur (entrepreneuriat par composition, joint-ventures, apport en industrie ou en audience). (Rémi) 1:12:13
  8. Se demander « qui gagne plus d'argent que moi avec mes clients ? » pour identifier les partenariats, rachats ou prises de participation pertinents. (Rémi) 1:18:25
  9. Plutôt que de développer soi-même chaque fonctionnalité, racheter ou prendre une participation dans les entreprises qui résolvent les autres problèmes de ses clients. (Marc-Antoine) 1:17:24
  10. Utiliser le levier bancaire qu'offre une activité française génératrice de cash pour racheter des entreprises. (Marc-Antoine) 1:15:46
  11. Avant de racheter un SaaS, auditer la dette technique. (Isma) 1:21:44
  12. Après un rachat, s'assurer très vite d'être entouré de personnes qui veulent aller dans la même direction ; si l'on n'arrive pas à changer les gens, changer de gens. (Marc-Antoine) 1:27:37
  13. Pour trouver une cible, confier un mandat d'achat à un chasseur spécialisé et multiplier les canaux ; une entreprise qui revient par plusieurs canaux est un signal. (Marc-Antoine) 1:30:40
  14. Pour débuter dans le rachat, chercher de petits business en ligne sur des plateformes comme Dotmarket. (Rémi) 1:27:37
  15. Immatriculer une entreprise destinée à être revendue dans le pays de ses acheteurs potentiels, pour qu'ils puissent financer le rachat par un levier bancaire. (Rémi) 1:30:02
  16. Les marketeurs du web peuvent racheter des entreprises traditionnelles sous-exploitées et y appliquer leurs méthodes. (Isma) 1:32:41

Recommandations

  • outilLearnyPay, recommandé par IsmaMoyen de paiement de LearnyBox qui a débloqué l'activité d'Isma au temps de Closing Mastery.
  • outilDotmarket, recommandé par RémiPlateforme de rachat de business en ligne, de 10 000 euros à 3-5 millions.
  • autreKelly Partners, recommandé par RémiCas d'école de roll-up de cabinets comptables à étudier.
  • autreInterview d'un dirigeant d'Intercom, recommandé par IsmaSur la façon de partir de ce que l'IA permet aujourd'hui (source transcrite « Montbêche », non identifiée).

Noms cités

Entreprises

  • Meta : Une ex-employée licenciée témoigne de ses difficultés à retrouver un poste.
  • Google : Exemple de « tampon » prestigieux sur un CV ; un ami d'un animateur y a travaillé avec DeepMind à Berlin.
  • Apple : Exemple de « tampon » prestigieux sur un CV.
  • BCG : Exemple de « tampon » prestigieux sur un CV.
  • Goldman Sachs : Exemple de grande banque dont les stars perdent leur efficacité dans une petite boutique.
  • Morgan Stanley : Cité parmi les grandes banques américaines.
  • Merrill Lynch : Cité parmi les grandes banques américaines.
  • Rothschild & Co : Ancien employeur de Marc-Antoine (Paris).
  • Tesla : Concurrent pour les talents à San Francisco.
  • Anthropic : Dialogue avec le Vatican ; refus de céder le contrôle de ses modèles pour des armes létales ; valorisation évoquée de 900 milliards.
  • OpenAI : A signé un partenariat stratégique avec le Pentagone.
  • Uber : Dirait ne toujours pas voir de résultats de l'IA.
  • Substack : Plateforme choisie par l'ex-employée de Meta.
  • LinkedIn : L'ex-employée de Meta y construit sa marque en public.
  • Robinhood : Permet de connecter une IA à son compte pour trader automatiquement.
  • Polymarket : Concurrent qui ferait perdre des parts de marché à Robinhood selon Isma.
  • Citadel : Fonds réputé pour le trading algorithmique.
  • Amazon : Magasins sans caisse dont la reconnaissance aurait reposé sur des opérateurs en Inde.
  • Intercom : Un dirigeant y défend l'idée de partir de ce que l'IA sait faire aujourd'hui (produit Fin).
  • AWS : Exemple d'infrastructure « concrète ».
  • Mercedes : A toujours équipé des taxis, contrairement à BMW.
  • BMW : A toujours refusé le marché des taxis pour son image de marque.
  • DeepMind : Laboratoire d'IA de Google avec lequel a travaillé un ami d'un animateur.
  • LearnyBox : Plateforme française de formation en ligne tout-en-un, fondée en 2012 par Lorenzo Pancino et rachetée par Marc-Antoine.
  • SNCF : Une de ses filiales a été vendue à un prix négatif (moins 3 millions d'euros) par Marc-Antoine.
  • Stripe : Aurait bloqué 200 à Isma à l'époque de Closing Mastery.
  • Closing Mastery : Ancienne activité d'Isma, dont le cash a financé iClosed.
  • iClosed : SaaS d'Isma, facturé au nombre d'utilisateurs.
  • Kajabi : Cité parmi les pionniers des plateformes de formation.
  • ClickFunnels : Cité parmi les pionniers (vers 2011-2012 selon un animateur).
  • Legalstart : Plateforme juridique qui aurait créé un cabinet d'expertise comptable pour monétiser ses clients dans la durée.
  • LegalPlace : Plateforme juridique citée avec Legalstart.
  • Dougs : Cabinet comptable en ligne jugé inadapté aux complexités de TVA de la formation.
  • Kelly Partners : Groupe australien cité comme cas d'école de roll-up de cabinets comptables.
  • Dotmarket : Plateforme et boutique de M&A pour business en ligne (de 10 000 euros à 3-5 millions) via laquelle Rémi vend Imoscan.
  • Imoscan : Outil de génération de leads immobiliers mis en vente par Rémi (orthographe incertaine).
  • Pentagone : Département américain de la Défense, en conflit avec Anthropic.
  • Vatican : A ouvert un dialogue avec Anthropic sur l'IA.

Personnalités

  • Lorenzo Pancino : Fondateur de LearnyBox (2012), ancien coach de prise de parole et ancien animateur radio.
  • Alex Hormozi : Ses méthodes ne seraient pas toutes reproductibles.
  • Neymar : Exemple de footballeur star.
  • Kylian Mbappé : Exemple de footballeur star.
  • Cristiano Ronaldo : Image des stars de la tech qui valent toujours plus cher.
  • Lionel Messi : Exemple de footballeur star.
  • Sam Altman : Défendrait l'idée de construire sur ce que permettront les modèles de demain.
  • Donald Trump : Son administration aurait écarté Anthropic du Pentagone.
  • Le pape : Le Vatican s'est rapproché d'Anthropic ; non nommé dans l'épisode.
  • Robert Oppenheimer : Comparaison avec les chercheurs en IA dotés d'un budget illimité.
  • Noah : Monteur du podcast.
  • Gin Jourdan : Fondateur de Dotmarket, ami de Rémi (orthographe incertaine).
  • Arnaud : Animateur absent de l'épisode, plusieurs fois cité.

Produits et outils

  • LearnyPay : Moyen de paiement « creator friendly » de LearnyBox, recommandé par Isma.
  • Value Investing Screener : Outil de Rémi dont il prévoit d'ouvrir l'API.
  • Claude : Modèle d'Anthropic qu'on pourrait connecter à Robinhood ou aux API des logiciels.
  • Claude Code : Évoqué comme interface du futur pour piloter les logiciels.
  • Fin (Intercom) : Agent IA d'Intercom, exemple de modèle économique transformé par l'IA.
  • MCP : Protocole de connexion des outils à l'IA ; LearnyBox y travaille.
  • ClickUp : Outil dont les données peuvent être exploitées via MCP.
  • Notion : Outil dont les données peuvent être exploitées via MCP.
  • Google Drive : Outil dont les données peuvent être exploitées via MCP.
  • Facebook Ads : Point de départ typique des entrepreneurs en ligne selon Isma.
  • BSPCE : Bons de souscription de parts de créateur d'entreprise, utilisés pour compenser des salaires plus bas.

Lieux

  • San Francisco : Loyers de 15 000 à 20 000 par mois qui expliquent les salaires des développeurs.
  • Amérique du Sud : Développeurs en télétravail moins chers.
  • Inde : Opérateurs derrière les magasins Amazon sans caisse.
  • Estonie : Internet y est inscrit dans la constitution ; un ami de Rémi y a racheté un site e-commerce.
  • Berlin : Bureau de Google où travaillait l'ami d'un animateur.
  • Lille : Premier stage de Marc-Antoine dans un fonds.
  • Paris : Fonds américain puis Rothschild pour Marc-Antoine.
  • Lyon : Région d'origine de Marc-Antoine, où il est revenu après Rothschild.
  • Sud de la France : Lieu de l'entreprise du nautisme que Marc-Antoine a failli racheter.
  • Silicon Valley : Rêve de jeunesse de Marc-Antoine.
  • Dubaï : Pays où LearnyPay fonctionne ; où le levier bancaire est plus difficile d'accès qu'en France.
  • Maurice : Pays où LearnyPay fonctionne.
  • Thaïlande : Pays où LearnyPay fonctionne.
  • Panama : Pays où LearnyPay fonctionne.
  • Iran : Pays où LearnyPay ne fonctionnerait pas.
  • Russie : Pays où LearnyPay ne fonctionnerait pas en ce moment.

Description officielle

0:00 — Intro 1:56 — Au programme ce soir 02:57 — Mass Extract #1 : Meta vs futur des cols blancs 25:22 — Mass Extract #2 : Robinhood boosté à l'IA 41:18 — Mass Extract #3 : La bromance entre le Pape et l'IA 51:34 — Mass Extract #4 : Créer vs racheter une boîte ―――――――――――――――――――――――――――

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