Mass Extract

Leak Claude Code, 30 000 Licenciés par l'IA, Business Models à 1M€/mois & Salariés Actionnaires

Épisode 2 du podcast Mass Extract, diffusé le 4 avril 2026

Deuxième épisode du podcast, toujours sans nom définitif, dans lequel Arnaud, Isma, Rémi et Marc-Antoine traitent cinq sujets. Ils commentent la revente de CoolIT par KKR, qui a redistribué en moyenne 240 000 dollars à chacun de ses 650 salariés, puis débattent des « moats » des entreprises tech à l'heure de l'IA, Rémi détaillant les sept avantages concurrentiels de Buffett et Munger. Le succès de Fin, l'agent IA d'Intercom facturé au ticket résolu, sert de point de départ à une discussion sur la tarification au résultat, nourrie par l'expérience d'iClosed et de LearnyBox. Les animateurs abordent ensuite l'« AI washing » à travers les licenciements d'Oracle, avant de partager ce qu'ils observent sur les business en ligne qui atteignent un million par mois et la manière d'en structurer les flux de trésorerie.

Sommaire

Résumé détaillé

Arnaud ouvre l'épisode en rappelant que le processus de naming reste ouvert et lit les propositions des auditeurs (Irma Podcast, Not Financial Advice, Net Worth, Above the Fold, Les quatre chevaliers de l'apocalypse, Mass Extract Podcast, Noble Valo, Le conseil de classe, Fréquence interdite, etc.). Le lot promis est désormais présenté comme une semaine de coaching avec Isma.

Le premier sujet porte sur la vente de CoolIT, spécialiste du refroidissement liquide pour data centers, par KKR à Ecolab pour 4,75 milliards de dollars, soit quinze fois la mise en moins de trois ans, avec un versement moyen de 240 000 dollars à chacun des 650 salariés. Marc-Antoine, qui a « bien connu » ces opérations chez Rothschild, explique les management packages et raconte l'actionnariat salarié du groupe Mulliez, ainsi qu'un deal de cession d'une filiale de Decathlon qu'il conseillait et qui a échoué parce que les managers refusaient de céder des actions qui « compoundaient » à près de 15 % par an. Un animateur y voit la grande question sociale du XXIe siècle : inclure le maximum d'humains dans les revenus du capital, en citant l'économiste Louis Kelso. Rémi préfère l'exemple du capital de long terme, celui de Constellation Software de Mark Leonard.

Le débat glisse vers les moats. Isma doute de la pérennité des conglomérats de SaaS face à la multiplication de petits SaaS verticaux, tandis que Rémi rappelle que Constellation ne rachète justement que de petits logiciels verticaux et que le premier des moats reste le capital accumulé. Rémi, qui dit avoir écrit un livre sur le sujet et gérer plus de 40 millions d'euros au sein de son family office, détaille les sept moats de Buffett et Munger, de la marque (Coca-Cola) au moat comportemental (Philip Morris). Arnaud présente l'article « The only moat that matters » : l'IA rend tout copiable, et seul compte ce qui est difficile à obtenir (données, effets de réseau, licences, capital, utilisateurs). Isma estime que le moat de l'infoproduit tient à la relation, la valeur perçue et la distribution, et que des entrepreneurs bootstrappés comme lui peuvent désormais concurrencer Calendly. Marc-Antoine fait un « reality check » : les TPE-PME françaises restent très peu digitalisées.

Le troisième sujet porte sur Fin, l'agent IA d'Intercom, passé à 100 millions de dollars d'ARR en 21 mois avec un prix de 0,99 dollar par ticket résolu. Arnaud y voit la bascule du paiement à l'accès vers le paiement au résultat. Isma indique que Fin résout instantanément 56 % des tickets d'iClosed et explique qu'iClosed prépare une IA de relance des prospects facturée à l'appel réservé. Marc-Antoine raconte qu'il voulait quitter Intercom après une hausse de 30 % liée au passage à la tarification par siège, mais que l'entraînement de Fin sur les données de LearnyBox crée un verrou : perdre cette « mémoire » coûterait trop cher. Rémi explique pourquoi la plupart de ses logiciels sont vendus en paiement unique ou à l'action plutôt qu'en abonnement.

Le quatrième sujet, l'« AI washing », part des 20 000 à 30 000 licenciements annoncés par Oracle par un e-mail envoyé à 6 heures du matin, et des purges de Block, Amazon ou Salesforce. Pour Rémi, réduire la masse salariale profite au cours de bourse à court et à long terme ; la tech vit une autodestruction « à la Schumpeter » qui produira des cash cows. Marc-Antoine, seul animateur dont l'entreprise est incorporée en France, rappelle qu'en PME c'est le patron qui fait le « sale boulot ». Il cite une étude de Harvard selon laquelle l'IA profite surtout aux seniors qui savent vérifier ses résultats, ce qu'Arnaud confirme à partir de dix ans de copywriting écrit à la main, en s'inquiétant pour le parcours méritocratique des juniors.

Le dernier sujet partage les données des animateurs sur les business en ligne à un million par mois. Isma, dont les principaux marchés sont les États-Unis, l'Europe et l'Australie, explique que tout dépend du coût par clic (4 à 5 euros aux États-Unis contre 1 à 2 euros en Europe), ce qui crée une opportunité d'arbitrage sur le marché européen. Les niches qui fonctionnent sont celles où on n'attend pas les marketeurs (santé, finance, B2B), souvent avec une personne en façade et un opérateur en coulisses. Marc-Antoine cite pour LearnyBox la santé, le bien-être, la spiritualité et l'immobilier. Isma détaille la mécanique VSL et le problème du taux de présence aux appels. Rémi conclut sur la structuration : tripwires, et trois niveaux d'allocation du capital, avec l'exemple d'un multi-family office monté en joint-venture et d'une société estonienne qui place 100 % de son excédent brut d'exploitation en bourse.

Chapitres

0:00Introduction

Arnaud présente les hôtes, Isma (iClosed), Rémi (Parlons Long Terme) et Marc-Antoine (LearnyBox), et rappelle que le nom du podcast n'est toujours pas choisi. Le lot pour la meilleure proposition est présenté comme une semaine de coaching avec Isma. Il lit les propositions reçues : Irma Podcast (initiales des animateurs), Not Financial Advice, Net Worth, Above the Fold (« je sais pas ce que ça veut dire parce que je me suis arrêté au bac »), Les grands méchants loups, The Last Call, Only C4, Les quatre chevaliers de l'apocalypse, Les quatre fanatiques, Angles morts, Mass Extract Podcast, PME Podcast, Noble Valo, Le conseil de classe, Les mousquetaires, Le nouveau siècle, Les messagers de l'apocalypse, Bullish as fuck, Fréquence interdite, La vision macro et L'ordre du jour.

  • Le naming du podcast reste ouvert ; « Mass Extract Podcast » figure parmi les propositions des auditeurs.
  • Arnaud plaisante en disant s'être « arrêté au bac ».

Interviennent : Arnaud

2:16Au programme ce soir

Arnaud annonce les sujets : la sortie de KKR de CoolIT au profit des salariés, les 30 000 salariés d'Oracle licenciés par e-mail à 6 heures du matin et la théorie de l'AI washing, les moats des entreprises tech (« un des fils directeurs de ce podcast c'est les SaaS »), le produit Fin d'Intercom et sa tarification au ticket résolu (sujet qu'il propose de confier à Rémi « qui a de l'appétit pour les pricing »), et les nouveaux business models à un million par mois à partir des données des animateurs.

  • Les SaaS et leurs business models sont présentés comme un fil directeur du podcast.
  • Rémi est présenté comme passionné de stratégies de pricing.

Interviennent : Arnaud, Rémi

4:11Sujet 1 : KKR & LBO CoolIT — Quand les salariés touchent le jackpot

Arnaud présente l'opération : KKR vend CoolIT à Ecolab pour 4,75 milliards de dollars, quinze fois la mise en moins de trois ans ; les 650 salariés touchent en moyenne 240 000 dollars (35 000 pour les nouveaux, jusqu'à 490 000 pour les vétérans arrivés avant 2016), soit 3 à 4 % de la valeur créée, KKR et Mubadala gardant 4,3 milliards. Il rappelle que KKR (Kohlberg Kravis Roberts) a été fondé en 1976 par trois anciens de Bear Stearns, gère 744 milliards de dollars, a affiché 5,53 milliards de revenus et levé 43 milliards au troisième trimestre 2025, et que son action a perdu 33 % en six mois.

Marc-Antoine explique que le private equity incentive d'ordinaire seulement les top managers via des management packages, et qu'il est rare de voir tous les salariés, parfois ouvriers, en profiter ; il dit avoir « bien connu » la crainte des salariés face à l'arrivée d'un fonds dans sa vie passée chez Rothschild. Il cite le groupe Mulliez (Auchan, Decathlon, Leroy Merlin), dont 12 à 16 % du capital serait détenu par les salariés, et raconte avoir conseillé Decathlon, il y a une dizaine d'années, dans la vente d'une filiale à un groupe belge coté : le deal a échoué car quatre ou cinq managers refusaient de céder un package d'actions qui capitalisait à près de 15 % par an, malgré 3 à 4 millions d'euros proposés en plus.

Un animateur estime que la grande question sociale du XXIe siècle sera d'inclure le maximum d'humains dans les revenus du capital si l'IA et les robots déciment le travail, en citant l'économiste Louis Kelso et son idée de LBO au profit des salariés ; il critique au passage une inclusivité de façade. Rémi juge l'exemple du private equity trop court-termiste et dépendant du timing, et lui préfère le capital de long terme, illustré par Mark Leonard qui a quitté le private equity pour fonder Constellation Software.

  • CoolIT vendue 4,75 Md$ à Ecolab, x15 en moins de trois ans pour KKR.
  • 240 000 $ en moyenne pour chacun des 650 salariés.
  • Groupe Mulliez : 12 à 16 % du capital détenu par les salariés selon Marc-Antoine.
  • Anecdote de Marc-Antoine sur un deal Decathlon avorté à cause de packages managers qui « compoundaient » à 15 % par an.
  • Idée de Louis Kelso : faire accéder les salariés au capital par un mécanisme de type LBO.
  • Rémi : le private equity est une dynamique d'extraction de court terme.

Interviennent : Arnaud, Marc-Antoine, Rémi

17:28Sujet 2 : Les "moats" et la tech

Rémi présente Constellation Software (introduite en bourse en 2006, plus de 35 % de croissance annuelle moyenne, environ 1 000 rachats de petits logiciels verticaux, managers obligés de racheter des actions avec leur bonus), qui a corrigé de 40 % en six mois mais cote encore 72 fois ses bénéfices. Isma doute que des conglomérats de SaaS puissent durer à l'heure où « tout le monde peut rentrer » et où la distribution devient décisive. Marc-Antoine ajoute que Constellation bénéficie d'un effet de réseau interne. Rémi évoque Asseco, small cap polonaise que son équipe avait dans le viseur, et dit avoir racheté 49 % d'une société qui vend du logiciel aux CGP, un marché très protégé par la conformité.

Rémi, qui dit avoir écrit un livre sur les moats et en faire un cœur de métier au sein de son family office (plus de 40 millions d'euros sous gestion), détaille au sens de Buffett et Munger le moat capitalistique et sept autres : branding (Coca-Cola), coûts de changement (AWS), effet de réseau (Meta), avantage de coûts (Costco et son abonnement, dont s'est inspiré Amazon Prime), actifs intangibles (brevets, conseil de surveiller leur expiration dans la pharmacie), réglementaire (Moody's, Canadien National) et comportemental (Philip Morris International, 17,2 % par an en rendement total sur un siècle).

Arnaud partage l'article « The only moat that matters » : l'IA peut tout copier, on passe de « difficile à faire » à « difficile à obtenir » (données d'utilisateurs, effets de réseau, licences réglementaires, capital massif, infrastructures physiques, utilisateurs). Il nuance avec Cal AI, application « vibe codée » rachetée plus de 100 millions grâce à sa distribution sur TikTok. Isma ramène le débat à l'infoproduit (relation, valeur perçue, distribution), défend la culture du bootstrap et explique qu'avec l'expérience accumulée dans le closing et le setting, il peut concurrencer Calendly. Marc-Antoine rappelle que les TPE-PME françaises restent peu digitalisées (24 % ont un ERP selon le baromètre France Num 2024). Un animateur dénonce enfin les outils IA promus par les plateformes et les influenceurs mais qui « ne fonctionnent pas ».

  • Constellation Software : 1 000 rachats, plus de 35 %/an, 72 fois les bénéfices après une baisse de 40 %.
  • Rémi : le plus gros moat reste la consolidation du capital généré.
  • Les sept moats de Buffett et Munger détaillés par Rémi.
  • Article « The only moat that matters » : ce qui compte est ce qui est difficile à obtenir, pas à faire.
  • Isma : pour la première fois, un entrepreneur avec moins de 5 M peut viser une société à un milliard.
  • France Num 2024 : 24 % des entreprises ont un ERP, 65 % un logiciel comptable.
  • Marc-Antoine : les PME françaises raisonnent marges, recrutement et quotidien, pas scale.

Interviennent : Rémi, Isma, Marc-Antoine, Arnaud

38:54Sujet 3 : 100M ARR — Intercom & l'IA

Arnaud, qui dit avoir « toujours détesté » Intercom, présente Fin : 100 millions de dollars d'ARR en 21 mois, à 0,99 dollar par ticket résolu et rien si l'IA échoue. Zendesk proposerait 1,5 dollar par résolution et Sierra AI a dépassé 100 millions d'ARR avec le même modèle « outcome based ». Les impératifs : facturer le résultat et non l'accès, assumer le risque, aligner toutes les équipes car chaque bug coûte de l'argent ; la qualité produit devient une métrique financière directe.

Isma indique que 56 % des tickets d'iClosed sont résolus instantanément par Fin, là où il aurait fallu des équipes sur plusieurs fuseaux horaires. Il imagine Fin branché directement sur la base de données du produit, et explique qu'iClosed implémente une IA qui relance par WhatsApp ou iMessage les prospects n'ayant pas réservé d'appel, avec l'idée de facturer 15 à 20 euros par appel réservé pour une offre à 4 000 ou 5 000 euros, en remplacement de setters payés 2 000 à 5 000 euros par mois.

Marc-Antoine raconte que LearnyBox voulait quitter Intercom six mois plus tôt, après le passage à une tarification par siège et une hausse d'environ 30 %, mais que l'équipe avait commencé à « nourrir » Fin : le vrai moat d'Intercom est la perte de mémoire qu'entraînerait un départ. Fin est devenu le meilleur « opérateur » (150 tickets contre 28), avec environ 40 % de résolution sur les 70 % de tickets qu'il traite, les clients VIP Enterprise restant gérés par des humains. Rémi, qui n'utilise pas Intercom, retrace l'évolution des prix du logiciel (lifetime deals, abonnement, prix par siège, paiement à l'action) et explique que la plupart de ses logiciels fonctionnent en lifetime deal ou à l'action, avec une LTV trois fois supérieure à celle de concurrents en abonnement. Il pose aussi sa règle d'allocation : partant du principe qu'aucun business n'est assuré de fonctionner dans dix ans, collecter un maximum de cash et le réinvestir au sein de l'entreprise à environ 10 % par an, dans l'intérêt de la personne morale plutôt que du seul fondateur.

  • Fin d'Intercom : 100 M$ d'ARR en 21 mois à 0,99 $ par ticket résolu.
  • Bascule du paiement à l'accès vers le paiement au résultat.
  • iClosed : 56 % des tickets résolus instantanément par Fin selon Isma.
  • Projet iClosed : une IA de relance des prospects facturée à l'appel réservé.
  • LearnyBox : hausse d'environ 30 % chez Intercom, mais Fin devenu impossible à quitter.
  • Rémi : un bon pricing arbitre LTV, conversion, saturation du marché, CAC et usage du cash-flow.

Interviennent : Arnaud, Isma, Marc-Antoine, Rémi

52:37Sujet 4 : Si je te dis liberté, tu penses à quoi ? (AI Washing & Oracle)

Arnaud présente l'AI washing : Oracle licencie 20 000 à 30 000 personnes par un e-mail à 6 heures du matin ; selon Marc Andreessen, l'IA est une excuse pour dégraisser les recrutements excessifs de l'ère Covid ; 59 % des DRH admettraient mettre l'IA en avant parce que cela passe mieux ; Block a licencié 40 % de ses effectifs, Amazon 16 000 personnes en janvier après 14 000 en octobre, Salesforce 4 000. Forrester n'estime qu'à 100 000 le nombre de postes supprimés à cause de l'IA aux États-Unis en 2025, sur 160 millions d'actifs.

Un animateur y voit une logique « any news is good news » et s'interroge sur la fuite du code de Claude Code et le refus d'Anthropic de donner accès au Pentagone, qu'il lit comme des coups de communication. Un autre défend la thèse de la pure narrative boursière (« tu liquides 40 % des mecs, ton cours de bourse il pompe »), en citant Telegram et ses 30 employés et Twitter devenu X. Rémi estime que les meilleurs vendeurs du monde ont toujours été des vendeurs d'actions et que la tech vit une autodestruction « à la Schumpeter » qui fera naître des cash cows. Un animateur, originaire de Carcassonne, rappelle que 30 000 personnes représentent une ville entière.

Marc-Antoine, présenté comme le seul dont l'entreprise est incorporée en France, explique que LearnyBox a remplacé beaucoup de postes mais progressivement, et qu'en PME le dirigeant fait lui-même le « sale boulot ». Il cite une étude de Harvard sur le « GenAI Wall Effect » : l'IA bénéficie surtout aux experts qui savent la vérifier, comme lui qui a appris à la dure à retraiter les données en banque d'affaires. Arnaud, sollicité pour son regard historique, note qu'habituellement la technologie profite à l'outsider, mais constate que son équipe produit avec l'IA un copywriting « toxique », lui qui a écrit des textes à la main pendant dix ans. Il s'inquiète pour le parcours méritocratique des juniors.

  • Oracle : 20 000 à 30 000 licenciements notifiés par e-mail à 6 heures du matin.
  • AI washing : invoquer l'IA pour justifier des coupes d'origine financière.
  • Forrester : environ 100 000 postes supprimés à cause de l'IA aux États-Unis en 2025.
  • Rémi : réduire la masse salariale augmente le cash-flow et prépare des cash cows.
  • Marc-Antoine : l'IA profite aux seniors qui savent détecter ses erreurs (étude Harvard).
  • Arnaud : dix ans de copywriting manuel lui permettent de repérer la médiocrité des textes générés par l'IA.

Interviennent : Arnaud, Rémi, Marc-Antoine

1:07:53Sujet 5 : Les nouveaux business models à 1M€/mois

Arnaud propose un sujet plus « dopaminergique » fondé sur les données de LearnyBox (des milliers d'infopreneurs) et d'iClosed. Isma cite ses principaux marchés : États-Unis, Allemagne, Pays-Bas, France, Royaume-Uni, presque toute l'Europe et l'Australie. Pour lui, tout se joue sur le coût par clic, 4 à 5 euros aux États-Unis contre 1 à 2 euros en Europe. Les marketeurs qui vendent aux marketeurs se heurtent à la concurrence la plus forte ; ce qui fonctionne, c'est un « market extracteur » qui s'installe sur une niche inattendue (santé, finance, B2B), souvent avec une personne en façade et un opérateur qui gère media buying, funnel, closers et setters en coulisses. Il remarque que l'audience formée autrefois par Arnaud, qui n'aimait pas se montrer, reproduit ce schéma.

Marc-Antoine, arrivé « il y a finalement peu de temps » dans l'écosystème, décrit le cycle classique de l'expert devenu formateur, puis vendeur de high ticket (4 000 à 8 000 euros) et de masterminds (20 000 à 50 000 euros). Chez LearnyBox, la santé et le bien-être (biohacking), la spiritualité, l'investissement immobilier et le B2B fonctionnent bien ; il imagine une offre qui aiderait les boulangers à passer de 500 000 à 750 000 euros ou un million de chiffre d'affaires avec 15 % de marge au lieu de 3 %. Les animateurs citent des infopreneurs qui se tournent vers le B2B (Alec, Marvin, Max Piccinini, Hakim).

Isma détaille les cycles de formats (VSL, webinaire, challenge) destinés à faire baisser le coût par lead, l'absence d'opt-in aux États-Unis à cause du coût des leads (10 à 25 dollars), et l'arbitrage européen : le clic coûte cinq fois plus cher aux États-Unis sans que les offres high ticket y soient cinq fois plus chères. Il insiste sur la page de confirmation et le taux de présence : selon lui, une mise à jour de Google Calendar en 2022 a fait passer le show-up moyen de 86 % à 62 %, ce qui ampute la rentabilité de 20 à 30 %. Rémi, de retour de l'île Maurice, évoque les tripwires (dont de petits SaaS) puis décrit trois niveaux d'allocation du capital : interne, actif (joint-ventures et participations synergiques, comme le multi-family office qu'il a créé avec Christophe) et passif (placer en bourse une partie des flux au sein de la société). Son exemple : une société estonienne à 500 000 euros de chiffre d'affaires et 200 000 euros d'EBE dont le portefeuille atteint 2,7 millions la neuvième année et peut verser 216 000 euros de dividendes, plus que l'exploitation elle-même.

  • Isma : coût par clic de 4-5 € aux États-Unis contre 1-2 € en Europe.
  • Les meilleures niches sont celles où on n'attend pas les marketeurs : santé, finance, B2B.
  • Modèle « façade + opérateur » : une personne visible en front-end, un marketeur qui extrait en back-end.
  • Niches qui marchent sur LearnyBox : santé, bien-être, spiritualité, immobilier, B2B.
  • Isma : une mise à jour de Google Calendar en 2022 aurait fait chuter le show-up moyen de 86 % à 62 %.
  • Rémi : allouer 10 à 20 % de ses flux à un capital constitué au sein de la société.
  • Exemple de Rémi : 2,7 M€ de capital et 216 k€ de dividendes potentiels la neuvième année pour une société à 200 k€ d'EBE.

Interviennent : Arnaud, Isma, Marc-Antoine, Rémi

1:30:41À la semaine prochaine !

Les animateurs jugent qu'une durée de 1 h 20 à 1 h 30 est un bon format. Ils rappellent que le naming et les suggestions de sujets restent ouverts en commentaire ou sur les réseaux, et indiquent qu'aucun compte social propre au podcast n'existe encore en dehors de YouTube : Twitter, Instagram et TikTok pourraient être créés vers le troisième ou quatrième épisode pour diffuser des extraits courts.

  • Format jugé idéal : 1 h 20 à 1 h 30.
  • Comptes sociaux du podcast prévus vers le troisième ou quatrième épisode.

Débats

L'opération KKR / CoolIT est-elle un modèle d'inclusion des salariés dans le capital ?

  • Un animateurElle illustre la grande question sociale du XXIe siècle : inclure le maximum d'humains dans les revenus du capital face à l'automatisation.
  • RémiLe private equity est court-termiste et dépend du timing ; les capitaux de long terme (Mulliez, Constellation) sont de meilleurs exemples.
  • Marc-AntoineL'actionnariat salarié fidélise, comme chez Mulliez, même s'il peut faire échouer un deal.

Les conglomérats de SaaS peuvent-ils durer à l'ère de l'IA ?

  • IsmaNon : la barrière à l'entrée disparaît, on va vers une multitude de petits SaaS verticaux et seule la distribution compte.
  • RémiConstellation ne rachète que de petits SaaS verticaux et son capital accumulé reste le premier des moats ; sa correction est logique.
  • Marc-AntoineConstellation bénéficie d'un effet de réseau interne qui crée sa propre demande.

Les licenciements attribués à l'IA sont-ils réels ou de l'AI washing ?

  • Un animateurC'est surtout de la narrative boursière : couper 40 % des effectifs fait monter le cours.
  • RémiC'est bénéfique à court et long terme pour le cash-flow ; la tech s'autodétruit à la Schumpeter et produira des cash cows.
  • Marc-AntoineDans une PME, on remplace progressivement et c'est le dirigeant qui fait le sale boulot ; seuls les grands groupes peuvent licencier « en appuyant sur un bouton ».

L'IA profite-t-elle aux outsiders ou aux insiders ?

  • Marc-AntoineAux insiders : seuls les seniors savent vérifier ce que produit l'IA.
  • ArnaudHistoriquement la technologie profite à l'outsider, mais cette fois les juniors risquent de ne jamais acquérir l'expérience nécessaire.

Citations

« Above the Fold, je sais pas ce que ça veut dire parce que je me suis arrêté au bac. »
Arnaud (attribution probable)0:36Lecture des propositions de nom pour le podcast.
« Moi je l'ai bien connu dans ma vie passée chez Rothschild où on accompagnait les fonds. »
Marc-Antoine6:47Sur la crainte des salariés à l'arrivée d'un fonds de private equity.
« Pour la petite anecdote, moi j'ai conseillé le groupe Décathlon il y a une petite dizaine d'années dans la vente d'une filiale. »
Marc-Antoine8:33Introduction de l'anecdote du deal avorté.
« Peut-être que la grande question sociale de notre époque ça va être comment on intègre un maximum d'humains dans le revenu du capital. »
Orateur non identifié11:05Réaction à l'opération KKR / CoolIT.
« Le plus gros des moats et le plus gros des moats que l'on peut même nous-mêmes constituer au sein de nos propres entreprises, c'est la mise en place d'une consolidation du capital généré. »
Rémi (attribution probable)18:11À propos de Constellation Software.
« C'est une partie intégrante de notre métier au sein du family office qui est aujourd'hui la boîte que je détiens qui a le plus de valeur, parce qu'on a un petit peu plus de 40 millions d'euros sous gestion. »
Rémi (attribution probable)20:47Rémi explique son intérêt pour les moats.
« Quel est le moat de vendre une information que tout le monde peut obtenir, que tu peux taper sur ChatGPT, et comment ça se fait que tu as un gugus sur YouTube qui te vend cette information pour 5000 ? »
Isma (attribution probable)26:06Isma transpose la question des moats à l'infoproduit.
« On n'a pas l'habitude de dépenser de l'argent pour ne pas gagner d'argent. »
Isma (attribution probable)27:26Sur la culture du bootstrap face à la Silicon Valley.
« Aujourd'hui, avec moins de cinq millions, tu as peut-être une chance de finir avec une billion dollar company. Et je trouve que c'est une énorme bonne nouvelle pour nous. »
Isma (attribution probable)32:15Sur la possibilité de concurrencer Calendly ou Zoom grâce à l'IA.
« Le marché ne paye plus pour de l'accès, il paye pour du résultat. »
Arnaud (attribution probable)39:12Présentation du modèle de Fin d'Intercom.
« On a 56 % des tickets qui sont résolus instantanément à travers Fin. »
Isma40:43Isma, présenté comme le premier à avoir testé Fin.
« Ça c'est un des moats d'Intercom et de Fin, c'est pas le lock-in comme on l'imagine, c'est la perte de mémoire, la perte d'intelligence qu'on aurait si on allait chez Zendesk ou un autre. »
Marc-Antoine46:23Marc-Antoine explique pourquoi LearnyBox n'a pas quitté Intercom.
« Partant du principe que je n'ai aucune assurance que mon business fonctionne encore dans 10 ans, comment est-ce que je fais pour m'assurer de sa survie dans 100 ? »
Rémi (attribution probable)51:16Rémi sur l'allocation des flux de trésorerie.
« Les meilleurs vendeurs du monde ont toujours été des vendeurs d'actions. »
Rémi56:36Réponse de Rémi, interpellé sur la bourse, au débat sur l'AI washing.
« C'est un secteur qui a connu une forme de bulle, de surconcentration de moyens humains, pour aujourd'hui s'autodétruire à la Schumpeter, c'est magnifique. »
Rémi57:08Sur les licenciements dans la tech.
« Quand tu es dans une TPE PME comme nous, le sale boulot, c'est toi qui le fais. »
Marc-Antoine59:17Marc-Antoine, seul animateur incorporé en France, sur les licenciements.
« Parce que je l'ai crunché à la main, parce que je me suis fait dérouiller quand j'étais jeune. »
Marc-Antoine (attribution probable)1:03:01Sur la capacité d'un senior à détecter les erreurs de l'IA.
« Ils ont fait du copywriting avec de l'IA, c'est toxique, parce que j'ai écrit des textes à la main pendant 10 piges. »
Arnaud1:06:09Arnaud, sollicité nommément, sur l'intuition acquise face à l'IA.
« Il faut aller chercher sur des marchés où on t'attend pas. »
Isma (attribution probable)1:10:50Sur les business à un million par mois.
« Le secret, il est dans la page de confirmation. »
Isma (attribution probable)1:18:22Mécanique d'un funnel VSL.
« La bonne question à se poser, c'est qui fait plus de blé que moi avec mes leads ? »
Rémi1:22:51Rémi sur l'allocation de capital active.

Ce que les animateurs racontent

Ce que chaque animateur raconte de son parcours, de ses entreprises et de ses habitudes au cours de l'épisode.

Arnaud

  • ParcoursDit en plaisantant s'être « arrêté au bac » en lisant une proposition de nom qu'il ne comprend pas. 0:36« je sais pas ce que ça veut dire parce que je me suis arrêté au bac »
  • EntrepriseDit investir dans des sociétés de protection rapprochée en France, un secteur à forte complexité réglementaire (environ un an et demi pour monter une société, audits permanents), tout en précisant qu'il n'est qu'un « modeste investisseur » qui ne s'en occupe pas. 24:25« c'est pas moi qui m'en occupe, je suis juste un modeste investisseur »
  • OpinionDit avoir toujours détesté Intercom, qu'il trouve « absolument insupportable ». 38:40« Intercom, boîte que je trouve absolument insupportable. J'ai toujours détesté ce produit »
  • ParcoursA écrit des textes de copywriting à la main pendant dix ans ; il juge « toxique » le copywriting que son équipe produit avec l'IA. 1:06:09« j'ai écrit des textes à la main pendant 10 piges »
  • OpinionEstime que la technologie profite habituellement à l'outsider, mais que l'IA compromet le parcours méritocratique des juniors, les entreprises gardant leurs seniors augmentés par l'IA plutôt que d'embaucher des débutants. 1:06:44
  • ParcoursSelon Isma, les personnes qu'Arnaud formait dans le passé n'aimaient pas se montrer et résonnaient avec lui parce qu'« on vendait des PDF » ; elles reproduisent aujourd'hui le modèle d'une personne en façade et d'un opérateur en coulisses. 1:11:47« les personnes que tu avais formées dans le passé, c'était pas des personnes qui aimaient se montrer »

Isma

  • OpinionDoute de la pérennité des conglomérats de SaaS : selon lui, on va vers une multitude de petits SaaS très verticaux et la distribution devient le facteur décisif. 16:22
  • OpinionEstime que le moat de l'infoproduit repose sur la relation, la valeur perçue et la distribution. 26:06« C'est la relation, c'est la valeur perçue, c'est la distribution »
  • ParcoursExplique qu'il a toujours fait tourner ses business sur fonds propres, en bootstrap, avec la rentabilité comme priorité, et qu'il a découvert la logique « non profitable » de la tech en lançant iClosed. 27:26« on a toujours eu l'habitude de run des business avec nos fonds propres »
  • ParcoursDit avoir accumulé de l'expérience avec des activités que la transcription rend par « Build the Scale », « Closing » et « Setting Mastery », et avoir staffé des closers et des setters pour des entrepreneurs ; il a transformé cette expérience en avantage financier, informationnel et relationnel. 31:05« avec l'expérience que j'ai obtenue après avoir Build the Scale, Closing et Setting Mastery »
  • EntrepriseA lancé iClosed en 2022, à une époque sans beaucoup d'IA, ce qui lui « a coûté énormément » ; il juge qu'il est aujourd'hui plus facile de concurrencer Calendly ou Zoom. 31:05« j'ai commencé en 2022 avec iClosed, j'avais pas trop d'IA »
  • ChiffreDécrit Calendly, son concurrent : valorisé 3 milliards en 2021, entre 4 et 5 milliards aujourd'hui selon lui, environ 270 millions de dollars de revenus, 10 millions d'utilisateurs (beaucoup en freemium) et environ 250 employés. 29:26
  • ChiffreIndique que Fin, l'agent IA d'Intercom, résout instantanément 56 % des tickets de support d'iClosed. 40:43« on a 56 % des tickets qui sont résolus instantanément à travers Fin »
  • EntrepriseExplique qu'iClosed capture les prospects qui ne réservent pas d'appel et implémente une IA pour les relancer sous cinq minutes par WhatsApp, iMessage et d'autres canaux, avec l'idée d'être payé à la performance (15 à 20 euros par appel réservé sur une offre à 4 000 ou 5 000 euros) plutôt qu'à l'usage. 41:44« je peux très bien te faire payer 15 ou 20 euros l'appel réservé »
  • OpinionDit être très vigilant à ne pas mettre d'IA quand ce n'est pas nécessaire et surveiller la satisfaction client associée. 48:25« je veux pas mettre de l'IA lorsque c'est pas nécessaire »
  • EntrepriseIndique que les principaux marchés d'iClosed sont les États-Unis, l'Allemagne, les Pays-Bas, la France, le Royaume-Uni, presque toute l'Europe et l'Australie. 1:08:17
  • ConseilConseille d'exploiter l'arbitrage du coût par clic (cinq fois plus cher aux États-Unis sans que les offres high ticket le soient autant) et de travailler la page de confirmation et le taux de présence aux appels. 1:17:49

Rémi

  • OpinionJuge le private equity trop court-termiste et dépendant du timing, et lui préfère le capital qui dure, citant Mark Leonard et Constellation Software. 13:27
  • VieÉvoque sa « connexion japonaise » après une coupure en pleine intervention. 18:11« ma connexion japonaise a coupé »
  • EntrepriseIndique que son équipe avait dans le viseur Asseco, small cap polonaise de logiciels financiers, et qu'il a racheté il y a peu 49 % d'une société qui vend du logiciel aux conseillers en gestion de patrimoine et intermédiaires financiers, un marché verrouillé par la conformité. 19:47« pour avoir racheté 49 % des parts d'une boîte qui vend du logiciel pour des CGP »
  • ParcoursDit avoir écrit un livre sur les moats, sujet qui le passionne et qui fait partie intégrante du métier de son family office. 20:47« J'ai créé un bouquin à ce sujet »
  • ChiffreIndique que son family office (transcrit « PLTP Family Office ») gère un peu plus de 40 millions d'euros et constitue la société qu'il détient qui a le plus de valeur, car c'est une valeur liquide. 20:47« on a un petit peu plus de 40 millions d'euros sous gestion »
  • EntrepriseIndique qu'il dépend d'AWS pour ses différents SaaS. 20:47« On est dépendant avec nos différents SaaS par AWS »
  • ParcoursEst ingénieur de formation : la dernière entreprise dans laquelle il a travaillé pour obtenir son diplôme d'ingénieur est Air Liquide. 23:03« la dernière boîte dans laquelle j'ai bossé pour obtenir mon diplôme d'ingénieur qui est Air Liquide »
  • EntrepriseExplique que la plupart de ses logiciels fonctionnent en lifetime deal ou en paiement à l'action plutôt qu'en abonnement, avec une LTV trois fois supérieure à celle de concurrents en abonnement, et attribue ce choix à son savoir-faire initial de stock-picking. 50:22« Nos concurrents qui sont sur des abonnements avaient une LTV qui était trois fois moins élevée que la nôtre »
  • ConseilRecommande de collecter un maximum de cash et de le placer au sein même de l'entreprise à un rythme d'environ 10 % par an, dans l'intérêt de la personne morale plutôt que pour l'enrichissement personnel du fondateur. 51:16« je collecte un maximum de cash dès maintenant et je place tout ce cash au sein même de l'entreprise »
  • VieRevient d'un séjour à l'île Maurice, où des amis lui ont parlé de modèles à base de tripwire face à la hausse des coûts par lead. 1:20:32« je suis passé à Maurice il y a pas longtemps »
  • EntrepriseA créé son cabinet de gestion de fortune via une joint-venture avec un associé prénommé Christophe : un multi-family office qui construit des portefeuilles boursiers au sein d'assurances-vie luxembourgeoises, mobilisables en crédit lombard ; il y est rémunéré chaque année par des dividendes et influe sur les produits proposés. 1:22:51« c'est comme ça que j'ai créé mon cabinet en gestion de fortune »
  • ChiffrePrésente une de ses sociétés, basée en Estonie, qui fait environ 500 000 euros de chiffre d'affaires et 200 000 euros d'EBE, dont il ne se verse rien : 100 % de l'EBE est placé en bourse (stratégie small cap value, hypothèse de 12 % par an, forte exposition à la Chine), pour un capital projeté de 2,7 millions et 216 000 euros de dividendes possibles la neuvième année. 1:24:24« c'est dans une boîte en Estonie donc il y a pas d'impôt sur les retained earnings »
  • EntrepriseIndique avoir ouvert une autre verticale jugée prioritaire, un startup studio décentralisé qui crée des logiciels en joint-venture avec des partenaires apportant du deal flow. 1:28:30« notre startup studio »
  • OpinionReconnaît n'avoir jamais connu d'asymétrie de résultats grâce à un produit porté par la publicité, mais se dit content de sa diversification, qui doit le mener à horizon de dix ans à « son nouveau million » de patrimoine. 1:29:31« j'ai jamais eu d'asymétrie de résultats aujourd'hui grâce à un produit qui marche avec de la pub »

Marc-Antoine

  • ParcoursDit avoir bien connu, dans sa vie passée chez Rothschild où il accompagnait des fonds, la crainte des salariés à l'arrivée d'un fonds de private equity. 6:47« moi je l'ai bien connu dans ma vie passée chez Rothschild où on accompagnait les fonds »
  • AnecdoteA conseillé Decathlon, il y a une dizaine d'années, dans la vente d'une filiale à un groupe belge coté ; le deal a échoué parce que quatre ou cinq managers refusaient de céder un package d'actions qui capitalisait à près de 15 % par an, malgré 3 à 4 millions d'euros supplémentaires proposés par l'acquéreur. 8:33« moi j'ai conseillé le groupe Décathlon il y a une petite dizaine d'années dans la vente d'une filiale »
  • EntrepriseExplique que LearnyBox, avec ses offres entreprises, s'adresse à des TPE, PME et ETI, à qui elle propose la formation en ligne et des académies clients, et que beaucoup restent réticentes à la digitalisation. 33:36« Nous, avec LearnyBox, on est avec nos offres entreprises, on parle à des TPE PME ETI »
  • EntrepriseRaconte que LearnyBox voulait quitter Intercom six mois plus tôt, après une hausse d'environ 30 % liée au passage à la tarification par siège, mais qu'il y a renoncé parce que l'équipe avait entraîné Fin ; Fin est devenu le meilleur « opérateur » (150 tickets résolus contre 28), avec environ 40 % de résolution sur les 70 % de tickets qu'il traite, hors clients VIP Enterprise, et un objectif de 65 %. 44:21« mon réflexe de bon gestionnaire bon père de famille »
  • EntreprisePrésenté comme le seul des animateurs dont l'entreprise est incorporée en France ; LearnyBox a remplacé beaucoup de postes, mais progressivement. 58:38« chez nous on a remplacé beaucoup de monde mais ça prend du temps »
  • ParcoursRappelle qu'en banque d'affaires, débutant, il saisissait les données de valorisation à la main et s'est « fait dérouiller » quand il était jeune, ce qui lui permet aujourd'hui de repérer les erreurs de l'IA. 1:02:16« je me suis fait dérouiller quand j'étais jeune »
  • ParcoursDit être arrivé « il y a finalement peu de temps » dans l'écosystème de l'infobusiness, mais avoir beaucoup échangé et vu de nombreux cas grâce à LearnyBox. 1:12:20« moi je suis arrivé il y a finalement peu de temps dans l'écosystème »
  • ChiffreCite les niches qui fonctionnent sur LearnyBox : santé et bien-être (biohacking), spiritualité, investissement immobilier et B2B. 1:13:10

Chiffres cités

ChiffreDe quoi il s'agitCité parMoment
4,75 Md$Prix de vente de CoolIT à EcolabArnaud3:35
x15Multiple réalisé par KKR sur CoolIT en moins de trois ansArnaud3:35
240 000 $Montant moyen versé à chacun des 650 salariés de CoolIT (de 35 000 à 490 000 $)Arnaud3:35
3 à 4 %Part de la valeur créée captée par les salariés de CoolITArnaud4:36
4,3 MdProfit conservé par KKR et MubadalaArnaud4:36
744 Md$Actifs sous gestion de KKRArnaud5:20
5,53 Md$ / 43 Md$Revenus et nouveaux capitaux levés par KKR au T3 2025Arnaud5:20
-33 %Baisse de l'action KKR sur six moisArnaud5:20
12 à 16 %Part du capital du groupe Mulliez détenue par les salariésMarc-Antoine8:33
15 %/anRendement annuel des actions détenues par les managers de DecathlonMarc-Antoine9:47
3 à 4 M€Surplus que l'acquéreur était prêt à payer pour racheter les packages des managers de DecathlonMarc-Antoine9:08
35 %/anCroissance annuelle moyenne de Constellation Software depuis son IPO de 2006Rémi15:14
1 000Entreprises de logiciel rachetées par Constellation SoftwareRémi17:22
-40 % / 72 foisCorrection de Constellation en six mois et multiple de bénéfices actuelRémi17:22
49 %Part rachetée par Rémi dans une société de logiciels pour CGPRémi19:47
40 M€Encours sous gestion du family office de Rémi (un peu plus de)Rémi20:47
6,99Prix mensuel de l'abonnement Costco cité par Rémi (« je crois »)Rémi22:19
17,2 %/anRendement total de Philip Morris International à l'échelle d'un siècleRémi23:03
100 MdSomme qu'aurait levée Jeff Bezos pour des acquisitions industriellesArnaud24:58
100 MPrix de rachat de Cal AI (plus d'une centaine de millions)Arnaud25:33
1 000 vidéos/semaineVolume de vidéos TikTok publiées par Cal AIArnaud25:33
3 Md (2021) puis 4 à 5 MdValorisation de CalendlyIsma29:26
270 M$Revenus de CalendlyIsma29:26
10 millions / 250Utilisateurs et employés de CalendlyIsma29:26
5 MCapital avec lequel on peut désormais espérer bâtir une société à un milliardIsma32:15
3 millionsNombre de TPE-PME en France (approximatif)Marc-Antoine32:15
2 000 à 20 000 €/anBudget logiciel annuel des PME françaisesMarc-Antoine33:02
24 % / 65 %Entreprises françaises équipées d'un ERP / d'un logiciel comptable en 2024 (France Num)Marc-Antoine33:36
100 M$ d'ARR en 21 moisCroissance de Fin d'IntercomArnaud39:12
0,99 $Prix de Fin par ticket résoluArnaud39:12
1,5 $Prix par résolution qu'aurait proposé ZendeskArnaud39:52
56 %Tickets d'iClosed résolus instantanément par FinIsma40:43
15 à 20 €Prix envisagé par iClosed par appel réservé, pour une offre à 4 000-5 000 €Isma41:44
2 000 à 5 000 €/moisCoût de setters chargés de relancer les prospectsIsma42:45
+30 %Hausse de prix d'Intercom pour LearnyBox après le passage au prix par siègeMarc-Antoine44:21
150 contre 28Tickets résolus par Fin contre le meilleur humain chez LearnyBoxMarc-Antoine47:25
40 % / 70 % / objectif 65 %Taux de résolution de Fin, part des tickets où il intervient et objectif chez LearnyBoxMarc-Antoine47:25
x3LTV des logiciels de Rémi comparée à celle de concurrents en abonnementRémi50:22
10 %/anRendement visé par Rémi pour le cash replacé dans l'entrepriseRémi51:16
20 000 à 30 000Licenciements chez OracleArnaud52:15
59 %DRH admettant mettre l'IA en avant pour justifier des coupesArnaud52:49
40 %Part des effectifs licenciés par BlockArnaud53:25
16 000 et 14 000Licenciements d'Amazon en janvier et en octobreArnaud53:25
100 000 sur 160 millionsPostes supprimés à cause de l'IA aux États-Unis en 2025, sur le total des actifs (Forrester)Arnaud53:25
30Employés de Telegramn.c.56:02
80 %Part des effectifs licenciés par Twitter devenu Xn.c.56:36
50 000Habitants de Carcassonne selon l'animateur qui en est originairen.c.58:38
4-5 € contre 1-2 €Coût par clic aux États-Unis contre en EuropeIsma1:08:48
4 000 à 8 000 € puis 20 000 à 50 000 €Prix des offres high ticket puis des masterminds dans le cycle des infopreneursMarc-Antoine1:12:20
500 k€ à 1 M€, 15 % de marge contre 3 %Exemple d'offre pour faire croître une boulangerieMarc-Antoine1:13:49
10 à 25 $Coût d'un lead aux États-Unis avec un taux d'opt-in de 20 %Isma1:16:48
150 €Coût d'un lead présent en direct sur un webinaire aux États-UnisIsma1:16:48
6 à 7 minutesDurée typique d'une VSLIsma1:18:22
86 % → 62 %Show-up moyen aux appels avant et après la mise à jour Google Calendar de 2022Isma1:19:04
20 à 30 %Impact de la baisse du show-up sur la rentabilité d'un businessIsma1:19:04
500 k€ / 200 k€Chiffre d'affaires et EBE annuels de la société estonienne de RémiRémi1:24:24
12 %/an, dividende 6 à 8 %Hypothèses de rendement du portefeuille small cap valueRémi1:24:58
2,7 M€ / 216 k€Capital constitué et dividendes potentiels la neuvième annéeRémi1:25:58
10 à 20 %Part des flux de trésorerie à allouer au capital interne selon RémiRémi1:25:58

Chiffres rapportés tels qu'énoncés dans l'émission, sans vérification indépendante.

Conseils

  1. Dans la pharmacie, surveiller les dates d'expiration des brevets avant d'acheter des actions. (Rémi) 22:19
  2. Transposer au SaaS les principes du bootstrap appris sur les funnels d'appels ou l'e-commerce : rentabilité, relation, marketing, gestion d'équipes sur fonds propres. (Isma) 28:26
  3. Faire régulièrement un « reality check » hors de Twitter et YouTube : la majorité des PME n'est pas digitalisée. 36:14
  4. Pour pratiquer un prix au résultat, pouvoir démontrer que la valeur créée n'aurait pas existé sans l'outil. (Isma) 43:45
  5. Fixer un prix en arbitrant LTV, impact sur le taux de conversion, saturation du marché, CAC et usage du cash-flow, idéalement par des tests. (Rémi) 49:45
  6. Réfléchir l'entreprise dans l'intérêt de la personne morale : collecter du cash et l'investir au sein de la société pour qu'elle survive au fondateur. (Rémi) 51:16
  7. Viser des niches où l'on n'attend pas les marketeurs (santé, finance, B2B), quitte à s'associer à une personne en façade et à opérer le back-end (media buying, funnel, offre, closers, setters). (Isma) 1:10:50
  8. Sur le marché américain, éviter l'opt-in et privilégier headline, VSL et calendrier de réservation ; le travail se joue ensuite sur la page de confirmation et le taux de présence. (Isma) 1:16:48
  9. Relancer en webinaire ou en challenge les prospects qui n'ont pas converti sur la VSL : le format peut être en cause. (Isma) 1:19:52
  10. Utiliser un tripwire, éventuellement un petit SaaS utile, pour amortir une partie des coûts d'acquisition et générer des leads organiques et affiliés. (Rémi) 1:20:32
  11. Penser l'entreprise en trois niveaux d'allocation : capital interne, capital actif (participations et joint-ventures synergiques, en se demandant « qui fait plus d'argent que moi avec mes leads ? ») et capital passif (placer au moins 10 à 20 % des flux au sein de la société). (Rémi) 1:22:21
  12. Préférer une joint-venture à un simple apport d'affaires : on influe sur l'offre et on est rémunéré chaque année plutôt qu'une seule fois. (Rémi) 1:26:59

Recommandations

  • autreArticle « The only moat that matters » (tweet de Michael Bloch), recommandé par ArnaudPoint de départ du sujet sur les moats.
  • autreBaromètre France Num 2024, recommandé par Marc-AntoinePour mesurer la faible digitalisation des entreprises françaises.
  • autreÉtude de Harvard Business School sur le « GenAI Wall Effect », recommandé par Marc-AntoineL'IA profiterait surtout aux experts.
  • livreLivre de Rémi sur les moats, recommandé par RémiRémi indique avoir écrit un livre sur le sujet ; titre non précisé.
  • outilFin (Intercom), recommandé par IsmaAgent IA de support jugé indispensable par Isma et Marc-Antoine.

Noms cités

Entreprises

  • KKR (Kohlberg Kravis Roberts) : Fonds de private equity qui a revendu CoolIT en redistribuant une partie du gain aux salariés.
  • CoolIT Systems : Société de refroidissement liquide pour data centers vendue 4,75 Md$ à Ecolab.
  • Ecolab : Acquéreur de CoolIT.
  • Mubadala : Fonds lié au fonds souverain d'Abu Dhabi, co-investisseur de KKR.
  • Bear Stearns : Banque d'origine des fondateurs de KKR, disparue dans la crise de 2008.
  • Rothschild & Co : Ancien employeur de Marc-Antoine.
  • Groupe Mulliez : Auchan, Decathlon, Leroy Merlin ; 12 à 16 % du capital détenu par les salariés selon Marc-Antoine.
  • Decathlon : Marc-Antoine a conseillé la cession d'une de ses filiales.
  • Constellation Software : Conglomérat canadien de logiciels verticaux fondé par Mark Leonard.
  • Asseco : Small cap polonaise de logiciels financiers suivie par l'équipe de Rémi.
  • Coca-Cola : Exemple de moat de marque.
  • AWS : Exemple de coût de changement.
  • Meta : Exemple d'effet de réseau ; accusée de pousser les contenus IA.
  • Costco : Exemple d'avantage de coûts et d'abonnement de fidélisation.
  • Amazon : Amazon Prime inspiré de Costco ; 16 000 licenciements en janvier après 14 000 en octobre.
  • Moody's : Exemple de moat réglementaire.
  • Canadien National : Compagnie ferroviaire canadienne citée comme moat réglementaire.
  • Air Liquide : Entreprise où Rémi a travaillé pour obtenir son diplôme d'ingénieur.
  • Philip Morris International : Meilleure performance boursière du siècle selon Rémi, exemple de moat comportemental.
  • Cal AI : Application de comptage de calories « vibe codée » rachetée plus de 100 M grâce à sa distribution.
  • Calendly : Concurrent d'iClosed cité par Isma.
  • Zoom : Exemple d'acteur installé qu'il devient possible de concurrencer ; 7 000 employés.
  • iClosed : SaaS d'Isma.
  • LearnyBox : Entreprise de Marc-Antoine.
  • Restream : Outil de diffusion utilisé pour l'enregistrement, qui coupe à plusieurs reprises.
  • Intercom : Éditeur de Fin, agent IA de support facturé au ticket résolu.
  • Zendesk : Proposerait 1,5 $ par résolution.
  • Sierra AI : A dépassé 100 M$ d'ARR avec un modèle au résultat.
  • Oracle : 20 000 à 30 000 licenciements annoncés par e-mail.
  • Block : Société de Jack Dorsey qui a licencié 40 % de ses effectifs en invoquant l'IA.
  • Salesforce : 4 000 postes supprimés en invoquant l'IA.
  • Forrester : Estime à 100 000 les postes supprimés à cause de l'IA aux États-Unis en 2025.
  • Anthropic : Fuite du code de Claude Code et refus de donner accès au Pentagone, lus comme de la communication.
  • Telegram : Fonctionnerait avec 30 employés.
  • X (ex-Twitter) : A licencié 80 % de ses effectifs et fonctionne toujours.
  • Harvard Business Review : Étude sur le « GenAI Wall Effect ».
  • Harvard Business School : Étude sur le « GenAI Wall Effect ».
  • McKinsey : Étape du parcours méritocratique évoqué par Arnaud.
  • Goldman Sachs : Étape du parcours méritocratique évoqué par Arnaud.
  • Y Combinator : Ses fondateurs développeurs créent des outils pour développeurs, comme les marketeurs vendent aux marketeurs.
  • Google Calendar : Une mise à jour de 2022 aurait fait chuter les taux de présence aux appels.

Personnalités

  • Louis Kelso : Économiste cité pour son idée d'inclure les salariés dans la détention du capital via des mécanismes de type LBO.
  • Mark Leonard : Fondateur de Constellation Software, passé du private equity à un modèle de conglomérat.
  • Warren Buffett et Charlie Munger : Référence de Rémi pour la typologie des moats.
  • Bill Gates : Cité à propos du Canadien National.
  • Jeff Bezos : Aurait levé une centaine de milliards pour des acquisitions industrielles.
  • Marc Andreessen : Estime que l'IA sert d'excuse pour corriger les surrecrutements du Covid.
  • Jack Dorsey : Fondateur de Block et cofondateur de Twitter.
  • Joseph Schumpeter : Référence à la destruction créatrice.
  • Alec : Infopreneur qui se tournerait vers le B2B.
  • Marvin : Infopreneur qui ferait le même mouvement vers le B2B.
  • Max Piccinini : Cité parmi les acteurs visant les chefs d'entreprise.
  • Hakim : Infopreneur cité pour une approche par verticale (franchise).
  • Alex Hormozi : Son lancement de livre est vu par Isma comme un challenge déguisé.
  • Christophe : Associé de Rémi dans la joint-venture qui a donné naissance à son multi-family office.

Produits et outils

  • Fin (Intercom) : Agent IA de support à 0,99 $ par ticket résolu, 100 M$ d'ARR en 21 mois.
  • Claude Code : Fuite de son code évoquée comme possible coup de communication.
  • Claude : Exemple de « robot digital » susceptible de remplacer le travail.
  • ChatGPT : Source d'information gratuite qui interroge le moat de l'infoproduit.
  • Baromètre France Num 2024 : Étude sur la digitalisation des entreprises françaises citée par Marc-Antoine.
  • Amazon Prime : Abonnement inspiré de Costco.

Lieux

  • Abu Dhabi : Fonds souverain lié à Mubadala.
  • Pologne : Pays d'Asseco.
  • Japon : Rémi évoque sa « connexion japonaise ».
  • France : Marché de TPE-PME sous-digitalisé ; LearnyBox seule entreprise incorporée en France parmi celles des animateurs.
  • Carcassonne : Ville d'origine d'un des animateurs (non identifié), citée pour comparer à 30 000 licenciements.
  • États-Unis : Marché au coût par clic élevé, premier marché d'iClosed.
  • Australie : Marché d'iClosed.
  • Île Maurice : Séjour récent de Rémi.
  • Luxembourg : Assurances-vie utilisées par le multi-family office de Rémi.
  • Estonie : Pays d'une société de Rémi, sans impôt sur les bénéfices non distribués.
  • Chine : Marché auquel Rémi est très exposé en bourse.

Description officielle

0:00 - Introduction 2:16 - Au programme ce soir 4:11 - Sujet 1 : KKR & LBO CoolIT — Quand les salariés touchent le jackpot 17:28 - Sujet 2 : Les "moats" et la tech 38:54 - Sujet 3 : 100M ARR — Intercom & l'IA 52:37 - Sujet 4 : Si je te dis liberté, tu penses à quoi ? (AI Washing & Oracle) 1:07:53 - Sujet 5 : Les nouveaux business models à 1M€/mois 1:30:41 - À la semaine prochaine ! ―――――――――――――――――――――――――――

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