Mass Extract

Racheter les Boîtes des Retraités, Le Secret du Roll-Up, Vendre des Pelles & Miro vendu à -90%

Épisode 25 du podcast Mass Extract, diffusé le 13 septembre 2026

Le 25e épisode de Mass Extract, avec Arnaud, Isma, Rémi et Marc-Antoine, est consacré à la reprise d'entreprise. Les animateurs partent du chiffre de 550 000 entreprises françaises appelées à changer de propriétaire avec le départ à la retraite de leurs dirigeants et débattent des cibles, des secteurs et du financement d'une reprise. Marc-Antoine, ancien banquier chez Rothschild qui a repris LearnyBox, explique le mécanisme du roll-up, illustré par Eurofins Scientific, tandis qu'Isma et Arnaud défendent la « vente de pelles » (formations et playbooks sur la reprise) et la saisie d'opportunités courtes. L'épisode se termine sur le rachat de Miro par Bending Spoon, à environ -90 % de sa dernière valorisation, et sur le possible retour des conglomérats.

Sommaire

Résumé détaillé

L'épisode s'ouvre sur un clin d'œil à « Ryan », un auditeur moqué lors de l'épisode précédent pour sa prospection maladroite : les animateurs, qui attribuent en plaisantant l'initiative des moqueries à Marc-Antoine, racontent les insultes reçues quand ils bombardaient eux-mêmes YouTube de publicités et invitent Ryan à venir sur le podcast pour retravailler son offre. Ils ouvrent plus largement les candidatures d'invités ayant un business synergique, qui participeront aux frais de montage.

Le sujet principal est la vague de transmissions : 550 000 entreprises françaises devraient changer de main d'ici 2030 à 2040 avec le départ à la retraite de leurs dirigeants, un mouvement soutenu par Bpifrance, les pouvoirs publics et l'AMF. Rémi estime que beaucoup de TPE dépendent de leur dirigeant et que les cibles intéressantes commencent autour de 3 à 5 millions de chiffre d'affaires ; il cite la maintenance des systèmes de sécurité incendie comme secteur idéal pour un roll-up et juge le crédit vendeur survendu. Marc-Antoine, qui se présente comme le seul à avoir repris une entreprise en venant de l'extérieur, y voit une opportunité unique : l'abondance de cédants fera baisser les prix, et les compétences marketing et commerciales des entrepreneurs du digital peuvent faire « un carton » dans des PME locales encore « papier crayon ».

La discussion aborde les risques : prud'hommes, salariés en CDI, ainsi que l'infiltration de certains secteurs par le crime organisé (blanchiment via des entreprises non rentables, exemple de pompes funèbres sous pression, mafia italienne qui détiendrait encore 5 à 10 % de l'économie du pays selon un animateur). Isma propose une autre lecture : ne pas reprendre soi-même mais vendre le playbook, en transformant le discours de Marc-Antoine en VSL et en ciblant les fondateurs de 60 à 70 ans sans enfants. L'évocation du formateur e-commerce Sébastien Seris déclenche des souvenirs de la ruée du dropshipping vers 2015-2016 (lancements à plusieurs millions, screenshots Shopify, colliers fluorescents pour chiens), puis Rémi oppose les business « juicy » à créer aux business ennuyeux mais précieux à posséder sur la durée.

Marc-Antoine, qualifié d'expert du sujet du temps de Rothschild, explique le roll-up : acheter une à une, à 3 à 6 fois le résultat, des entreprises d'un secteur fragmenté (cliniques vétérinaires, laboratoires, expertise comptable), mutualiser les fonctions support pour accroître les marges, financer en LBO avec 30 à 40 % d'apport et revendre l'ensemble à un multiple supérieur grâce à la prime de taille. L'exemple d'Eurofins Scientific (introduite en bourse en 1997, plus de 600 acquisitions, valorisée environ 12 milliards selon les animateurs) illustre ce « seul pattern reproductible pour créer un milliard ». Un animateur suggère aux auditeurs de se positionner comme associés ultra-minoritaires apportant marketing, growth et IA à ces opérations.

Le débat « vendre des pelles ou racheter » oppose Isma, pour qui il s'agit toujours du même business (prendre l'argent des clients, autrefois via ses closers, aujourd'hui via iClosed) et qui imagine une campagne « un ex-Rothschild recommande la prochaine industrie à un milliard », à Marc-Antoine, qui préfère une stratégie de long terme à l'opportunisme, rappelle qu'il a quitté Rothschild avec pour plan B le rachat de boulangeries de quartier et annonce un challenge sur le repreneuriat le mois suivant. Il voit surtout une opportunité dans l'accompagnement des dirigeants de PME qui pourraient racheter leurs concurrents, et souligne que dans une reprise « ton client, c'est ta banque ».

Dernier sujet : Bending Spoon rachète Miro, qui réaliserait environ 600 millions de dollars d'ARR, pour un prix d'environ 1,3 milliard, soit environ -90 % par rapport à la valorisation de 17 milliards de 2022, quelques mois après Airtable. Les animateurs analysent la croissance externe de Bending Spoon (de 387 millions de revenus en 2023 à plus de 3 milliards), la possibilité donnée aux investisseurs de Miro de réinvestir 300 millions dans Bending Spoon, la logique des préférences de liquidation et la menace des outils de Claude. La discussion s'élargit à la stratégie d'acquisitions partielles de Berkshire Hathaway, au possible retour des conglomérats dans un monde « illisible » et au portefeuille de Rémi, actionnaire de Modern Dental Group, roll-up dentaire qu'il juge plus attractif que Bending Spoon.

Chapitres

0:00Introduction

Après un cold open d'extraits, les animateurs reviennent sur « Ryan », un auditeur moqué à l'épisode précédent pour sa prospection, dont ils attribuent en plaisantant l'initiative à Marc-Antoine. Ils reconnaissent qu'il a au moins agi, racontent les insultes, mauvais avis Trustpilot et messages menaçants reçus quand ils diffusaient massivement des publicités, et l'invitent à venir sur le podcast pour retravailler son offre. Ils ouvrent les candidatures d'invités ayant un business synergique, précisant que tous ne seront pas acceptés et que les invités participeront aux frais de montage.

  • Ryan, moqué à l'épisode précédent, est invité sur le podcast
  • Appel à candidatures d'invités, participation aux frais de montage

Interviennent : Marc-Antoine

5:41550 000 boîtes à reprendre

Le chiffre, apporté par Marc-Antoine : 550 000 entreprises françaises devraient changer de propriétaire dans les 5 à 15 ans, d'ici 2030 à 2040, avec le départ à la retraite de leurs dirigeants, sujet sur lequel travaillent Bpifrance, les pouvoirs publics et un ministre des PME. Les animateurs posent deux questions : sous quelle forme « mass extracter » cette vague, et que faire des cédants qui vont toucher un chèque. Rémi rappelle que la dynamique est européenne et portée par l'AMF et les marchés, que beaucoup de TPE dépendent entièrement de leur dirigeant, que la cible intéressante commence vers 3 à 5 millions de chiffre d'affaires, et cite la maintenance des systèmes de sécurité incendie (sprinklers, portes coupe-feu) comme secteur idéal pour lancer un roll-up ; il juge le crédit vendeur survendu car les bons vendeurs le refusent.

Marc-Antoine, venu de la finance et seul à avoir repris une entreprise de l'extérieur, nuance : l'afflux de cédants fera baisser les prix, et « bien acheter » limite le risque. Il estime que l'audience du podcast, rompue au marketing et à la vente par la concurrence du digital, peut faire « un énorme carton » dans des PME de marché local (paysagistes, pompes funèbres, marchés inélastiques) qui ne savent ni marketer ni vendre et restent « papier crayon ». Il rappelle les contraintes opérationnelles (salariés en CDI, sujet cher à Arnaud, présence sur place difficile depuis Dubaï) et confie que la reprise est « son dada ». Les animateurs évoquent aussi l'infiltration de certains secteurs par le crime organisé et le blanchiment, un animateur citant des pressions subies par une entreprise de pompes funèbres et la part de l'économie italienne détenue par la mafia.

Isma propose de vendre le playbook plutôt que de reprendre soi-même : récupérer la transcription de l'épisode, demander à Claude d'en tirer une VSL, cibler les fondateurs de 60 à 70 ans sans enfants (« pipeline prime »), en s'inspirant de Dan Peña, et vendre un accompagnement à 20 ou 30 000 euros, y compris à des salariés en CDI. Marc-Antoine cite Sébastien Seris parmi les rares acteurs du repreneuriat, ce qui lance des souvenirs de la ruée du dropshipping vers 2015-2016 : premier lancement à environ 7 millions en webinaire avec quelque 20 000 euros de publicité, groupe Facebook monétisé par l'affiliation, Maserati offertes, screenshots Shopify à 45 000 euros par jour suivis d'une formation à 3 millions, colliers fluorescents pour chiens rapportant 30 000 euros par mois. Rémi conclut qu'il existe des business « juicy » à créer et des business ennuyeux à créer mais précieux à posséder, ces derniers étant ceux qu'il faut reprendre.

  • 550 000 entreprises françaises à transmettre d'ici 2030-2040
  • Cible intéressante à partir de 3 à 5 millions de chiffre d'affaires selon Rémi
  • Maintenance des systèmes de sécurité incendie : secteur idéal pour un roll-up
  • Crédit vendeur jugé survendu
  • L'abondance de cédants fera baisser les prix : bien acheter
  • Les compétences marketing du digital peuvent transformer des PME locales
  • Risques : salariés, prud'hommes, crime organisé
  • Vendre le playbook de la reprise plutôt que reprendre soi-même
  • Business à créer contre business à posséder

Interviennent : Rémi, Marc-Antoine, Isma

31:14Le roll-up : payer 5, revendre 10

Invité à expliquer le roll-up, présenté comme l'un des seuls modèles reproductibles pour créer un milliard (Eurofins, Constellation Software), Marc-Antoine décrit un afflux d'anciens banquiers d'affaires et investisseurs en private equity qui quittent leur métier pour créer des roll-ups, une manière de « financiariser l'entrepreneuriat ». Le principe : identifier un secteur fragmenté de TPE et PME pérennes, rentables, à revenus récurrents et peu dépendantes du fondateur (cliniques vétérinaires, laboratoires, paramédical, expertise comptable), racheter des entreprises une à une à 3 à 6 fois leur résultat, créer des services centraux (une assistante administrative au lieu de trois) pour faire passer la marge de 10-15 % à 15-30 %, puis revendre le groupe à 6, 7 ou 8 fois le résultat grâce à la prime de taille. Le LBO, avec 30 à 40 % d'apport, permet aux dividendes de rembourser la dette ; exemple : 500 000 euros d'EBITDA valent 2,5 millions à 5 fois et 3 millions à 6 fois.

Un animateur cite Eurofins Scientific, où il a fait un stage en Nouvelle-Zélande pendant son école d'ingénieur (un laboratoire réalisant les 13 tests des kiwis destinés à l'export) : fondée par deux Français dans les années 1990, introduite en bourse en 1997, plus de 600 acquisitions de petits laboratoires achetés 4 à 5 fois leur résultat, aujourd'hui valorisée 28 fois ses bénéfices, environ 12 milliards, faisant de son fondateur l'une des 500 plus grandes fortunes françaises. Les animateurs se demandent s'il faut vraiment viser le milliard, puis un animateur suggère aux auditeurs de se positionner comme associés ultra-minoritaires apportant marketing, growth et IA à ces roll-ups, une espérance de gain jugée meilleure que de devenir coach sur internet.

  • Roll-up : racheter des petites entreprises d'un secteur fragmenté et les regrouper
  • Achat à 3-6 fois le résultat, revente du groupe à 6-8 fois grâce à la prime de taille
  • Mutualisation des fonctions support : marges de 10-15 % portées à 15-30 %
  • LBO avec 30 à 40 % d'apport, dette remboursée par les dividendes
  • Eurofins Scientific : IPO en 1997, plus de 600 acquisitions, environ 12 milliards
  • Se positionner comme associé minoritaire apportant marketing et IA

Interviennent : Marc-Antoine

38:12Vendre des pelles ou racheter ?

Marc-Antoine reprend un point de Rémi : les business de formation imposent de se réinventer tous les trois ans, ce qui finit par épuiser, alors que la reprise relève d'un projet de vie à long terme ; il cite Isma comme exemple d'entrepreneur qui s'est réinventé plusieurs fois jusqu'à iClosed. Isma répond qu'il fait toujours le même business : l'argent qu'il prend aujourd'hui est le même que celui que prenaient ses closers, il a simplement placé ses clients entre lui et le marché, préférant « harvester » plutôt que « miner ». Il imagine clipper le discours d'un ex-Rothschild pour une publicité « la prochaine industrie à un milliard en France » et estime à 100 millions le potentiel du sujet en 24 mois sur le marché français. Marc-Antoine juge que la plus grande opportunité est d'aider les dirigeants de PME déjà en place à racheter des concurrents qui partent à la retraite, et annonce un challenge sur le repreneuriat le mois suivant.

Un animateur propose de combiner lancements successifs, construction d'une marque personnelle et placement des profits (cité : PLT Insider) ou dans des deals early stage. Isma, qui construit iClosed depuis quatre ans, raconte que des amis sont revenus du Cap avec 20 à 60 millions chacun après six mois de vente de NFT, pendant que d'autres réparent des Zapier. Marc-Antoine préfère une stratégie à l'opportunisme ; Rémi rappelle le biais du survivant, la statistique selon laquelle neuf repreneurs sur dix feraient moins bien que le cédant, et estime que quiconque maîtrise un roll-up et ses enjeux financiers et juridiques peut créer un milliard, alors que les fenêtres d'opportunité ne sont pas prévisibles. Marc-Antoine conclut que dans une logique de reprise, « ton client, c'est ta banque », et raconte qu'après avoir quitté Rothschild pour reprendre une entreprise, son plan B était de racheter des boulangeries de quartier.

  • Business de formation : cycles courts, nécessité de se réinventer
  • Isma : toujours le même business, des closers à iClosed
  • Potentiel de 100 millions en 24 mois pour un produit de formation sur la reprise selon un animateur
  • Opportunité : aider les dirigeants de PME à racheter leurs concurrents
  • Neuf repreneurs sur dix feraient moins bien que le cédant
  • Dans une reprise, le vrai client est la banque

Interviennent : Marc-Antoine, Isma, Rémi

54:33Miro racheté à -90%

Arnaud présente le rachat de Miro par Bending Spoon : environ 600 millions de dollars d'ARR, un prix d'environ 1,3 milliard alors que Miro disposait d'environ 435 millions de trésorerie, soit environ -90 % par rapport à la levée de 400 millions de janvier 2022 sur une valorisation de 17 milliards. Miro revendique 100 millions d'utilisateurs et 250 000 entreprises clientes (dont Accenture et Deloitte). Après Airtable (480 millions d'ARR), Bending Spoon ajouterait ainsi plus d'un milliard d'ARR en quelques mois, pour un chiffre d'affaires attendu de 2,7 à 2,8 milliards en 2026 et 3,34 milliards en TTM, contre 387 millions en 2023 : un x10 en trois ans que seule la croissance externe permet. Les investisseurs de Miro auraient obtenu le droit d'investir 300 millions en actions Bending Spoon.

Les animateurs se demandent pourquoi une entreprise rentable, en croissance et riche en trésorerie accepte de vendre à deux fois son revenu. Explication avancée : la cascade des préférences de liquidation (les premiers investisseurs ont déjà réalisé leur performance via des secondaires, les derniers sont protégés à la baisse) et la peur que Claude, avec ses artefacts et canvas, rende Miro obsolète, d'où l'intérêt de troquer une partie de la mise contre de l'upside dans Bending Spoon. Un animateur rapproche cette logique des prises de participation partielles de Berkshire Hathaway, que les familles sollicitent pour sa réputation de ne pas « faire chier » les fondateurs. Les animateurs saluent la réussite européenne de Bending Spoon (fondée en 2014 par des Italiens, environ 3 milliards de revenus pour une valorisation de 25 milliards selon eux) et envisagent un retour des conglomérats dans un monde devenu illisible. Rémi cite Modern Dental Group, roll-up de prothèses dentaires dont il est actionnaire, valorisé environ 10 à 12 fois ses bénéfices contre 87 fois pour Bending Spoon, et le potentiel de l'Asie du Sud-Est (Indonésie).

  • Miro : environ 600 M$ d'ARR, rachetée environ 1,3 Md$, -90 % par rapport à la valorisation de 17 Md$ de 2022
  • Bending Spoon : de 387 M de revenus en 2023 à plus de 3 Md, un x10 par croissance externe
  • Les investisseurs de Miro peuvent réinvestir 300 M dans Bending Spoon
  • Préférences de liquidation et menace de Claude pour expliquer la vente
  • Berkshire Hathaway : acquisitions partielles et réputation auprès des familles
  • Possible retour des conglomérats dans un monde instable
  • Modern Dental Group (Rémi) : 10 à 12 fois les bénéfices contre 87 fois pour Bending Spoon

Interviennent : Arnaud, Rémi, Isma

Débats

Les petites entreprises à transmettre sont-elles intéressantes à reprendre ?

  • RémiBeaucoup dépendent de leur dirigeant ; l'intérêt commence vers 3 à 5 millions de chiffre d'affaires, dans des secteurs choisis.
  • Marc-AntoineL'abondance de cédants fera baisser les prix et les compétences marketing du digital peuvent transformer ces entreprises.

Vendre des pelles (formations, playbooks) ou reprendre soi-même ?

  • IsmaVendre le playbook : c'est plus rapide et c'est toujours le même business.
  • Marc-AntoineLes business de formation imposent de se réinventer sans cesse ; la reprise construit un actif de long terme, et l'opportunité est d'aider les dirigeants en place.

Opportunisme ou stratégie de long terme ?

  • IsmaLes fenêtres d'opportunité courtes peuvent rapporter des dizaines de millions en quelques mois ; savoir les saisir est une compétence.
  • Marc-AntoineCe n'est pas une stratégie mais de l'opportunisme ; il préfère construire sur la durée.
  • RémiLes fenêtres d'opportunité sont imprévisibles, alors qu'un roll-up maîtrisé est un modèle reproductible.

Pourquoi Miro accepte-t-elle de vendre à -90 % ?

  • Un animateurLa cascade des préférences de liquidation : les premiers investisseurs ont déjà fait leur performance, les derniers sont protégés à la baisse.
  • Un animateurLa peur que l'IA, comme les canvas de Claude, rende Miro obsolète pousse à échanger contre de l'upside dans Bending Spoon.

Citations

« Les PME, TPE françaises, industrielles, de service, ne savent pas marketer, ne savent pas vendre. »
Marc-Antoine12:17Sur l'avantage des entrepreneurs du digital pour reprendre des PME traditionnelles.
« Ces boîtes, elles sont pas encore digitalisées quoi. C'est papier crayon au quotidien pour beaucoup d'entre elles. Et ben tu peux faire un énorme carton. »
Marc-Antoine12:17Même passage, sur les PME à reprendre.
« Tous ceux qui me connaissent de près savent que la reprise est quand même un truc que j'adore et c'est mon dada et c'est ce qui m'anime. »
Marc-Antoine15:28Sur son intérêt pour la reprise d'entreprise.
« J'ai pas eu ça avec du travail les gars. J'ai eu ça avec des VSL, des ads et des closers. »
Isma (attribution probable)21:25Pour défendre la vente d'un playbook de reprise plutôt que la reprise elle-même.
« Tu as des bons business à créer qui sont juicy, mais tu as des bons business à posséder dans le temps et qui sont ultra chiants à créer. »
Rémi (attribution probable)29:39Marc-Antoine y fait ensuite référence comme « ce que disait Rémi tout à l'heure ».
« Des rollups, c'est quoi en fait ? C'est tu vas financiariser l'entrepreneuriat. »
Marc-Antoine31:41Explication du roll-up, après avoir été présenté comme expert du sujet chez Rothschild.
« L'argent que je prends aujourd'hui, c'est le même argent que je prenais aux clients quand mes closers étaient sur la frontline. C'est juste que j'ai mis mes clients entre les deux. »
Isma41:45Réponse à Marc-Antoine, qui le citait comme exemple d'entrepreneur s'étant réinventé plusieurs fois.
« Tout le monde est pas fait pour aller attraper la prochaine opportunité, extract de cette opportunité et se faire plusieurs millions [...] C'est pas une stratégie ça, c'est de l'opportunisme. »
Marc-Antoine (attribution probable)47:55Débat sur l'opportunisme face à la construction d'actifs à long terme.
« Quand tu es dans cette logique-là, ton client c'est ta banque. »
Marc-Antoine (attribution probable)50:27Sur la reprise d'entreprise financée par la dette.
« Si dans 3 ans je suis pas très avancé avec une boîte ou j'en ai pas repris une, mon plan c'est je reprends une boulangerie. »
Marc-Antoine52:08Récit de son départ de Rothschild pour reprendre une entreprise.
« Un x10 structurel en 3 ans, ce n'est possible que par une dynamique de croissance externe. »
Orateur non identifié58:58À propos de la croissance de Bending Spoon.
« Dans un monde qui perd sa clarté, peut-être que le modèle congloméral revient ultra pertinent. »
Orateur non identifié1:10:04Réflexion sur le retour des conglomérats après le rachat de Miro.

Ce que les animateurs racontent

Ce que chaque animateur raconte de son parcours, de ses entreprises et de ses habitudes au cours de l'épisode.

Arnaud

  • OpinionSelon Marc-Antoine, la gestion des salariés en CDI et des contraintes opérationnelles d'une entreprise en France est un sujet qui tient à cœur à Arnaud. 15:28« il y a un truc qui tient à cœur Arnaud notamment, c'est tu as des salariés, tu as des CDI »
  • VieIl dit ne pas utiliser Airtable, Miro ni Notion, et plaisante sur le fait de n'avoir personne à manager. 54:43« en gros moi Airtable Miro Notion toutes ces merdes là je touche pas »

Isma

  • ParcoursMarc-Antoine le présente comme un entrepreneur qui a créé plusieurs entreprises, s'est réinventé à plusieurs reprises et a construit iClosed de zéro. 39:50« toi Isma bah tu as créé plusieurs boîtes, tu t'es réinventé encore et encore et donc tu es parti à iClosed »
  • OpinionIl considère faire toujours le même business depuis ses débuts : l'argent qu'il prend aujourd'hui est celui que prenaient autrefois ses closers, il a simplement placé ses clients entre lui et le marché. 41:45« c'est le même argent que je prenais aux clients quand mes closers étaient sur la frontline »
  • EntrepriseIl dit construire iClosed depuis quatre ans. 46:25« ça fait 4 ans que je build iClosed »
  • AnecdoteIl raconte que des amis partis au Cap pour vendre des NFT sont revenus six mois plus tard avec 20 à 60 millions chacun. 46:25« ils sont revenus 20, 50, 60 M chacun, ça faisait 6 mois »
  • ParcoursIl dit avoir construit sa réussite avec des VSL, de la publicité et des closers plutôt qu'avec du travail opérationnel. 21:25« J'ai eu ça avec des VSL, des ads et des closers. »
  • ConseilIl propose de vendre le playbook de la reprise plutôt que de reprendre soi-même : transformer le discours de Marc-Antoine en VSL et cibler les fondateurs de 60 à 70 ans sans enfants. 20:54« tu la fous dans Claude et tu dis isole le moment où Marc-Antoine parlait de l'opportunité et turn this into a VSL »

Rémi

  • OpinionIl estime que beaucoup de TPE dépendent entièrement de leur dirigeant, que les cibles intéressantes commencent autour de 3 à 5 millions de chiffre d'affaires et que la maintenance des systèmes de sécurité incendie est un secteur idéal pour un roll-up ; il juge le crédit vendeur survendu. 7:47« je pense notamment à la maintenance des systèmes de sécurité incendie qui sont des trucs hyper intéressants »
  • EntrepriseIl est actionnaire de Modern Dental Group, roll-up de prothèses dentaires présent en Europe et en Asie, qu'il juge plus attractif que Bending Spoon (10 à 12 fois les bénéfices contre 87 fois) ; son portefeuille est suivi publiquement. 1:10:04« certains d'entre vous savent si vous suivez mon portefeuille mais [...] je suis actionnaire d'une boîte qui s'appelle Modern Dental Group »

Marc-Antoine

  • ParcoursIl a quitté Rothschild pour reprendre une entreprise, ce qui l'a mené à LearnyBox. Il avait alors prévu un plan B : s'il n'avait pas repris d'entreprise au bout de trois ans, il rachèterait des boulangeries. 52:08« je vous avais parlé de quand je cherchais à reprendre LearnyBox. Donc j'ai quitté Rothschild, je me suis dit je vais reprendre une boîte. »
  • ParcoursIl dit avoir quitté chez Rothschild un métier qu'il adorait et qui le passionnait ; ses amis lui prédisaient un retour dans les deux ans, ce qu'il excluait. 52:08« je quitte un boulot [...] dans lequel j'étais, j'adorais, j'étais passionné »
  • ParcoursIl se présente comme le seul des animateurs à avoir repris une entreprise en venant de l'extérieur : il travaillait dans la finance et ne venait ni du digital, ni du business en ligne, ni de l'e-learning. 9:40« pour être peut-être le seul ici qui a repris venant de l'extérieur hein puisque j'étais pas dans l'industrie du digital et encore moins du business en ligne et du e-learning puisque j'étais dans la finance »
  • ParcoursLes autres animateurs le présentent comme un expert des roll-ups du temps où il travaillait chez Rothschild. 31:41« Et toi tu as été expert là-dedans chez Rothschild. »
  • ParcoursEn entrant dans le digital, il a dû apprendre « au forceps » le marketing et la vente, que son entreprise pratique pour elle-même et aide ses clients à mettre en œuvre. 13:18« pour moi à titre personnel qui suis rentré dans le digital et qui suis du coup obligé au forceps d'apprendre et de développer le marketing, la vente parce qu'on le fait pour nous, on aide nos clients à le faire »
  • OpinionIl explique que la reprise d'entreprise est son « dada », ce qui l'anime le plus. 15:28« c'est mon dada et c'est ce qui m'anime »
  • ChiffreIl est la source du chiffre de 550 000 entreprises françaises à transmettre dans les prochaines années. 5:35
  • EntrepriseIl veut développer son entreprise de manière organique mais aussi par acquisitions, et constate que beaucoup d'amis dirigeant des entreprises de 1 à 5 millions n'imaginent pas que racheter un concurrent leur soit accessible. 43:18« quand moi je leur explique que mon game c'est je veux développer ma boîte en organique mais aussi peut-être par acquisition »
  • OpinionPour lui, la plus grande opportunité n'est pas de vendre des formations aux aspirants repreneurs mais d'aider les dirigeants de PME déjà en place à racheter d'autres entreprises, notamment des concurrents qui partent à la retraite. 43:18« c'est d'aider chefs d'entreprise qui sont déjà dans le game à reprendre d'autres entreprises »
  • EntrepriseIl annonce un challenge sur le repreneuriat, la vente et le rachat d'entreprise prévu le mois suivant. 44:50« on fait un challenge le mois prochain sur le repreneuriat et sur la vente et sur le rachat de la boîte »
  • OpinionIl préfère une stratégie de construction d'actifs à long terme à l'opportunisme consistant à guetter la prochaine fenêtre de marché, tout en reconnaissant l'intérêt de ces opportunités. 47:55« moi j'aime bien avoir une stratégie »
  • ConseilIl estime que, dans une reprise financée par la dette, la banque est le vrai client à qui raconter l'histoire, et présente sa banque comme son meilleur partenaire. 50:27« mes meilleurs partenaires, les gens avec qui je négocie pas aujourd'hui [...] c'est ma banque »
  • OpinionIl juge que le roll-up est une compétence aussi exigeante que le flair pour les opportunités de ses coanimateurs, car il suppose de maîtriser des mécanismes financiers sophistiqués. 51:08« là où je vous rejoins Ismaël, Arnaud et je suis peut-être un peu plus éloigné de Rémi, c'est que rollup, c'est autant une skill que la skill que je pense que vous avez tous les deux »

Chiffres cités

ChiffreDe quoi il s'agitCité parMoment
550 000Entreprises françaises appelées à changer de propriétaire avec le départ à la retraite de leurs dirigeantsMarc-Antoine5:35
5 à 15 ans (2030-2040)Horizon de cette vague de transmissionsn.c.6:46
3 à 5 M€Chiffre d'affaires à partir duquel une entreprise devient intéressante à reprendreRémi7:47
5 à 10 %Part de l'économie italienne encore détenue par la mafia selon un animateurn.c.19:09
20 à 30 k€Prix d'un accompagnement à la reprise d'entreprise envisagé par IsmaIsma24:07
7 MPremier lancement en webinaire de Sébastien Seris, avec environ 20 000 euros de publicitén.c.25:39
3 MRevenus d'affiliation estimés lors de ce lancementn.c.26:11
45 à 50 k€ par jourVentes Shopify affichées par un dropshipper dans un groupe Facebook avant de lancer une formation à 3 Mn.c.28:03
30 k€ par moisChiffre d'affaires réalisé avec des colliers fluorescents pour chiensn.c.29:39
3 à 6 fois le résultatPrix d'achat d'une petite entreprise dans un roll-upMarc-Antoine33:48
10-15 % à 15-30 %Amélioration de marge permise par les synergies d'un roll-upMarc-Antoine33:48
6 à 8 foisMultiple de valorisation d'un groupe constituéMarc-Antoine33:48
30 à 40 %Apport en fonds propres dans un LBOMarc-Antoine34:50
2,5 M€ à 3 M€Valeur de 500 000 euros d'EBITDA à 5 puis 6 foisMarc-Antoine36:14
1997Introduction en bourse d'Eurofinsn.c.36:48
plus de 600Acquisitions de laboratoires par Eurofinsn.c.36:48
13 testsTests réalisés sur un kiwi néo-zélandais avant exportn.c.36:48
28 fois les bénéfices / 12 MdValorisation actuelle d'Eurofinsn.c.36:48
100 M en 24 moisPotentiel estimé d'un produit de formation sur la reprise d'entreprise en Francen.c.44:50
20 à 60 MGains d'amis d'Isma en six mois avec des NFTIsma47:25
9 sur 10Repreneurs qui feraient moins bien que le cédantRémi48:27
600 M$ARR de MiroArnaud55:14
1,3 Md$Prix de rachat de Miro par Bending SpoonArnaud55:14
435 M$Trésorerie de MiroArnaud55:14
-90 %Décote par rapport à la dernière levée de Miro en 2022Arnaud55:14
17 Md$Valorisation de Miro lors de sa levée de 400 M$ en janvier 2022Arnaud56:06
100 millions / 250 000Utilisateurs et entreprises clientes revendiqués par Miron.c.56:06
480 M$ARR d'Airtable rachetée par Bending SpoonArnaud56:58
2,7 à 2,8 Md$Chiffre d'affaires attendu de Bending Spoon en 2026Arnaud56:58
300 M$Montant que les investisseurs de Miro peuvent investir en actions Bending SpoonArnaud56:58
3,34 Md$Chiffre d'affaires TTM de Bending Spoon après les acquisitionsn.c.58:58
387 M$Chiffre d'affaires de Bending Spoon en 2023n.c.58:58
500 M$Ligne de crédit de Bending Spoonn.c.57:58
70 à 85 %Part du capital détenue par les investisseurs dans une startup comme Miro à ce stade, selon un animateurn.c.1:03:43
3 Md$ de revenus / 25 Md$Revenus et valorisation de Bending Spoon selon les animateursn.c.1:07:32
10 à 12 foisMultiple de bénéfices de Modern Dental GroupRémi1:11:04
87 foisMultiple de bénéfices de Bending SpoonRémi1:12:23
270 millionsPopulation de l'Indonésie, marché dentaire en croissancen.c.1:11:47

Chiffres rapportés tels qu'énoncés dans l'émission, sans vérification indépendante.

Conseils

  1. Dans une reprise, bien acheter est le premier moyen de limiter le risque. (Marc-Antoine) 10:40
  2. Cibler des entreprises de 3 à 5 millions de chiffre d'affaires, structurées et peu dépendantes du dirigeant, dans des secteurs comme la maintenance des systèmes de sécurité incendie. (Rémi) 7:47
  3. Appliquer les compétences marketing et commerciales du digital à des PME locales encore peu digitalisées. (Marc-Antoine) 12:17
  4. Pour constituer un pipeline de cibles, repérer les fondateurs de 60 à 70 ans, en priorité sans enfants. (Isma) 22:27
  5. Se positionner comme associé ultra-minoritaire apportant marketing, growth et IA à des roll-ups gérés par d'anciens financiers. 38:49
  6. Aider les dirigeants de PME en place à racheter des concurrents qui partent à la retraite. (Marc-Antoine) 43:18
  7. Considérer la banque comme le véritable client à convaincre dans une reprise financée par la dette. (Marc-Antoine) 50:27
  8. Pour croître sans tout intégrer, envisager des prises de participation partielles, à la manière de Berkshire Hathaway. 1:00:25

Noms cités

Entreprises

Personnalités

  • Ryan : Auditeur moqué à l'épisode précédent, invité sur le podcast
  • Mohamed Altrad : Cité ironiquement à propos du BTP et des pressions locales
  • Dan Peña : Enseignerait depuis 10 ans, surtout au Royaume-Uni, à repérer les entreprises bientôt à vendre
  • Sébastien Seris : Formateur e-commerce des années 2015-2016, aussi actif sur le repreneuriat (orthographe incertaine)
  • Gilles Martin : Fondateur d'Eurofins, cité sous le nom « Martin »

Produits et outils

  • Claude : Pour transformer une transcription en VSL ; ses artefacts et canvas menaceraient Miro
  • ChatGPT : Source de certains chiffres sur Miro consultés en direct

Lieux

  • France : 550 000 entreprises à transmettre
  • Dubaï : Lieu d'où il est difficile de gérer une reprise
  • Hongrie : Destination de tourisme dentaire citée en plaisantant
  • Italie : Part de l'économie détenue par la mafia
  • Gibraltar : Lieu de résidence de Sébastien Seris à l'époque
  • Montpellier : Événement e-commerce auquel un animateur a assisté
  • Nouvelle-Zélande : Stage d'un animateur dans un laboratoire d'Eurofins
  • Le Cap : Ville d'où des amis d'Isma ont vendu des NFT
  • Indonésie : Marché en croissance pour les soins dentaires
  • Asie du Sud-Est : Zone de développement de Modern Dental Group

Description officielle

🎁 Lien pour remplir le formulaire Mass Extract et tenter de remporter un coaching privé avec Arnaud gratuitement : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLScIuKmLcqMkR2VDrncnzs1qqYMJYVRRNmTPo9wMw33Ud3yXyA/viewform?usp=dialog 0:00 — Introduction 5:41 — 550 000 boîtes à reprendre 31:14 — Le roll-up : payer 5, revendre 10 38:12 — Vendre des pelles ou racheter ? 54:33 — Miro racheté à -90%

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