Mass Extract

Retour du Présentiel, Construire son Équipe, Ozempic Détruit des Industries & les Escorts Tech Bro

Épisode 12 du podcast Mass Extract, diffusé le 14 juin 2026

Douzième épisode de Mass Extract, construit autour de quatre sujets annoncés en ouverture. Les animateurs analysent d'abord l'impact des agonistes du GLP-1 (Ozempic, Wegovy) sur les industries de la récompense immédiate et sur l'infobusiness, qui devrait selon eux livrer désormais un « done for you » réel. La plus longue partie traite de la rétention et de l'acquisition de talents. Marc-Antoine y raconte la transformation de l'équipe de LearnyBox après son rachat et Rémi détaille ses cadeaux de fin d'année, ses parts dans des filiales et le passage de son bras droit sur BFM, tandis qu'Arnaud juge destructeur de surpayer ses équipes. De retour d'un mastermind à Lisbonne, Rémi plaide ensuite pour le retour du présentiel face à la crise de confiance en ligne, rejoint par Marc-Antoine sur l'apprentissage hybride, avant une dernière partie sur l'essor de l'escorting de luxe destiné aux « tech bros » de la Silicon Valley.

Sommaire

Résumé détaillé

L'épisode s'ouvre sur un fou rire : un animateur chante « Bye bye » de Ménélik, et les autres plaisantent sur le fait que le public ne connaît pas ce rappeur. Viennent ensuite des extraits et l'annonce de quatre sujets : l'impact du GLP-1 sur l'économie et les achats impulsifs de formation en ligne, le capital humain (équipe et rétention), le retour du présentiel dans la création et la captation de valeur, et un sujet « un peu sulfureux » sur l'escorting ultra-luxe de la Silicon Valley.

Sur le GLP-1, l'animateur qui présente le sujet l'a découvert dans un webinaire où les taux d'intérêt, l'IA et le GLP-1 étaient cités comme les trois forces qui menacent le marché de la formation. Selon les chiffres qu'il cite, 12 % des Américains en prennent régulièrement et 18 % en ont déjà pris ; le traitement agirait sur le système dopaminergique et réduirait les achats impulsifs. Isma doute de la méthodologie de ces études, mais d'autres animateurs estiment que ces molécules transfèrent la valeur de la « discipline comportementale » vers la « pharmacologie mesurable ». Ils prévoient un choc pour l'alcool, la restauration rapide et le snacking, ainsi que la disparition du mouvement body positive. Ils voient aussi dans ces traitements une remise en cause du « mythe du mérite » sur lequel reposent nos normes sociales.

Arnaud estime que tout bon texte de vente promettait un bouton magique (« done for you ») et qu'Ozempic, en démontrant qu'il existe, relève le standard d'attente des acheteurs, à l'image des outils comme Lovable qui donnent l'impression d'un business clé en main. Rémi corrige : l'industrie a vendu le rêve du done for you avec un produit en do it yourself. L'IA et ces molécules l'obligent désormais à livrer du vrai done for you, jusque dans les lead magnets, par exemple une valorisation d'entreprise gratuite au lieu d'un PDF. Il cite une étude de McKinsey selon laquelle la perte de poids reste un objectif intermédiaire, la chirurgie esthétique en profitant ensuite. Un animateur rappelle l'effondrement de Medifast, entreprise de MLM de compléments vendus par des coachs, dont le chiffre d'affaires serait passé de 1,6 milliard à 385 millions.

Sur la rétention, Marc-Antoine raconte qu'il a repris une équipe « super » mais endormie, qui partait à 17 heures alors qu'il venait de s'endetter pour l'acquisition. Il ne reste aujourd'hui que deux personnes de l'équipe d'origine, après une évolution progressive et des sorties « par le haut ». Il en retient, avec un mentor du restructuring, qu'on ne change pas les gens, on change les personnes, et refuse de traiter en ennemis ceux qui partent, comme il l'a vu faire en banque d'affaires. Rémi décrit son parcours en trois étapes (freelance, contrat long terme, parts dans une filiale) et ses cadeaux de voyage offerts entre le 15 et le 20 décembre. Isma insiste sur le bouche-à-oreille familial que créent les cadeaux et sur les commissions qui, dans les business à cash-flow, permettent de payer 5 000 à 30 000 par mois. Arnaud a vécu l'inverse : surpayer des métiers ingrats crée un décalage entre train de vie et travail, et finit par « craquer dans le cerveau ».

Rémi ajoute que la rétention vient aussi du sentiment de « devenir quelqu'un » : son bras droit Sébastien, qu'il a envoyé au pied levé le remplacer pour sa chronique sur BFM, en a tiré une forte reconnaissance sociale. Marc-Antoine souligne l'asymétrie entre l'equity, que les fondateurs jugent précieuse, et le cash que veulent les salariés. Il l'illustre par un ami des débuts d'une licorne française et par son premier bonus chez Rothschild, dont il a surtout retenu les 450 euros de bons Amazon reçus à Noël. Rémi répond que les parts sont aussi une reconnaissance sociale et qu'il donne de vraies parts dès la création. La discussion dérive vers la pression vendeuse créée par la rémunération en actions (Snapchat, contre-exemple de Constellation Software) et les baisses de cours après la levée des lock-up (Facebook, Klarna, SpaceX). Rémi conclut que la création de contenu permet de recruter des talents « non pricés », et Arnaud se dit fier de l'ascenseur social qu'ont offert ses programmes à 9,95 par mois.

Rémi, qui a fait une intervention dans un mastermind à Lisbonne, y a croisé Sylvain, un coach business passé aux webinaires en présentiel, où la publicité locale coûte moins cher et convertit mieux. Il cite les chiffres d'Entrust (une tentative de deepfake toutes les cinq minutes en 2024, +244 % de faux documents numériques en un an) et l'idée de Balaji selon laquelle le « proof of human » sera le problème de la décennie. Pour lui, la réponse « low-tech » est le présentiel, qui avantage ceux qui sont restés en France. Marc-Antoine, dont LearnyBox accompagne la digitalisation des organismes de formation, défend le « blended » learning et raconte une journée de travail chez un client de sept ans. Rémi détaille la monétisation d'un événement (farming, conversion, sponsoring) à partir de la soirée sur une péniche qui a lancé son dernier livre, rentabilisée dès le premier jour par les fonds partenaires de son family office. Les animateurs évoquent l'idée d'un événement Mass Extract si plus de 200 auditeurs se déclarent présents.

Le dernier sujet porte sur des escortes qui factureraient 3 500 à 5 000 dollars de l'heure, jusqu'à 23 000 la journée, à des ingénieurs IA et des fondateurs de startups. Ces clients se disent « single until series B » et les escortes doivent pouvoir parler de GPU et de shitposting. L'animateur qui présente le sujet ne voit pas qui est exploité à ce tarif. D'autres y voient le marché de ceux qui ont gagné la compétition économique mais perdu l'aisance relationnelle, ou le désir que ses propres obsessions soient désirables. Un animateur compare le phénomène aux traders de 2007. Marc-Antoine raconte avoir vu, quand il travaillait dans une banque d'affaires sur les Champs-Élysées, des groupes d'hommes du Moyen-Orient circuler la nuit entre hôtels de luxe : selon lui, le même argent finance aujourd'hui la Silicon Valley, et « c'est toujours les mêmes qui récupèrent l'argent ».

Chapitres

0:00Intro

En ouverture, un animateur chante « Bye bye » de Ménélik, puis refuse de recommencer (« j'avais pas vu le point rouge »). Suit un montage d'extraits : l'avantage des business à cash-flow pour rémunérer une équipe à la commission, l'expérience inverse d'un animateur qui juge désastreux de trop payer, la phrase d'un mentor (« il faut que tu changes les personnes ») et l'anecdote de Rémi envoyant son bras droit sur un plateau de BFM.

  • Reprise de « Bye bye » de Ménélik en ouverture
  • Teaser des débats sur la rémunération et la rétention des équipes

2:27Programme du soir

Quatre sujets sont annoncés : l'impact du GLP-1 (Ozempic et équivalents) sur l'économie et les achats impulsifs de formation en ligne ; le capital humain, c'est-à-dire l'équipe et la rétention des talents ; le retour du présentiel dans la création et la captation de valeur ; enfin le développement de l'escorting ultra-luxe dans la Silicon Valley, qui exige une compréhension des GPU et du « AI shitposting » et soulève selon l'animateur des questions économiques, sociologiques et business.

  • GLP-1 et infobusiness
  • Équipe, rétention et acquisition de talents
  • Retour du présentiel
  • Escorting de luxe pour tech bros

3:22Impact du GLP-1 (Ozempic) sur l'économie et l'infobiz

L'animateur qui présente le sujet l'a découvert dans un webinaire où trois forces menaçaient le marché de la formation : les taux d'intérêt, l'IA qui répond aux questions, et le GLP-1. Selon lui, 12 % des Américains prennent régulièrement ces produits (Ozempic, Wegovy…) et 18 % en ont déjà pris ; en agissant sur le système dopaminergique, ils réduiraient les jeux d'argent, l'alcool et les achats impulsifs (statistique transcrite « 21,35 % »). Isma doute de la méthodologie (« c'est un peu comme les études de Johnson : il prend 5 mecs pendant 6 jours ») et se demande si le temps passé sur les réseaux sociaux est aussi concerné. Un animateur juge que ces molécules font passer la valeur de la « discipline comportementale » à la « pharmacologie mesurable » : minceur, snacking et vente de formation sont touchés, tandis que l'OFM est en croissance. Un autre estime que 30 à 50 millions d'Américains sont concernés, notamment le public des « quick wins » et des « magic pills » ; un troisième répond que le vrai choc frappe les industries de la récompense immédiate, comme l'alcool et la restauration rapide.

Arnaud avance que tout texte de vente et toute offre irrésistible tendaient vers le « click the button », le done for you. Maintenant qu'un vrai bouton magique existe avec la pilule, le standard d'attente monte : c'est ce que donnent aussi des outils comme Lovable ou Claude, qui « crachent du code » sans rendre milliardaire. Un animateur distingue l'objectif final (être riche, être désirable) de l'objectif intermédiaire (vivre le rêve, perdre du poids). Rémi cite une étude de McKinsey sur 174 prestataires esthétiques, selon laquelle 63 % des patients en soins du visage ne sont pas utilisateurs actifs : la perte de poids reste une étape vers la chirurgie esthétique. Il conteste ensuite le point de départ d'Arnaud : l'industrie a vendu le rêve du done for you avec un produit en do it yourself, et doit désormais livrer réellement, jusque dans ses lead magnets (une valorisation d'entreprise, autrefois facturée 1 000 euros par un comptable, ou des photos optimisées pour la location immobilière). Marc-Antoine juge la nouvelle plutôt positive, puisqu'elle redonne foi dans le « truc magique », et suggère d'y ajouter un paiement fractionné.

Un animateur rappelle que le marché du GLP-1 serait passé de 13 milliards en 2018 à 71 milliards en 2023. Un autre cite Medifast, entreprise de MLM de compléments alimentaires vendus par des coachs, dont il appréciait le modèle en 2021-2022 : son chiffre d'affaires serait tombé de 1,6 milliard à 385 millions en 2025. La discussion porte ensuite sur l'acceptation sociale du produit, comparée au Viagra (« l'érection et l'obésité, il y en a un qui est plus facile à aborder ») : selon les animateurs, le mouvement body positive « n'existe plus », et le produit viole le mythe du mérite et de l'effort qui fonde nos codes sociaux (classes prépa, concours, fortunes acceptées seulement si l'on « en a chié »). Un animateur y voit une boîte de Pandore, qui pourrait rendre plus acceptables d'autres modifications du vivant.

  • 12 % des Américains prennent régulièrement un GLP-1 et 18 % en ont déjà pris (selon un animateur)
  • Effet supposé sur le système de récompense : moins d'achats impulsifs, d'alcool et de jeux d'argent
  • Isma conteste la solidité méthodologique de ces études
  • Industries menacées : alcool, restauration rapide, snacking, coaching minceur
  • Arnaud : le bouton magique existe désormais, le standard d'attente monte
  • Rémi : l'industrie doit passer d'un faux done for you à un vrai, jusque dans les lead magnets
  • Étude McKinsey : 63 % des patients en soins esthétiques du visage ne sont pas utilisateurs actifs (selon Rémi)
  • Marché du GLP-1 : de 13 Md (2018) à 71 Md (2023)
  • Medifast : de 1,6 Md à 385 M de chiffre d'affaires
  • Fin du body positive et remise en cause du mythe du mérite

Interviennent : Arnaud, Isma, Rémi, Marc-Antoine

22:21Équipe, rétention & acquisition de talents

Invité à ouvrir le sujet, Marc-Antoine distingue le fait de partir de zéro de celui de racheter. À une certaine taille, on ne peut pas recruter à 150 000-300 000 par an, et les startups financées peuvent sous-payer en promettant des BSPCE. En reprenant LearnyBox, il a trouvé des gens « super » mais une entreprise qui s'endormait : on partait à 17 heures alors qu'il venait de s'endetter pour scaler. Sa conclusion : s'entourer dès le départ de personnes qui vont dans la même direction, avec des objectifs clairs. Un mentor du restructuring lui a appris qu'on ne change pas les gens, on change les personnes. De l'équipe initiale, il ne reste que deux personnes, sur une vingtaine aujourd'hui, après une évolution progressive et des sorties à l'amiable. Il dit avoir toujours détesté les managers de banque d'affaires et de private equity qui traitent en ennemis ceux qui partent, et aide ceux qui quittent LearnyBox, souvent pour lancer leur propre activité de coach.

Rémi, qui emploie surtout des freelances, décrit trois étapes : la tâche en freelance, un contrat long terme sur une ou deux structures, puis des parts dans une filiale ou une joint-venture. Il offre entre le 15 et le 20 décembre un bon de voyage ou d'hôtel, cohérent avec la mission de son entreprise (rendre les gens plus libres financièrement), pour qu'à Noël la famille renforce positivement le salarié. Il compte aussi financer chaque année une formation de 2 000 à 10 000 euros au choix de chacun. Pour lui, « le cadeau remercie le passé, la formation et les parts encouragent vers le futur », et aucun de ses « high players » ne l'a quitté. Isma ajoute qu'une entreprise valorisée un milliard de dollars (« billion dollar company ») aurait un poste dédié aux cadeaux. Il explique que les business à cash-flow permettent de payer à la commission (« money is free ») des gens qui gagnent 5 000 à 30 000 par mois, et qu'un SaaS peut vendre la promesse d'un exit. Arnaud a vécu l'inverse : surpayer des métiers ingrats, peu stimulants intellectuellement, crée un décalage entre un train de vie luxueux et un travail « dans le cambouis ». Selon lui, les salariés finissent par refuser certaines tâches, recrutent un subalterne qu'ils ne savent pas gérer, et l'output s'effondre ; il préfère des salaires de marché assortis de petites primes et de cadeaux.

Un animateur compare ce besoin de progression à la « social ladder » des cabinets d'avocats, des banques d'affaires, du private equity ou du conseil. Rémi ajoute que la rétention vient du sentiment de « devenir quelqu'un » : il donne une à deux chroniques par mois sur BFM, dans l'émission Culture Bourse, et a demandé un jour à son bras droit Sébastien de le remplacer à trois heures du préavis, ce qui a valu à ce dernier une grande reconnaissance sociale. Marc-Antoine pointe l'asymétrie de valeur perçue : un ami des débuts d'une licorne française recevait des actions plutôt que des augmentations, sans y attacher de valeur. Lui-même a surtout retenu, de son premier bonus chez Rothschild, les 450 euros de bons Amazon reçus à Noël. Rémi juge au contraire que les parts sont une reconnaissance et dit les donner dès le début. Un animateur évoque la pression vendeuse des rémunérations en actions (Snapchat, plus de 10 % de sa capitalisation émis chaque année) contre Constellation Software, dont les dirigeants doivent acheter des actions avec leur bonus ; un autre rappelle l'effet des lock-up (Facebook -50 % en six mois, Klarna -60 %, SpaceX à surveiller). Rémi conclut que la création de contenu permet de recruter des talents non découverts, comme Sébastien, ancien client de ses formations passé par Sciences Po et Dauphine. Arnaud, qui laisse son CTO gérer les humains, se félicite de l'ascenseur social qu'ont offert ses programmes à 9,95 par mois.

  • Marc-Antoine : racheter n'est pas partir de zéro ; l'équipe de LearnyBox s'endormait sur ses lauriers
  • Il ne reste que deux personnes de l'équipe d'origine de Marc-Antoine
  • « Tu peux pas changer les gens, il faut que tu changes les personnes » (mentor de Marc-Antoine)
  • Rémi : freelance, puis contrat long terme, puis parts dans une filiale
  • Rémi : cadeau de voyage entre le 15 et le 20 décembre et formation de 2 000 à 10 000 € par an
  • Isma : les business à cash-flow permettent de payer 5 000 à 30 000 par mois à la commission
  • Arnaud : surpayer des métiers ingrats est « désastreux »
  • Rémi : chroniques sur BFM (Culture Bourse) et passage télévisé de son bras droit Sébastien
  • Marc-Antoine : asymétrie entre equity offerte et cash souhaité ; 450 € de bons Amazon chez Rothschild
  • Pression vendeuse des rémunérations en actions : Snapchat contre Constellation Software
  • Recruter des talents non découverts grâce à la création de contenu

Interviennent : Marc-Antoine, Rémi, Isma, Arnaud

54:12Le retour du présentiel dans la création et la captation de valeur

Rémi revient d'un mastermind à Lisbonne où il intervenait. Il y a croisé Sylvain (nom transcrit « Bryc »), connu dans le business coaching, qui est passé il y a trois ou quatre ans aux webinaires en présentiel : la publicité locale coûte moins cher et une salle convertit mieux. Il cite Entrust (en 2024, une tentative de deepfake toutes les cinq minutes ; +244 % de faux documents numériques en un an) et Balaji, pour qui le « proof of human » sera le problème central de la décennie. Il en déduit que la solution low-tech est le présentiel, déjà la norme en gestion de fortune pour les clients qui confient 1 à 20 millions. Cela avantage, selon lui, ceux qui sont restés en France ou à proximité (Suisse, Belgique). Marc-Antoine explique que LearnyBox accompagne des organismes de formation qui passent du présentiel au distanciel. Il croit au « blended » : du distanciel pour la scalabilité, et des moments physiques au closing, pendant l'accompagnement ou à la remise de diplôme. Il raconte une journée de travail avec déjeuner chez un client présent sur LearnyBox depuis sept ans, et envisage un « mini Tour de France » des clients pour l'upsell, mais pas pour des offres low ticket à 29 €.

Un animateur rappelle les road shows d'introduction en bourse organisés pour les particuliers à Lyon, Paris, Nantes et Marseille. Un autre cite une newsletter de Matt McGarry selon laquelle il faut combiner au moins deux ou trois des quatre cercles : contenu, communauté, expérience et service. Rémi, reprenant son parallèle de la semaine précédente avec l'industrie musicale et Taylor Swift, juge que l'industrie fait des séminaires de simple « farming ». Pour le lancement de son dernier livre, il a privatisé une péniche à Paris pour une « PLT party » réservée aux acheteurs, avec l'équipe du family office sur place pour faire du closing. L'événement a été entièrement financé par les fonds partenaires du family office et rentable dès le premier jour. Il résume trois monétisations (farming, vente sur place, sponsoring et stands) et cite un ami qui a vendu un million d'euros de stands pour un événement d'investissement. Un animateur rappelle que les quatre animateurs se sont rencontrés lors d'un événement il y a deux ou trois ans. Rémi, habitué à organiser des événements, propose des dégustations de caviar, et l'équipe lance l'idée d'un événement Mass Extract si plus de 200 auditeurs se déclarent présents en commentaire.

  • Rémi est intervenu dans un mastermind à Lisbonne
  • Webinaires en présentiel : publicité locale moins chère et meilleure conversion
  • Entrust : un deepfake toutes les cinq minutes en 2024, +244 % de faux documents numériques
  • « Proof of human », problème de la décennie selon Balaji
  • En gestion de fortune, on rencontre plusieurs fois les clients qui placent 1 à 20 M€
  • Marc-Antoine : le blended learning plutôt que le tout e-learning
  • Cercles contenu, communauté, expérience et service (newsletter de Matt McGarry)
  • Rémi : soirée sur une péniche pour son livre, financée à 100 % par des sponsors
  • Trois monétisations d'un événement : farming, conversion sur place, sponsoring
  • Projet d'événement Mass Extract si plus de 200 personnes se déclarent intéressées

Interviennent : Rémi, Marc-Antoine

1:07:25L'escorting ultra-luxe pour tech bros

Selon l'article présenté, l'explosion de la richesse dans l'IA a fait naître des services de luxe pour ingénieurs IA, fondateurs et salariés de la tech. Des escortes factureraient 3 500 à 5 000 dollars de l'heure et jusqu'à 23 000 la journée, réservées jusqu'à six mois à l'avance, alors que 1 000 dollars de l'heure passaient pour chers. Elles doivent savoir parler d'IA, de GPU et de shitposting, auprès de clients dont beaucoup se disent « single until series B ». L'animateur qui présente le sujet ne voit pas qui est exploité à 5 000 dollars de l'heure. D'autres y voient « le game de ceux qui ont gagné la compétition économique mais qui ont perdu l'aisance relationnelle », un manque de temps, ou le fantasme que ses propres obsessions soient désirables. Le besoin de partager son fardeau d'entrepreneur avec quelqu'un qui comprend ses problèmes (un compte Stripe bloqué, un associé défaillant) aurait aussi un prix.

Un animateur se demande si l'on est au sommet de la bulle, ce qui ferait de ce phénomène un « top signal », et le compare à l'époque des traders de 2007. Marc-Antoine raconte que, lorsqu'il travaillait dans une banque d'affaires sur les Champs-Élysées, il voyait entre 2 et 5 heures du matin des groupes de 5 à 15 hommes du Moyen-Orient passer d'un hôtel de luxe à l'autre pour rencontrer des femmes. Selon lui, le même argent finance aujourd'hui, indirectement via les fonds et la crypto, la Silicon Valley et ses tech bros. L'émission se termine sur un appel à se déclarer présent pour un éventuel événement.

  • 3 500 à 5 000 $ de l'heure, jusqu'à 23 000 $ la journée, réservations jusqu'à six mois
  • Les escortes doivent pouvoir parler d'IA, de GPU et de shitposting
  • Clients « single until series B »
  • Débat sur l'exploitation, la rareté du temps et le besoin de partager sa charge mentale
  • Possible « top signal » de bulle, comparé aux traders de 2007
  • Marc-Antoine : souvenirs des nuits des Champs-Élysées quand il était en banque d'affaires

Interviennent : Arnaud, Marc-Antoine

Débats

Le GLP-1 est-il une menace ou une opportunité pour l'infobusiness ?

  • ArnaudMenace : le bouton magique existe désormais, et les offres qui promettent seulement « la vibe » du done for you seront jugées sévèrement.
  • RémiL'industrie doit passer d'un do it yourself vendu comme done for you à un vrai done for you, jusque dans ses lead magnets.
  • Marc-AntoinePlutôt positif : un médicament promis pendant des années a prouvé que le « truc magique » existe, ce qui peut redonner espoir aux acheteurs ; un paiement fractionné aiderait les conversions.
  • IsmaPrudence sur les études, dont la méthodologie lui paraît fragile.

Faut-il bien payer ses collaborateurs pour les retenir ?

  • IsmaOui, dans les business à cash-flow : la commission permet de payer 5 000 à 30 000 par mois et d'externaliser le management.
  • ArnaudNon : surpayer des métiers ingrats crée un décalage destructeur ; mieux vaut des salaires de marché, une petite prime et des cadeaux.
  • RémiLa rétention passe aussi par des cadeaux, des formations, des parts et des expériences de reconnaissance sociale ; ses high players ne l'ont jamais quitté.
  • Marc-AntoineLe préalable est l'alignement sur la direction et les objectifs ; sans lui, inutile de chercher à retenir.
  • Un animateurCela dépend de la nature de la personne et de la qualité du recrutement.

Les salariés accordent-ils de la valeur aux actions qu'on leur donne ?

  • Marc-AntoinePeu : ils veulent du cash en fin d'année, alors que les fondateurs jugent l'equity hors de prix.
  • RémiSi, comme reconnaissance sociale (« j'ai des parts dans la boîte ») ; il donne de vraies parts dès la création.

Quel format pour un événement Mass Extract ?

  • Un animateurUn événement ou un « Mass Extract Summit » de 100 à 200 personnes, s'il y a plus de 200 présents déclarés.
  • Un animateurOu un mastermind d'une vingtaine de personnes ultra-qualifiées.

Que dit l'essor de l'escorting de luxe pour tech bros ?

  • ArnaudÀ 5 000 dollars de l'heure, on voit mal qui est exploité.
  • Un animateurC'est le marché de ceux qui ont gagné la compétition économique mais perdu l'aisance relationnelle, ou qui veulent que leurs obsessions soient désirables.
  • Un animateurC'est peut-être un « top signal » de bulle, comme les traders de 2007.
  • Marc-AntoineLe même argent du Moyen-Orient qui circulait la nuit sur les Champs-Élysées finance aujourd'hui la Silicon Valley : ce sont toujours les mêmes qui récupèrent l'argent.

Citations

« Mon nouveau standard, c'est ça, c'est que le bouton magique existe. »
Arnaud8:49Effet d'Ozempic sur les attentes des acheteurs de formation ; Rémi désigne ensuite ce raisonnement comme celui d'Arnaud.
« Notre industrie a vécu sur la vente du do it yourself. C'était le rêve du done for you mais le produit était du do it yourself. »
Rémi (attribution probable)11:39Réponse à Arnaud sur le done for you.
« On doit penser for you réellement, quand avant on a fantasmé for you sans délivrer. »
Rémi (attribution probable)12:34Sur l'obligation de livrer du done for you, même dans les lead magnets.
« Le mouvement body positive n'existe plus. »
Orateur non identifié16:21Sur l'acceptation sociale rapide des traitements GLP-1.
« Tu avais quand même une boîte qui était en train globalement de s'endormir sur ses lauriers. »
Marc-Antoine23:45État de l'équipe de LearnyBox lors de son rachat.
« Tu peux pas essayer de changer les gens, il faut que tu changes les personnes, en fait. »
Marc-Antoine26:24Conseil d'un mentor spécialisé dans le restructuring, rapporté par Marc-Antoine.
« J'ai toujours détesté les managers qui, quand tu leur dis je m'en vais, c'est soit tu es dans ma team, soit tu es contre moi. »
Marc-Antoine27:59Souvenir de la banque d'affaires et du private equity.
« Je trouve que le cadeau remercie le passé, la formation et les parts encouragent vers le futur. »
Rémi31:57Synthèse de ses pratiques de rétention.
« Quand tu fais des business à cash flow, c'est money is free. »
Isma (attribution probable)33:30Pourquoi il peut rémunérer ses équipes à la commission.
« J'ai trouvé que c'était désastreux de donner trop d'argent. »
Arnaud35:31Son expérience, opposée à celle d'Isma.
« Quand tu payes trop le mec, il y a un delta qui se creuse entre son expérience professionnelle et son expérience de vie. »
Arnaud36:48Explication de l'échec des salaires trop élevés dans des métiers ingrats.
« La rétention ne vient pas seulement du salaire, elle vient aussi du sentiment d'être en train de devenir quelqu'un, soit auprès de nous, soit dans la société de manière générale. »
Rémi (attribution probable)40:55Introduction de l'anecdote de Sébastien sur BFM.
« Donner de l'equity, il y a rien qui coûte plus cher. »
Marc-Antoine (attribution probable)44:31Asymétrie entre la valeur perçue par le fondateur et par le salarié.
« J'avais eu 450 € de bons d'achat sur Amazon et pour moi c'était ça, Noël. »
Marc-Antoine (attribution probable)47:35Souvenir de sa première année chez Rothschild.
« Une grande partie du taf pour créer un alpha, pour créer un edge, c'est d'arriver à choper des talents qui n'ont pas été découverts par le marché. »
Rémi (attribution probable)51:01Sur l'acquisition de talents via la création de contenu.
« Sur le management, je suis notoirement mauvais là-dedans. Aujourd'hui, c'est mon CTO qui interagit avec les humains. »
Arnaud (attribution probable)52:43Autodérision d'Arnaud sur ses talents de manager.
« La notion de proof of human va être un problème central pour la décennie. »
Rémi54:23Idée attribuée à Balaji, citée par Rémi pour défendre le présentiel.
« Rien n'est mieux que le présentiel pour créer de la confiance. »
Rémi55:23Pratique de la gestion de fortune.
« Le tout e-learning, le tout à distance n'est pas forcément le meilleur. »
Marc-Antoine57:30Défense du blended learning.
« Cet événement a été 100 % financé par des sponsors. »
Rémi (attribution probable)1:04:10Soirée de lancement de son dernier livre sur une péniche à Paris.
« À 5 000 balles de l'heure, je sais pas qui se fait exploiter, en fait. »
Arnaud (attribution probable)1:08:00Présentation du sujet sur l'escorting de luxe.
« C'est le game de ceux qui ont gagné la compétition économique mais qui ont perdu l'aisance relationnelle ou qui l'ont jamais eue. »
Orateur non identifié1:08:52Lecture de la clientèle de l'escorting premium.
« À la fin, c'est toujours les mêmes qui récupèrent l'argent, hein. »
Marc-Antoine (attribution probable)1:20:39Conclusion de son anecdote sur les Champs-Élysées.

Ce que les animateurs racontent

Ce que chaque animateur raconte de son parcours, de ses entreprises et de ses habitudes au cours de l'épisode.

Arnaud

  • OpinionArnaud estime que les textes de vente de l'infobusiness promettaient tous un bouton magique (« done for you ») et qu'Ozempic, en démontrant qu'un tel bouton existe, relève le standard d'attente des acheteurs, comme le font aussi des outils comme Lovable. 7:48« mon nouveau standard, c'est ça, c'est que le bouton magique existe »
  • OpinionArnaud a fait l'expérience inverse d'Isma : donner trop d'argent à ses collaborateurs (seulement à quelques personnes clés) a été « désastreux » et « destructeur ». 35:31« j'ai trouvé que c'était désastreux de donner trop d'argent mais désastreux destructeur »
  • OpinionSelon Arnaud, les métiers de l'infobusiness (conversions, funnels) sont ingrats et peu stimulants intellectuellement, sauf l'écriture d'un bon texte de vente. Surpayés, les salariés finissent par refuser certaines tâches et recruter un subalterne qu'ils ne savent pas gérer, ce qui fait chuter la qualité. Il dit avoir vu ce schéma se répéter chez lui comme ailleurs dans l'industrie. 36:18« nos métiers sont des métiers ingrats »
  • ConseilArnaud préfère payer des salaires de marché, comparables à ceux d'une grande agence digitale, avec une petite prime annuelle ou des cadeaux, plutôt qu'une rémunération qui crée un fossé. 38:48« la rémunération monétaire moi je trouve que ça crée un fossé »
  • AnecdoteArnaud se moque de son propre management et se qualifie de « dictateur ». 37:48« C'est pas juste Arnaud qui est dysfonctionnel. »
  • EntrepriseArnaud se dit notoirement mauvais en management : c'est aujourd'hui son CTO qui gère les relations humaines. 52:43« aujourd'hui c'est mon CTO qui interagit avec les humains »
  • ParcoursIl y a six ou sept ans, Arnaud vendait des programmes à 9,95 par mois. Il se dit fier que nombre de personnes ayant consommé son contenu ou ses programmes soient devenues copywriters (à 2 000-4 000 euros par mois) puis dirigeants d'entreprises du secteur, et parle d'« ascenseur social ». 52:43« le nombre de gars qui ont regardé mon contenu ou acheté mes programmes à l'époque où c'était genre 9,95 par mois »
  • OpinionPrésentant le sujet de l'escorting de luxe, Arnaud dit ne pas voir qui est exploité à 5 000 dollars de l'heure. 1:08:00« à 5000 balles d'heure, je sais pas qui se fait exploiter en fait »
  • VieArnaud se décrit comme un « mec mid curve » qui réfléchit beaucoup sans produire grand-chose. 1:17:45« je suis mec mid curve quoi. Donc tu je réfléchis mais pour pas produire grand-chose »

Isma

  • OpinionIsma doute de la solidité des études sur le GLP-1 et les achats impulsifs, qu'il compare à des expériences menées sur cinq personnes pendant six jours, et se demande si l'effet porte aussi sur l'addiction aux réseaux sociaux. 4:21« c'est un peu comme les études de Johnson quoi. Il prend 5 mecs pendant 6 jours et il t'en fait une loi universelle »
  • ParcoursIsma dit avoir l'avantage d'avoir mené des business à cash-flow : il rémunère à la commission, externalise le management et incite l'équipe, ce qui permet à certains de gagner 5 000 à 30 000 par mois. Selon lui, sur un SaaS moins intensif en cash, on peut vendre la promesse d'un exit. 33:30« j'ai aussi l'avantage d'avoir fait des business à cash flow »
  • ConseilPour Isma, les cadeaux font parler positivement de l'employeur en famille, ce qui aide à garder un salarié qui hésite. Il conseille aussi de prouver ses succès passés et de laisser ses équipes gagner de l'argent. 32:59« il va parler à tout le monde. Donc en fait, il va partager l'expérience du cadeau et le fait de travailler avec toi »

Rémi

  • OpinionRémi estime que l'infobusiness a vendu le rêve du done for you avec un produit en do it yourself, et que l'IA et le GLP-1 l'obligent à livrer un vrai done for you, jusque dans les lead magnets. 11:39« je suis pas tout à fait d'accord sur le point de départ de ta réflexion Arnaud »
  • EntrepriseRémi donne en exemple son secteur de la valorisation d'entreprise, où le lead magnet est désormais une valorisation gratuite (une prestation autrefois facturée 1 000 euros par un comptable), et l'immobilier, où l'on fournit des photos qui maximisent le taux de remplissage. 12:34« moi je pense au secteur de la valorisation entreprise »
  • EntrepriseRémi a des salariés sur deux structures, sans être en direct avec eux, et travaille surtout avec des freelances. Il décrit trois étapes : tâche en freelance, contrat long terme sur une ou deux structures, puis parts dans une filiale ou une joint-venture que la personne pourra diriger. 29:25« nous des salariés, on en a sur deux structures, mais je suis pas en direct avec eux. Sinon, c'est surtout des freelances »
  • ConseilRémi offre entre le 15 et le 20 décembre un bon de voyage ou d'hôtel, cohérent avec la mission de son entreprise (aider les gens à être plus libres financièrement en plaçant leur argent), pour que la famille valorise l'employeur à Noël. Il dit même en être transparent avec les intéressés. 30:56« on leur offre souvent un flight gift ou un hôtel gift »
  • ConseilSur le conseil d'un ami croisé au mastermind du week-end, Rémi compte financer chaque année aux meilleurs collaborateurs une formation de leur choix, entre 2 000 et 10 000 euros. 30:56« une pratique que je vais mettre en place et que je trouve très intelligente »
  • ChiffreRémi affirme qu'aucun de ses proches collaborateurs « high players » ne l'a quitté jusqu'ici. 31:57« j'ai jamais eu quelqu'un qui m'a quitté jusqu'à maintenant »
  • EntrepriseRémi donne une à deux chroniques par mois sur BFM, dans l'émission Culture Bourse, sans être payé. Ne pouvant pas venir une fois, il a envoyé à trois heures du préavis Sébastien, son bras droit chargé des analyses financières et associé du family office, ce qui a valu à ce dernier une forte reconnaissance sociale. 40:55« je donne des chroniques sur BFM une à deux fois par mois sur l'émission Culture Bourse »
  • OpinionRémi estime que les salariés valorisent les parts comme une reconnaissance sociale. Il n'est pas de l'école des petits BSA vestés : Sébastien et tous ses associés ont reçu de vraies parts dès la création. 45:33« moi je suis pas de cette école là pour le coup. Bah Sébastien, il a des vraies parts »
  • AnecdoteRémi a recruté Sébastien, ancien client de ses formations (un programme transcrit « Valing »), diplômé de Sciences Po et du master de finance de Paris-Dauphine, qui a préféré sa société à la banque d'affaires. Il y voit la preuve que la création de contenu permet d'attirer des talents « non pricés ». 51:54« Sébastien, c'est un mec qui est venu sur la base de qui était client en fait de mes formations »
  • VieRémi revient d'un mastermind à Lisbonne où il intervenait en tant que speaker. 53:43« C'est un mastermind à Lisbonne où je speaker. »
  • EntrepriseRémi rappelle qu'en gestion de fortune, un client qui veut placer 1 à 20 millions d'euros vient rencontrer l'équipe plusieurs fois avant de se décider, parce que rien ne vaut le présentiel pour créer la confiance. 55:23« Quand quelqu'un a envie de placer 1 2 3 5 10 20 millions d'euros, globalement, il va venir nous rencontrer »
  • OpinionRémi pense que, pour la première fois depuis des décennies, le retour du présentiel avantage ceux qui sont restés en France. 55:58« pour la première fois depuis quelques décennies, j'ai envie de dire que ça donne un avantage à ceux qui ont fait le choix de rester français »
  • AnecdotePour la sortie de son dernier livre, Rémi a invité les acheteurs à une « PLT party » sur une péniche privatisée à Paris, avec l'équipe du family office sur place pour faire du closing. L'événement, financé à 100 % par des fonds partenaires du family office, était rentable dès le premier jour. 1:03:10« j'ai dit bah pour tous ceux qui ont acheté mon livre, envoyez-moi un message et je vous invite à la PLT party »
  • VieRémi dit avoir l'habitude d'organiser des événements et propose, pour un éventuel événement Mass Extract, des dégustations de caviar. 1:06:28« organiser les événements, j'ai l'habitude, c'est avec plaisir »
  • EntrepriseRémi dit se consacrer surtout, dans ses sociétés, à la créativité, à l'acquisition et à la structuration. 1:15:46« moi je travaille plus sur sur des sujets bah de créativité, d'acquisition et et de structuration »

Marc-Antoine

  • EntrepriseMarc-Antoine rappelle qu'il a racheté son entreprise, LearnyBox, et qu'on ne gère pas les équipes de la même façon qu'en partant de zéro. 22:21« alors moi en l'occurrence je l'ai racheté donc c'est pas tout à fait la même chose »
  • AnecdoteAu rachat, Marc-Antoine a trouvé une équipe compétente mais installée dans le confort, qui partait à 17 heures et refusait les réunions tardives, alors qu'il venait de lever de l'argent, était endetté et devait scaler. 23:45« Ah mais les gars, je viens de lever de l'argent, je suis endetté. Je dois scaler ce truc »
  • ChiffreMarc-Antoine compte une vingtaine de personnes dans son équipe, dont il ne reste que deux personnes de l'équipe d'origine. 25:38« j'ai une vingtaine de personnes »
  • ParcoursUn mentor de Marc-Antoine, spécialiste du restructuring de sociétés en grande difficulté, lui a appris qu'on ne change pas les gens, il faut changer les personnes. 26:24« Moi, j'avais un un mentor qui faisait du restructuring. »
  • AnecdoteMarc-Antoine nuance : il n'a pas fait le « grand méchant loup ». Il a demandé aux gens d'évoluer petit à petit, affirmé la direction et proposé une « sortie par le haut » à ceux qui ne voulaient pas suivre. 26:58« Si vous voulez pas aller dans cette direction, il y a aucun problème. Venez me voir. »
  • ParcoursEn banque d'affaires et en private equity, Marc-Antoine a vu et vécu des managers qui traitent en ennemis ceux qui annoncent leur départ ; il s'est toujours interdit cette attitude. 27:59« Moi, je l'ai vu, je l'ai vécu et ça se faisait beaucoup dans la finance d'entreprise. »
  • EntrepriseBeaucoup de collaborateurs de LearnyBox sont partis lancer leur propre business, certains comme coachs, parce que l'écosystème de l'entreprise en donne envie ; Marc-Antoine dit les aider dans leur projet. 28:32« nous on a beaucoup de gens qui sont partis lancer leur business parce que notre écosystème fait que ça donne envie de lancer un business »
  • ParcoursMarc-Antoine dit avoir accompagné de nombreux fondateurs qui distribuaient des actions à leurs salariés. 44:31« moi j'ai accompagné beaucoup de founders qui donnaient des stocks »
  • AnecdoteLors de sa première année chez Rothschild, Marc-Antoine a reçu un gros bonus, chiffré dans la transcription à plusieurs centaines de milliers d'euros, mais ce qui l'a marqué à Noël, ce sont les 450 euros de bons d'achat Amazon offerts par l'entreprise. 46:34« ma première année chez Rothschild euh à la fin de l'année j'ai eu un super bonus »
  • EntrepriseLearnyBox permet de développer son business partout dans le monde et accompagne des organismes de formation qui passent du présentiel au distanciel. Marc-Antoine croit au « blended » learning, qui combine distanciel et moments physiques. 56:59« la solution qu'on propose, LearnyBox, ça permet aux gens de développer leur business partout dans le monde »
  • AnecdoteLearnyBox a organisé il y a quelques jours une journée de travail physique, avec déjeuner, chez un client organisme de formation présent depuis sept ans. Marc-Antoine dit avoir mieux senti en face-à-face si ce client voulait continuer, et envisage un « mini Tour de France » des clients, y compris pour l'upsell. 57:30« C'est des gens qui sont chez nous depuis 7 ans. »
  • VieMarc-Antoine se dit habitué à travailler tard : « du soir », il a ses idées et travaille vers 22-23 heures. 1:14:57« je suis un petit peu habitué à travailler tard et je suis du soir. Du coup à 10h 11h du soir, les idées me viennent et je bosse »
  • ParcoursMarc-Antoine a travaillé quelques années dans une banque d'affaires sur les Champs-Élysées. En attendant son taxi entre 2 et 5 heures du matin, il voyait passer des groupes d'hommes du Moyen-Orient qui allaient d'un hôtel de luxe à l'autre. 1:19:39« Moi, j'ai travaillé sur les Champs-Élysées pendant quelques années dans une banque d'affaires »

Chiffres cités

ChiffreDe quoi il s'agitCité parMoment
12 % / 18 %Part des Américains qui prennent régulièrement un GLP-1 / qui en ont déjà pris au moins une foisn.c.2:48
21,35 %Baisse des achats (impulsifs) attribuée au GLP-1, chiffre transcrit tel queln.c.3:50
≈ 40 millionsNombre d'Américains concernés (12 % d'environ 350 millions)Isma4:21
30 à 50 millionsPersonnes concernées par le GLP-1 selon un autre animateurn.c.5:53
174 prestataires / 63 %Étude McKinsey : part des patients en soins esthétiques du visage qui ne sont pas utilisateurs actifs de GLP-1Rémi11:39
1 000 €Prix historique d'une valorisation d'entreprise par un comptable, désormais offerte en lead magnetRémi12:34
13 Md (2018) → 71 Md (2023)Taille du marché du GLP-1, soit plus de 500 % de haussen.c.14:20
1,6 Md → 385 M (-76 %)Chiffre d'affaires de Medifast entre 2021-2022 et 2025n.c.15:21
150 000 à 300 000 €/anCoût de recrues qu'une entreprise d'une certaine taille ne peut pas se permettreMarc-Antoine22:53
17 hHeure de départ de l'équipe trouvée par Marc-Antoine au rachatMarc-Antoine24:47
≈ 20 personnesTaille de l'équipe de Marc-AntoineMarc-Antoine25:38
2Personnes restantes de l'équipe d'origine de LearnyBoxMarc-Antoine26:58
15 au 20 décembrePériode où Rémi offre ses cadeaux de fin d'annéeRémi30:25
2 000 à 10 000 €Budget annuel de formation au choix des meilleurs collaborateursRémi30:56
1 Md$Valorisation (« billion dollar company ») de l'entreprise dotée d'un poste dédié aux cadeaux, dans un post citéIsma31:57
5 000 à 30 000 /moisRémunération possible de collaborateurs payés à la commission dans un business à cash-flowIsma34:30
15 000 €Dépense d'acquisition gâchée sur un projet voué à l'échec, dans l'exemple d'ArnaudArnaud36:48
8 000 €/moisSalaire d'un collaborateur d'une vingtaine d'années qui se croit valoir ce prix partoutArnaud37:48
1 à 2 fois par moisFréquence des chroniques de Rémi sur BFMRémi40:55
3 heuresPréavis donné à Sébastien pour remplacer Rémi sur le plateau de BFMRémi41:56
10 à 500 MValeur future imaginée par un fondateur pour sa société, qui rend l'equity si coûteuse à ses yeuxMarc-Antoine44:31
1 000 à 3 000 €Augmentation annuelle que voulait l'ami de Marc-Antoine au lieu d'actionsMarc-Antoine46:34
0,1 % sur 3 ansTaille typique des BSA vestés distribués pour la reconnaissance socialeRémi45:33
plusieurs centaines de milliers d'eurosBonus de première année de Marc-Antoine chez Rothschild, selon la transcriptionMarc-Antoine46:34
450 €Bons d'achat Amazon reçus par Marc-Antoine à Noël chez RothschildMarc-Antoine47:35
10 % ou plusPart de la capitalisation de Snapchat émise chaque année en actions pour ses talentsn.c.48:36
6 mois / 6 à 12 moisDurée typique du lock-up / délai avant la baisse des cours après une IPOn.c.49:29
100 Md / -50 % en 6 moisValorisation de Facebook à son introduction et baisse du cours ensuiten.c.50:30
-60 %Baisse du cours de Klarna depuis son introductionn.c.50:30
9,95 /moisPrix des programmes d'Arnaud il y a six ou sept ansArnaud52:43
2 000 à 4 000 €/moisRevenus des copywriters formés par le contenu d'ArnaudArnaud52:43
toutes les 5 minutesFréquence des tentatives de deepfake aux États-Unis en 2024 (Entrust)Rémi54:23
+244 %Hausse en un an des faux sur documents numériques (Entrust)Rémi54:23
1 à 20 M€Montants placés par des clients qui viennent rencontrer l'équipe de RémiRémi55:23
5 à 10 MTaille des organismes de formation que Marc-Antoine pourrait cibler en présentielRémi55:58
7 ansAncienneté chez LearnyBox du client visité par l'équipe de Marc-AntoineMarc-Antoine57:30
29 €Prix d'une offre low ticket pour laquelle le présentiel ne se justifie pasMarc-Antoine59:10
500 M$ / 2 Md / 250 M / 75 MChiffres de Taylor Swift cités par Rémi (ventes liées à l'Eras Tour, billetterie, film, droits revendus à Disney+)Rémi1:03:10
« cinq » par fondsContribution de chaque fonds partenaire à la soirée de lancement du livre de Rémi (unité non précisée)Rémi1:04:10
1 M€Stands vendus par un ami de Rémi pour un événement d'investissement créé l'année précédenteRémi1:04:43
200Nombre d'auditeurs présents en commentaire au-delà duquel un événement Mass Extract serait envisagén.c.1:06:28
3 500 à 5 000 $/h, jusqu'à 23 000 $/jourTarifs des escortes de luxe pour tech brosArnaud1:07:29
6 moisDélai de réservation de ces escortesArnaud1:07:29
1 000 $/hTarif auparavant considéré comme cherArnaud1:07:29
5 à 15 / 2 h à 5 hTaille des groupes d'hommes du Moyen-Orient croisés la nuit sur les Champs-Élysées et horairesMarc-Antoine1:20:39

Chiffres rapportés tels qu'énoncés dans l'émission, sans vérification indépendante.

Conseils

  1. Dans l'infobusiness, livrer un vrai done for you, y compris dans les lead magnets (par exemple une valorisation d'entreprise plutôt qu'un PDF). (Rémi) 12:34
  2. S'entourer dès le départ de personnes qui veulent aller dans la même direction, en étant très clair sur les objectifs de l'entreprise, les siens et ceux qu'on a pour la personne. (Marc-Antoine) 24:47
  3. Ne pas chercher à changer les gens : changer les personnes. (Marc-Antoine) 26:24
  4. Aider ceux qui veulent partir plutôt que de les traiter en ennemis, et leur proposer une sortie par le haut. (Marc-Antoine) 28:32
  5. Faire évoluer un collaborateur en trois étapes : freelance à la tâche, contrat long terme, puis parts dans une filiale. (Rémi) 29:25
  6. Offrir un cadeau cohérent avec la mission de l'entreprise entre le 15 et le 20 décembre, pour que la famille du collaborateur valorise l'employeur à Noël. (Rémi) 30:25
  7. Financer chaque année une formation au choix de ses meilleurs collaborateurs (2 000 à 10 000 €). (Rémi) 30:56
  8. Laisser ses équipes gagner de l'argent (commissions) et, pour un SaaS, partager la perspective d'un exit ; prouver ses succès passés pour qu'elles sachent être « sur la bonne chaise ». (Isma) 34:30
  9. Ne pas surpayer : payer au niveau du marché, avec une petite prime annuelle et des cadeaux. (Arnaud) 38:48
  10. Offrir à ses collaborateurs des expériences de reconnaissance sociale (par exemple un passage télé) pour les retenir. (Rémi) 41:56
  11. Donner de vraies parts dès la création à ses associés plutôt que de petits BSA vestés. (Rémi) 45:33
  12. Pour une IPO comme celle de SpaceX, regarder le cours six à douze mois plus tard plutôt que d'acheter à l'introduction. 49:29
  13. Utiliser la création de contenu pour repérer des talents non découverts, donc pas encore « pricés ». (Rémi) 51:01
  14. Combiner distanciel et moments physiques (closing, accompagnement, remise de diplôme) dans un accompagnement « blended ». (Marc-Antoine) 57:30
  15. Monétiser un événement de trois façons (farming, vente sur place, sponsoring et stands) et solliciter des partenaires pour le financer. (Rémi) 1:04:43

Recommandations

  • newsletterNewsletter de Matt McGarryNuméro sur les cercles contenu, communauté, expérience et service.
  • autreCulture Bourse (BFM Business), recommandé par RémiÉmission dans laquelle Rémi tient des chroniques.
  • autreProjet d'événement Mass ExtractLes auditeurs sont invités à se déclarer « présents » en commentaire.

Noms cités

Entreprises

  • McKinsey : Étude sur 174 prestataires esthétiques citée par Rémi.
  • Lovable : Outil de création d'applications donnant l'illusion d'un business clé en main.
  • Medifast : Entreprise de MLM de compléments vendus par des coachs, dont le chiffre d'affaires s'est effondré avec le GLP-1.
  • LearnyBox : Entreprise rachetée par Marc-Antoine (transcrite « LeBox », « Nbox »), qui accompagne la digitalisation des organismes de formation.
  • LearnyPay : Évoqué par Marc-Antoine (transcrit « learning pay ») comme solution de paiement fractionné pour aider les conversions.
  • BFM Business : Rémi y tient des chroniques dans l'émission Culture Bourse.
  • Rothschild : Banque où Marc-Antoine a passé sa première année et reçu son premier bonus.
  • Amazon : Bons d'achat de 450 euros reçus par Marc-Antoine à Noël.
  • Google : Ses talents sont arrosés d'actions et de stock-options, source de pression vendeuse.
  • Snapchat : Plus de 10 % de sa capitalisation serait émis chaque année en actions pour ses talents, ce qui pèse sur le cours.
  • Constellation Software : Son dirigeant oblige le top management à acheter des actions avec ses bonus.
  • SpaceX : Introduction en bourse annoncée comme ayant lieu le jour de l'enregistrement ; cours à surveiller dans 6 à 12 mois.
  • Facebook : Introduit à 100 milliards, le cours aurait perdu 50 % en six mois.
  • Klarna : Cours en baisse de 60 % depuis son introduction.
  • Stanford : Exemple de parcours qui rend un talent cher.
  • Sciences Po : École de Sébastien, bras droit de Rémi.
  • Université Paris-Dauphine : Master de finance suivi par Sébastien.
  • Entrust : Spécialiste de la cybersécurité (transcrit « UST ») : un deepfake toutes les cinq minutes en 2024, +244 % de faux documents.
  • PLT Family Office : Family office de Rémi, dont l'équipe et les fonds partenaires ont participé à la soirée de lancement de son livre.
  • Disney+ : A acheté les droits du film de l'Eras Tour pour environ 75 millions selon Rémi.
  • Nvidia : Les GPU Nvidia, sujet de conversation attendu des escortes de luxe.
  • Stripe : Exemple de problème d'entrepreneur (compte bloqué).

Personnalités

  • Ménélik : Rappeur dont le titre « Bye bye » est chanté en ouverture.
  • Sébastien : Bras droit de Rémi, chargé des analyses financières et associé du family office, envoyé sur BFM.
  • Mark Leonard : Dirigeant de Constellation Software, cité pour sa politique de bonus investis en actions.
  • Peter : Cité pour l'idée qu'un entrepreneur gagne un avantage en recrutant des talents non découverts.
  • Sylvain (nom transcrit « Bryc ») : Coach business croisé par Rémi à Lisbonne, passé aux webinaires en présentiel.
  • Balaji Srinivasan : Pour lui, le « proof of human » sera le problème central de la décennie (transcrit « Baladi »).
  • Alex Henry : Cité par Marc-Antoine parmi les infopreneurs qui font venir leurs clients en salle en Suisse ou à Paris.
  • Matt McGarry : Auteur d'une newsletter sur les cercles contenu, communauté, expérience et service (transcrit « Matt Mcgary »).
  • Taylor Swift : Exemple de monétisation des événements (Eras Tour, film, droits).

Produits et outils

  • Ozempic : Traitement GLP-1 au cœur du premier sujet (transcrit « OMPC », « Olympique », « Osmic »).
  • Wegovy : Autre traitement GLP-1 cité (transcrit « WEG »).
  • Claude : Cité avec Lovable comme outil qui donne l'impression d'un business fait pour soi.
  • Viagra : Précédent de « pilule magique », plus difficile à assumer socialement (transcrit « le bien gras »).
  • BSPCE : Instruments d'intéressement au capital évoqués pour retenir les salariés.
  • BSA : Instruments d'intéressement au capital évoqués pour retenir les salariés.
  • Culture Bourse : Émission de BFM où Rémi tient des chroniques.
  • Dernier livre de Rémi : Lancé lors d'une soirée sur une péniche à Paris.
  • Eras Tour : Tournée et film de Taylor Swift (transcrit « aatour »).
  • Golden Boy : Référence de 2007 évoquée pour les traders qui dépensaient leur argent avec des prostituées.

Lieux

  • États-Unis : 12 % de la population prendrait un GLP-1.
  • Silicon Valley : Marché de l'escorting de luxe pour tech bros (transcrit « CON Valallet », « silicone vallée »).
  • Lisbonne : Ville du mastermind où Rémi est intervenu.
  • France : Rester en France redeviendrait un avantage avec le retour du présentiel.
  • Suisse : Alternative proche pour le présentiel ; lieu des événements de certains infopreneurs.
  • Belgique : N'imposait pas les plus-values jusqu'à récemment.
  • Paris : Péniche de la PLT party ; salles des événements d'infopreneurs.
  • Lyon : Étapes des road shows d'introduction en bourse pour particuliers.
  • Nantes : Étapes des road shows d'introduction en bourse pour particuliers.
  • Marseille : Étapes des road shows d'introduction en bourse pour particuliers.
  • Champs-Élysées : Où Marc-Antoine a travaillé quelques années en banque d'affaires.
  • Bali : Évoquée comme destination pour « choper » sans payer.
  • Moyen-Orient (Qatar : Origine des groupes croisés la nuit sur les Champs-Élysées et, selon Marc-Antoine, de l'argent qui finance la Silicon Valley.
  • Koweït : Origine des groupes croisés la nuit sur les Champs-Élysées et, selon Marc-Antoine, de l'argent qui finance la Silicon Valley.
  • Arabie saoudite) : Origine des groupes croisés la nuit sur les Champs-Élysées et, selon Marc-Antoine, de l'argent qui finance la Silicon Valley.

Description officielle

0:00 Intro 2:27 Programme du soir 3:22 Impact du GLP-1 (Ozempic) sur l'économie et l'infobiz 22:21 Équipe, rétention & acquisition de talents 54:12 Le retour du présentiel dans la création et la captation de valeur 1:07:25 L'escorting ultra-luxe pour tech bros ―――――――――――――――――――――――――――

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