L'Argent des Boomers, la Chute de Nike, les Talents Pas Chers & la Mafia des Ad Accounts
Le 27e épisode de Mass Extract réunit Arnaud, Isma, Rémi et Marc-Antoine autour de cinq sujets d'actualité business. Les animateurs commentent le lancement de l'Andreessen Horowitz Academy et ce qu'il dit de l'avenir des écoles de commerce, puis la polémique autour d'un roman primé soupçonné d'avoir été écrit avec l'IA, qui dérive vers la perception de l'IA en Occident et en Chine et la fiabilité des comptabilités chinoises. Ils analysent ensuite le départ de Kylian Mbappé de Nike pour On et les difficultés de Nike, avant que Marc-Antoine ne présente la relance du nom de domaine Lycos et la stratégie de résurrection de marques nostalgiques. L'épisode se termine sur la vague de suspensions de comptes publicitaires Meta et le marché des « agency ad accounts ».
Sommaire
Résumé détaillé
L'épisode s'ouvre sur l'annonce par Andreessen Horowitz d'une école gratuite, l'Andreessen Horowitz Academy, accueillant une première promotion de 50 étudiants pendant un an, sans diplôme ni accréditation, avec des partenaires comme Google et Anthropic, et un cursus payant de deux ans envisagé pour 2028. Les animateurs y voient une manière de capter du capital humain très tôt. La discussion oppose la théorie du signal (Spence) et la théorie du capital humain pour comprendre ce que vend réellement une école : si Harvard savait transformer des étudiants moyens en stars, elle aurait ouvert des franchises partout, d'où la conclusion que les écoles d'élite vendent surtout un signal et de l'exclusivité.
Arnaud rapproche l'initiative de la Thiel Fellowship et de l'idée de trouver du « capital humain non pricé par le marché », tandis qu'Isma y voit un moyen pour les VC, confrontés à une concurrence accrue et à des fondateurs aux attentes de valorisation élevées, de se créer un « halo effect » et d'inculquer de bons playbooks aux entrepreneurs, à la manière dont Alex Hormozi a « biberonné » une génération de marketeurs. Le débat glisse vers la « gouroutisation » des fondateurs financés par le capital-risque (veste en cuir du patron de Nvidia, montres Richard Mille) au moment où les infopreneurs cherchent au contraire à devenir des fondateurs de SaaS.
Le deuxième sujet porte sur un roman primé (prix du roman Fnac, environ 35 000 ventes selon les animateurs) soupçonné d'avoir été écrit avec l'IA, et sur un post de Gaspard de Monclin le défendant. Les animateurs se demandent si l'on juge une œuvre sur son contenu ou sur son mérite, évoquent les assistants de Robert Greene et regrettent que la polémique ait cassé la dynamique du livre. La discussion bascule sur la défiance envers l'IA en Occident (36 % d'enthousiastes contre 84 à 86 % en Chine selon une newsletter citée), l'exemple de l'Estonie numérique, puis sur la fiabilité des statistiques et des comptabilités chinoises, où Rémi rappelle les différences entre normes françaises, US GAAP et IFRS et défend l'intérêt d'actions chinoises trois fois moins chères à cash-flow équivalent.
Le troisième sujet est le départ de Kylian Mbappé de Nike pour un contrat de dix ans avec la marque suisse On, dont il devient actionnaire, avec Thierry Henry nommé directeur du football. Les animateurs rappellent que le cofondateur d'On avait vu son prototype refusé par Nike et que Roger Federer avait rejoint On avec une participation au capital. Ils listent les erreurs de Nike (pari sur RTFKT et les NFT, rupture avec les distributeurs, changement de CEO, perte d'aura auprès de la Gen Z, positionnement « milieu de gamme ») et la concurrence de Hoka, Brooks ou On portée par le boom du running. Ils spéculent sur une éventuelle prise de participation liée à la famille Arnault, après l'arrivée au board de Nike de l'ancien dirigeant de Rimowa, et débattent de la lisibilité des conglomérats (PPR devenu Kering).
Marc-Antoine illustre la puissance des marques auprès des enfants, qui réclament spontanément Nike et McDonald's, et Rémi cite Peter Lynch, qui investissait dans les marques plébiscitées par ses proches, ainsi que sa propre découverte de Deckers (propriétaire de Hoka). Cette réflexion sert de transition vers le sujet de Marc-Antoine : le rachat du nom de domaine expiré Lycos par un Français qui veut en refaire un média. Les animateurs revoient la publicité télé de Lycos et une publicité « Julien » de l'époque MSN, puis listent des résurrections de marques (Fusalp relancée par la famille Lacoste, Le Revenu, Orient Express avec Accor, Alpine via Renault, Mini via BMW, Méhari électrique, Solex, Champion, Fila, Le Coq Sportif) et imaginent des relances de Minitel, MSN ou Skyblog.
Selon eux, cette stratégie nostalgique permet de cibler les plus de 50 ans, présentés comme les seuls avec le private equity à avoir encore de l'argent, et de justifier un premium grâce au storytelling patrimonial des marques françaises. Le dernier sujet est la vague de suspensions de publicités Meta des semaines précédentes : Isma explique le modèle des agences qui achètent des business managers vérifiés (environ 50 000 euros pour 2 000 à 3 000 comptes publicitaires selon ce qu'on lui a rapporté) et sous-louent des comptes contre un pourcentage de la dépense, ce qui fait tomber toute une industrie quand un business manager est sanctionné. Il raconte ses propres publicités rejetées pour usurpation d'identité dès qu'il cite un client, conseille d'éviter les plus grosses agences et l'épisode se termine sur une diatribe contre l'empilement des commissions.
Chapitres
0:00Introduction
Cold open composé d'extraits de l'épisode : la publicité de Sydney Sweeney comme miroir des réactions politiques, le capital humain non pricé par le marché, les enfants qui réclament Nike, Peter Lynch et le marché des business managers Meta revendus par des agences.
- Extraits des sujets à venir : écoles, roman écrit par l'IA, Nike, Lycos, Meta Ads
1:56Au programme ce soir
Annonce des sujets : une école lancée par un fonds qui pourrait challenger les infopreneurs, un livre encensé avant d'être soupçonné d'avoir été généré par IA, Nike qui « dégringole » avec la fuite de Mbappé vers On, un « point boomer » sur la relance de Lycos (« pour les plus de 35 ans ») et un point « tranché » sur Meta Ads. Un placement de produit est fait pour la newsletter quotidienne NBS (thenbs.fr).
- Placement de produit : newsletter NBS, synthèse d'actualité quotidienne
- Lycos présenté comme un sujet « pour les plus de 35 ans »
2:45La fin des écoles de commerce ?
Andreessen Horowitz lance l'Andreessen Horowitz Academy : école gratuite, 50 étudiants dans la première promotion, un an d'apprentissage par la pratique (développer un produit, trouver des clients, travailler avec des professionnels issus de Google, Anthropic et d'autres partenaires), sans diplôme ni accréditation, avec un cursus payant de deux ans envisagé pour 2028 sous réserve d'autorisation. Les animateurs s'interrogent sur ce qu'une école vend vraiment (compétence, signal social, réseau) alors que certaines scolarités coûtent environ 100 000 euros. Ils opposent la théorie du signal de Spence, où l'école « labellise », à la théorie du capital humain, où elle transforme : si Harvard savait faire des stars avec des étudiants moyens, elle ouvrirait des franchises, ce que tente l'École 42. Ils évoquent aussi l'idée, attribuée à Peter Thiel, que l'éducation est surtout une assurance contre le chômage, dont la valeur est menacée par l'IA et la concurrence mondiale, et débattent de la dilution de marque des grandes écoles (masters spécialisés, programmes post-bac de l'ESSEC, summer schools de Harvard utilisées sur des pages de vente d'infopreneurs).
Arnaud compare l'initiative à la Thiel Fellowship (100 000 dollars pour abandonner ses études pendant deux ans, passée notamment par les fondateurs d'Ethereum et, « je crois », de Figma) et au principe de dénicher du capital humain non encore pricé par le marché. Isma y voit un moyen pour les VC de rentrer « très très tôt » dans la tête des entrepreneurs, comme Hormozi l'a fait avec les marketeurs, dans un contexte où la concurrence entre fonds explose, où les fondateurs arrivent avec des attentes de valorisation délirantes et où il faut des centaines de millions pour passer de 0 à 100 millions d'ARR. Un autre animateur nuance : le capital est surtout concentré, et les géants de l'IA ou AWS subventionnent aussi les startups avec des crédits.
La discussion dérive sur la « gouroutisation » des fondateurs financés par le capital-risque (veste en cuir du patron de Nvidia, chemises hawaïennes, montres Richard Mille) alors que les infopreneurs se construisent des SaaS « wrappers » pour gagner en crédibilité. Conclusion d'un animateur : la psychologie humaine ne change pas (Eugene Schwartz, pyramide de Maslow) ; au départ il faut être honnête et « direct response proof », mais pour viser le trillion « il faut vendre du Fugazi ». Échange final sur Steve Jobs, les montres Richard Mille portées par Rafael Nadal ou les pilotes de F1 et l'absurdité des Rolex Submariner.
- Andreessen Horowitz Academy : gratuite, 50 étudiants, un an, aucun diplôme, cursus payant de 2 ans envisagé pour 2028
- Partenaires cités : Google, Anthropic
- Théorie du signal (Spence) contre théorie du capital humain
- Argument de la franchise : une école qui saurait créer du capital humain ouvrirait des franchises partout
- Thiel Fellowship : 100 000 dollars pour abandonner ses études pendant 2 ans
- Les VC cherchent des asymétries de marché ; une école est un moyen bon marché d'obtenir des valorisations plus basses
- Les fondateurs financés par le VC adoptent des codes de gourou, les infopreneurs veulent devenir fondateurs de SaaS
22:55Et si on aimait les livres écrits par l'IA ?
En transition, un chiffre : au 30 juin, 9,3 millions d'emprunteurs étudiants américains étaient en défaut de paiement. Les animateurs lisent le post de Gaspard de Monclin qui qualifie de « polémique idiote » les accusations contre un écrivain soupçonné d'avoir utilisé l'IA (« comme si Michel-Ange avait peint seul toute la chapelle Sixtine », « comme si Dumas travaillait sans Auguste Maquet », « comme si Jacques Attali écrivait les moindres lignes de ses livres »). Le roman, lauréat du prix du roman Fnac et vendu à environ 35 000 exemplaires selon eux, traite d'immigration ; l'un des animateurs compare les réactions politiques à celles provoquées par la publicité de Sydney Sweeney. Ils se demandent si l'on juge une œuvre sur son contenu ou sur son mérite, rappellent que Robert Greene a de nombreux assistants, et l'un d'eux regrette que la polémique, qu'il impute à l'excès d'éloges de la gauche, ait cassé l'élan du livre avant un éventuel prix Renaudot. D'autres jugent que la polémique va doper les ventes, ou au contraire qu'elle peut effrayer un lectorat qui a peur de l'IA.
Le débat s'élargit à la défiance envers l'IA : selon la dernière newsletter NBS, seuls 36 % des Occidentaux seraient enthousiastes contre 84 à 86 % en Chine, où le gouvernement cherche surtout à intégrer l'IA dans toutes les strates de la société. L'exemple de l'Estonie, qui a digitalisé son État dans les années 1990 et aurait aujourd'hui le meilleur système éducatif d'Europe et un PIB par habitant supérieur au Portugal, est cité. Un animateur s'inquiète d'une Europe qui deviendrait un « third world country » sans maîtrise de l'industrie ni de l'énergie, et un tweet de Patrick Collison (Stripe) sur les difficultés réglementaires en Allemagne est évoqué, ainsi que des statistiques comparant capacités électriques et data centers en Chine et aux États-Unis.
La fiabilité des chiffres chinois amène une discussion sur la comptabilité : Rémi explique les différences entre French GAAP, US GAAP et normes IFRS. Un autre animateur estime que juger les comptabilités chinoises frauduleuses relève d'un point de vue occidental, citant la capitalisation des dépenses de développement par les entreprises américaines et Uber, qui aurait comptabilisé en chiffre d'affaires des courses frauduleuses de chauffeurs chinois. Rémi reconnaît les abus (Evergrande) mais souligne qu'à cash-flow équivalent, les actions chinoises coûtent trois fois moins cher, versent des dividendes sans retenue à la source et sont accessibles via Interactive Brokers ; il dit posséder « fièrement » ses « chinoiseries ».
- 9,3 millions d'emprunteurs étudiants américains en défaut au 30 juin
- Roman lauréat du prix du roman Fnac, environ 35 000 ventes selon les animateurs, soupçonné d'avoir été écrit avec l'IA (beaucoup de tirets)
- 36 % des Occidentaux enthousiastes envers l'IA contre 84 à 86 % en Chine (chiffre attribué à la newsletter NBS)
- Estonie : État numérique depuis les années 1990
- French GAAP, US GAAP et IFRS : des normes différentes, retraitées lors des consolidations
- Actions chinoises : trois fois moins chères à cash-flow équivalent selon Rémi
Interviennent : Rémi
40:00Mbappé abandonne Nike
Transition par Larry Summers (ex-président de Harvard, conseiller de Clinton et Obama), rappelé pour ses échanges avec Jeffrey Epstein et ses déclarations controversées sur les femmes et les mathématiques et sur le travail des enfants dans les usines de sneakers. La news : Kylian Mbappé quitte Nike pour signer dix ans chez On (On Running), marque suisse qui lancera ses premiers crampons en 2027 ; il devient actionnaire et participera au développement produit, et Thierry Henry est nommé directeur du football. Olivier Bernhard, cofondateur d'On, était un athlète sponsorisé par Nike qui avait vu son prototype refusé ; en 2018 Nike avait laissé partir Roger Federer plutôt que de lui payer 100 millions par an, et sa participation dans On aurait valu, à l'introduction en bourse de 2021, 300 millions de plus que ses gains chez Nike. Nike aurait chuté de 80 % en bourse depuis son pic.
Les animateurs décrivent le boom du running (semi-marathons, ultra-trails, Hyrox, Strava, créateurs de contenu) qui profite à On, Hoka, ancienne entreprise française rachetée par Deckers, et Brooks, détenue par Berkshire Hathaway, au détriment d'Asics et de Nike. Un animateur raconte observer les chaussures des clients dans les hôtels haut de gamme ; un autre court avec des Brooks achetées parce que la marque appartient à Berkshire Hathaway. Les erreurs de Nike sont listées : pari sur RTFKT et les NFT pendant le Covid, volonté de vendre en direct en se fâchant avec les distributeurs, changement de CEO, perte d'aura auprès de la Gen Z et positionnement milieu de gamme comparé à celui de Peugeot dans l'automobile. Rémi rappelle un chiffre d'affaires en recul d'environ 3 % par an depuis 2023, un dividende autour de 4 % et une valorisation d'environ 45 à 50 milliards pour un chiffre d'affaires du même ordre.
L'arrivée au board de Nike d'un fils de Bernard Arnault, ancien de Rimowa, relance la spéculation sur un rachat : Arnaud juge qu'un rachat par LVMH serait étrange (la plus grosse acquisition de LVMH étant Tiffany, à 10 ou 15 milliards selon eux) et cite le conglomérat peu lisible de PPR, mais envisage une prise de participation via la holding familiale, qui a déjà investi dans Birkenstock. Un animateur ayant conseillé Artémis, la holding de Kering, répond que Puma a été un grand succès pour le groupe, contrairement à La Redoute. Marc-Antoine observe que des enfants sans réseaux sociaux réclament déjà Nike et McDonald's. Les animateurs évoquent le funnel de 50 ans de Ferrari et Porsche (les petites voitures), les camions jouets Caterpillar, et Rémi cite Peter Lynch (13 ans à la tête du fonds Magellan, 29,2 % de performance annuelle moyenne) qui achetait les marques plébiscitées par ses enfants, ainsi que sa propre découverte de Deckers via des sandales Hoka à 70 euros. Un animateur note que les AirPods seraient le produit le plus rentable de l'histoire d'Apple : « tu as juste besoin d'un winner ».
- Mbappé signe 10 ans chez On, devient actionnaire ; Thierry Henry directeur du football
- On lancera ses premiers crampons en 2027
- Federer : participation dans On qui aurait valu 300 millions de plus que ses gains Nike à l'IPO de 2021
- Nike : environ -3 % de chiffre d'affaires par an depuis 2023, dividende d'environ 4 %, valorisation de 45 à 50 milliards (chiffres cités par Rémi)
- Erreurs de Nike : RTFKT/NFT, vente en direct contre les distributeurs, changement de CEO, perte d'aura
- Hoka (rachetée par Deckers), Brooks (Berkshire Hathaway) et On profitent du boom du running
- Peter Lynch : investir dans ce que consomment ses proches
Interviennent : Rémi, Arnaud, Marc-Antoine
58:23Lycos : le grand retour ?
Marc-Antoine présente son sujet : le nom de domaine Lycos a expiré et un Français l'a racheté pour relancer la marque sous forme de média, en s'appuyant sur l'autorité du domaine. Les animateurs regardent l'ancienne publicité télé (le chien et « Lycos, va chercher »), dont un animateur relève le décor calqué sur le fond d'écran de Windows XP, puis une publicité « Salut, c'est Julien » invitant à discuter sur MSN. Pour Marc-Antoine, relancer une marque disparue n'est pas un « mass extract » de court terme mais peut être un home run : la marque bénéficie déjà de confiance et d'une émotion positive, surtout à l'ère de l'IA où les gens cultivent la nostalgie.
Il cite Fusalp, marque de ski des années 1980-1990 relancée par la famille Lacoste après la vente de Lacoste, devenue selon lui plus chic que Moncler dans les stations comme Méribel ou Courchevel, et rappelle que chez Rothschild existait une section consacrée aux « belles marques historiques connues de tous ». Sont aussi évoqués une marque automobile d'ultra-luxe relancée par le fils de Bernard Tapie avec un investissement d'un fils de Bernard Arnault, Le Revenu racheté à la barre et digitalisé par Gaspard de Monclin dans le cadre d'un roll-up de médias, l'Orient Express chez Accor, Alpine chez Renault, Mini rachetée par BMW à Rover, la Méhari électrique, consulting.com d'Iman Gadzhi et Solex. Arnaud souligne la force des marques françaises qui peuvent sublimer un passé glorieux pour justifier un premium, par exemple dans une boutique d'aéroport à Singapour.
Un animateur insiste sur le fait que le pouvoir d'achat est chez les plus de 50 ans : les e-commerçants les ciblent car « il y a que deux personnes qui ont l'argent, c'est les boomers et les private equity ». Le critère retenu : une marque connue et utilisée il y a 30 à 40 ans, avec une forte part d'esprit. Les animateurs passent en revue Champion, Cross Colours, Diadora, Fila et Le Coq Sportif (fabrication délocalisée et storytelling « started in France »), imaginent un Solex transformé en Peloton, et rêvent de relancer Minitel, MSN (un Slack-like avec la fonction « wizz ») ou Skyblog (outil IA de création de blogs SEO). Un animateur raconte avoir dragué sur MSN et fréquenté les cybercafés ; Arnaud dit ne plus se souvenir de son pseudo MSN.
- Le domaine Lycos, expiré, a été racheté par un Français qui veut en faire un média
- Relancer une marque nostalgique : confiance et émotion positive déjà acquises, gros coup de com au lancement
- Fusalp relancée par la famille Lacoste
- Exemples : Le Revenu, Orient Express (Accor), Alpine (Renault), Mini (BMW), Méhari, Solex
- Les plus de 50 ans concentrent le pouvoir d'achat selon les animateurs
- Critère : une marque connue il y a 30 à 40 ans
- Idées : relancer Minitel, MSN, Skyblog
Interviennent : Marc-Antoine, Arnaud
1:18:00Meta Ads : plus rien ne marche ?
Isma explique que Meta « bannit tout le monde » depuis trois à six semaines. Il a appris qu'il était possible d'acheter des business managers vérifiés pour environ 50 000 euros avec 2 000 à 3 000 comptes publicitaires : les agences qui louent des « agency ad accounts » achètent ces actifs validés par Meta et se rémunèrent par un pourcentage de la dépense publicitaire, d'où leur intérêt à accueillir un maximum d'annonceurs. Quand des milliers d'annonceurs « font n'importe quoi » dans un business manager et que celui-ci est sanctionné, toute l'industrie ne peut plus diffuser de publicités ; Meta ferait ce ménage chaque année avant le Q4. En relançant ses propres publicités, il constate qu'il ne peut plus citer un client qui utilise son SaaS sans être accusé d'usurpation d'identité, une conséquence selon lui des arnaques aux deepfakes en Europe.
Les animateurs ironisent sur une IA de validation réglée « à 10/10 » par l'équipe qui a investi 80 milliards dans le métavers, alors que des publicités pour des peptides (« for research purpose », visuels générés avec Higgsfield) passent. Isma conseille de ne pas travailler avec les plus grosses agences, car un strike touche tout leur portefeuille, et rapporte que Google serait pire. Il décrit les techniques black hat de contournement de la modération et le parallèle est fait avec l'emailing (réputation d'IP partagée) : « mutualisation du risque et socialisation des pertes ». Une alternative évoquée : diffuser des publicités moins agressives via les comptes de médias ou de marques comme American Express ou Les Échos, pour environ 10 % de commission, notamment pour envoyer vers une bridge page. L'épisode se termine sur une diatribe contre l'empilement des pourcentages (agence, Stripe, closer, manager, TVA).
- Business managers vérifiés revendus environ 50 000 euros pour 2 000 à 3 000 comptes publicitaires (selon ce qui a été rapporté à Isma)
- Les agences d'ad accounts se rémunèrent sur la dépense publicitaire
- Un strike de business manager fait tomber tous les annonceurs qu'il héberge
- Meta interdirait désormais de citer des clients ou témoignages (usurpation d'identité)
- Conseil : éviter les plus grosses agences d'ad accounts
- Alternative : publicité via les comptes de marques ou médias (American Express, Les Échos), environ 10 % de commission
Interviennent : Isma
Débats
Que vend réellement une école : du capital humain ou un signal ?
- Un animateurPlutôt du signal et de l'exclusivité : sinon Harvard aurait ouvert des franchises.
- ArnaudL'Andreessen Horowitz Academy cherche à capter du capital humain non encore pricé par le marché, comme la Thiel Fellowship.
- IsmaC'est surtout un outil pour les VC : entrer tôt dans la tête des entrepreneurs, obtenir de meilleures valorisations et leur transmettre les bons playbooks.
La dilution de marque des grandes écoles (cursus post-bac, summer schools) est-elle une erreur ?
- Un animateurC'est une erreur de gestion qui « tue la brand ».
- Un animateurC'est rationnel de « milker » la marque avant une disruption de l'éducation, comme ceux qui ont vendu des lifetime deals sur leur SaaS en 2023.
La polémique sur le roman écrit avec l'IA va-t-elle aider ou nuire au livre ?
- Un animateurElle a cassé l'élan d'une expérience fascinante ; la faute aux excès d'éloges de la gauche.
- Un animateurElle va juste booster les ventes : peu importe que le texte soit écrit par une IA.
- Un animateurDans un public qui a peur de l'IA, cela peut au contraire faire fuir la cible initiale.
Faut-il se méfier des comptabilités chinoises ?
- RémiLes fraudes ont existé (Evergrande) et justifient une prime de risque, mais les actions chinoises restent trois fois moins chères à cash-flow équivalent.
- Un animateurC'est un point de vue très occidental : les normes diffèrent et les entreprises américaines ont aussi des pratiques discutables.
Nike peut-il se relever, et LVMH pourrait-il le racheter ?
- Marc-AntoineNike reste Nike : la marque garde une valeur intrinsèque malgré de mauvais produits.
- ArnaudUn rachat par LVMH serait étrange (risque de conglomérat illisible), une participation via la holding familiale est plus plausible.
- RémiLes indicateurs de valorisation (PEG de 0,5, dividende de 4 %) sont plutôt positifs.
Citations
« Arriver à choper du capital humain qui a pas encore été pricé par le marché et du coup que c'est toi qui le price au prix que tu veux, et du coup tu peux milker ce capital humain pendant que tu contribues à le développer dans ta boîte. En fait, c'est un truc de dingue quoi. »
« Si jamais Harvard avait la capacité de prendre des nuls et en faire des stars, bah ça fait longtemps qu'ils auraient ouvert des franchises dans toutes les villes du monde. »
« Quand tu es VC, tout ce que tu cherches à faire, c'est trouver des asymétries de marché. C'est ton seul [...] de job. »
« Si tu veux prendre une boîte de 0 à 100 millions d'ARR, il va te falloir je sais pas 300 millions d'investissement. »
« Si tu veux partir au fucking trillion, il faut vendre du Fugazi. »
« Comme c'est une meuf blonde qui dit qu'elle a des bons gènes, bah toute la gauche dit que c'est absolument obscène et la droite dit mon corps mon choix. »
« Est-ce qu'on juge une œuvre sur son contenu ou sur son mérite ? »
« En fait, tu achètes vraiment, à cash-flow équivalent, tes boîtes trois fois moins chères et elles te versent des dividendes sans retenue à la source. »
« Nike a plus aucune aura, a plus aucun swag, en particulier auprès de la Gen Z. »
« Tu es Peugeot, tu es mort. Tu es un truc chinois le moins cher possible, tu peux exister. Tu as un truc allemand le plus cher possible, tu peux exister. C'est le truc au milieu, ça va être dur. »
« Une fois que tu es rentré dans le cerveau des gens aussi jeune, tu peux pas en sortir. »
« En fait, tu as juste besoin d'un winner. »
« Si tu réfléchis à un truc, une marque que tu as connue dans ton enfance, dans ta jeunesse, tu la connais, il y a déjà la trust, tu as une émotion positive qui est attachée à ça. »
« Il y a que deux personnes qui ont l'argent, c'est les boomers et les private equity. »
« Les agencies qui sont plus connues sont en général les moins bien parce que du coup elles ont tout le monde dans leur portfolio et s'il y a un truc qui se fait striker, tout le monde se fait striker. »
« C'est 100 % des upside, 0 % des downside et c'est du communisme. »
Ce que les animateurs racontent
Ce que chaque animateur raconte de son parcours, de ses entreprises et de ses habitudes au cours de l'épisode.
Arnaud
- OpinionIl estime qu'un rachat de Nike par LVMH serait étrange en raison du risque de conglomérat peu lisible (exemple de PPR), mais envisage une prise de participation via la holding familiale Arnault. 49:17« Mon point c'est que LVMH qui réacquérrait ce truc serait bizarre. »
- OpinionIl souligne que les marques françaises peuvent sublimer un passé glorieux pour justifier un premium, par exemple dans une boutique d'aéroport à Singapour. 1:08:19
- VieInterrogé sur son pseudo MSN de jeunesse, il dit ne plus s'en souvenir. 1:17:49« Je sais même plus. »
Isma
- OpinionIl estime que la compétition dans le capital-risque explose, que les fondateurs arrivent avec des attentes de valorisation délirantes et que les VC doivent à la fois créer un « halo effect » et transmettre les bons playbooks aux entrepreneurs. 13:27« la compétition dans tout ce qui est VC en fait, elle est en train de skyrocket »
- EntrepriseEn relançant ses propres publicités Meta pour son SaaS, il constate qu'il ne peut plus mentionner un client qui utilise son logiciel ni montrer un témoignage sans être accusé d'usurper l'identité d'autrui. 1:20:27« si je dis il y a Alex Becker qui utilise mon SaaS et que je montre [...] on me dit non, tu impersonates someone else's identity »
- AnecdoteIl raconte qu'il pensait que les annonceurs qui se plaignaient en commentaires ne savaient pas ce qu'ils faisaient, jusqu'à ce qu'il « rentre dans l'arène » et subisse lui-même les refus. 1:23:47« je regardais les commentaires dans vos vidéos et je disais ouais les gars vous savez pas ce que vous faites, parce que je suis rentré dans l'arène »
- AnecdoteIl cite un ami qui vend des peptides et dont les publicités montrant fioles et seringues passent la modération de Meta, avec la mention « research purpose ». 1:21:51« j'ai mon pote qui envoie du peptide et qui montre les vials dans les ads »
- ConseilIl conseille de ne pas louer ses comptes publicitaires auprès des plus grosses agences, car un strike touche tout leur portefeuille. 1:22:47« si vous travaillez avec des agencies, n'allez pas travailler avec les plus grosses agencies »
Rémi
- OpinionIl juge les grands groupes d'une « complexité innommable », notamment pour les retraitements comptables, et dit qu'on ne veut jamais y arriver. 34:44« c'est toute la complexité des grands groupes d'ailleurs dans lesquels on veut jamais arriver »
- EntrepriseIl détient des actions chinoises qu'il dit posséder « fièrement », jugeant qu'à cash-flow équivalent elles coûtent trois fois moins cher ; il indique qu'un compte Interactive Brokers suffit pour y accéder et qu'on peut copier son portefeuille. 37:24« tu peux copier mon portefeuille si tu veux, il y a pas de souci, toutes mes chinoiseries que je possède fièrement »
- OpinionIl dit que le virage de la Chine vers l'IA le rassure vis-à-vis de son exposition financière dans le pays (attribution déduite de ses positions chinoises évoquées ensuite). 28:36« le fait que la Chine prenne ce virage là, ça me rassure vraiment vis-à-vis du fait d'avoir pas mal de blé là-bas »
- AnecdoteIl a découvert Deckers (propriétaire de Hoka) il y a quatre ans, en voyant des sandales de récupération Hoka à 70 euros dont le coût de fabrication lui semblait dérisoire ; il s'est intéressé à l'action, qui a été un beau succès, et en a parlé dans sa newsletter. 55:17« je me suis dit mais ça en injection plastique le coût produit c'est de 50 centimes et il vend ça 70 balles »
- VieIl court avec des chaussures Brooks, achetées notamment parce que la marque appartient à Berkshire Hathaway, ce qu'il a expliqué à un vendeur perplexe. 43:24« je cours avec des Brooks et c'est super confortable même si je les ai achetées parce que c'est possédé par Berkshire »
- ConseilIl recommande, à la manière de Peter Lynch, de regarder ce que ses proches achètent et les marques dont on est soi-même client, car cela peut révéler d'excellents investissements. 55:56« c'est un excellent réflexe en tout cas de se poser les questions de qu'est-ce que nos proches achètent »
Marc-Antoine
- VieIl se souvient très bien de Lycos, qu'il a connu jeune, et de sa publicité télévisée avec un chien. 1:02:54« Donc Lycos moi, tu vois, ça me parle, j'étais jeune, je me souviens très bien de ça. »
- OpinionIl estime que faire revivre une marque disparue n'est pas un « mass extract » de court terme mais peut être un « home run », grâce à la confiance et à l'émotion positive déjà associées à la marque. 1:02:54« je pense que ça peut être un [...] de home run »
- ParcoursIl évoque son passage chez Rothschild, où existait une section, avec des projets, autour de la relance de « belles marques historiques connues de tous ». 1:05:15« Ce qu'on appelait nous chez Rothschild, il y avait un peu toute une section et il y avait des projets comme ça autour de ce qu'on appelait la belle marque historique connue de tous. »
- ParcoursIl dit avoir travaillé avec Kering et conseillé pendant plusieurs années Artémis, la holding de la famille Pinault (attribution déduite : l'orateur poursuit le débat sur la valeur de la marque Nike qu'on rattache ensuite au « point initial » de Marc-Antoine). 49:17« moi j'ai travaillé avec Kering je peux vous le dire, je les ai conseillés pendant plusieurs années, enfin pour Artémis, la holding de Kering »
- OpinionIl défend la valeur intrinsèque de la marque Nike malgré de mauvais produits et de mauvaises décisions business. 48:46« Nike ça reste Nike, c'est juste les produits »
Chiffres cités
| Chiffre | De quoi il s'agit | Cité par | Moment |
|---|---|---|---|
| 50 étudiants | Première promotion de l'Andreessen Horowitz Academy | n.c. | 3:09 |
| 2028 | Date envisagée pour un cursus payant de 2 ans à l'Andreessen Horowitz Academy | n.c. | 3:09 |
| 100 000 euros | Coût approximatif de certaines scolarités en école de commerce | n.c. | 3:09 |
| 100 000 dollars | Bourse de la Thiel Fellowship pour abandonner ses études pendant 2 ans | Arnaud | 9:56 |
| 300 M$ | Investissement nécessaire pour passer de 0 à 100 M$ d'ARR selon Isma | Isma | 13:27 |
| 9,3 millions | Emprunteurs étudiants américains en défaut de paiement au 30 juin | n.c. | 22:48 |
| 35 000 exemplaires | Ventes du roman soupçonné d'être écrit par l'IA | n.c. | 24:17 |
| 36 % | Part des Occidentaux enthousiastes envers l'IA (newsletter NBS) | n.c. | 28:36 |
| 84 à 86 % | Part des Chinois enthousiastes envers l'IA (newsletter NBS) | n.c. | 28:36 |
| 3 fois moins cher | Prix des actions chinoises à revenu ou cash-flow équivalent par rapport aux US | Rémi | 35:20 |
| 10 ans | Durée du contrat de Mbappé avec On | n.c. | 40:03 |
| 2027 | Lancement des premiers crampons On | n.c. | 40:03 |
| 100 M/an | Somme que Nike n'a pas voulu payer à Federer en 2018 | n.c. | 41:04 |
| 300 M | Plus-value de la participation de Federer dans On à l'IPO de 2021 par rapport à ses gains Nike | n.c. | 41:04 |
| -80 % | Chute de Nike en bourse depuis son pic | n.c. | 41:04 |
| -3 %/an | Évolution du chiffre d'affaires de Nike depuis 2023 | Rémi | 46:46 |
| 4 % | Rendement du dividende de Nike | Rémi | 46:46 |
| 45 à 50 Md | Valorisation de Nike, pour un chiffre d'affaires d'environ 45 Md par an | Rémi | 48:46 |
| 10 à 15 Md | Prix de Tiffany, plus grosse acquisition de LVMH selon les animateurs | n.c. | 47:30 |
| 10 % | Poids de Red Bull par rapport à Nike | n.c. | 51:55 |
| PEG de 0,5 | Ratio de valorisation de Nike | Rémi | 54:47 |
| 29,2 %/an | Performance annuelle moyenne de Peter Lynch pendant 13 ans au fonds Magellan | Rémi | 54:47 |
| 70 euros | Prix de sandales de récupération Hoka dont le coût de production serait d'environ 50 centimes | Rémi | 55:56 |
| 1 000 chevaux | Puissance de la voiture d'une marque de luxe relancée | Marc-Antoine | 1:06:15 |
| 50 000 euros | Prix d'un business manager Meta vérifié avec 2 000 à 3 000 comptes publicitaires | Isma | 1:17:49 |
| 3 à 6 semaines | Durée de la vague de désactivation de publicités Meta | Isma | 1:19:27 |
| 80 Md | Somme investie par Meta dans le métavers selon les animateurs | n.c. | 1:21:51 |
| 10 % | Commission pour diffuser une publicité via un compte de marque type American Express | n.c. | 1:26:34 |
Chiffres rapportés tels qu'énoncés dans l'émission, sans vérification indépendante.
Conseils
- Regarder ce que ses proches achètent et les marques dont on est client pour repérer des idées d'investissement, à la manière de Peter Lynch. (Rémi) 55:56
- Pour acheter des actions chinoises, un compte Interactive Brokers donne accès à la bourse de Shenzhen. (Rémi) 37:24
- Pour relancer une marque disparue, choisir une marque connue et utilisée il y a 30 à 40 ans et la recréer sous une forme nouvelle, éventuellement digitale. (Marc-Antoine) 1:06:15
- Exploiter les moments de gloire historiques d'une marque française dans le storytelling pour justifier un prix premium. (Arnaud) 1:08:19
- Ne pas louer ses comptes publicitaires auprès des plus grosses agences, car un strike touche tous leurs clients. (Isma) 1:22:47
- Diffuser des publicités moins agressives via les comptes de marques ou de médias (American Express, Les Échos), notamment pour envoyer vers une bridge page. 1:25:14
- Au démarrage d'un business, être honnête et « direct response proof ». 20:33
Recommandations
- newsletterNBS (thenbs.fr)Placement de produit : synthèse d'actualité quotidienne
- livreLivre sur les introductions en bourse à Hong Kong dans les années 2000 (titre non cité)Évoqué à propos des fraudes comptables chinoises
Noms cités
Entreprises
- Andreessen Horowitz : Fonds de capital-risque qui lance l'Andreessen Horowitz Academy
- Google : Partenaire de l'Andreessen Horowitz Academy
- Anthropic : Partenaire de l'Andreessen Horowitz Academy
- Harvard : Exemple d'école vendant un signal plutôt que du capital humain
- École 42 : École qui essaie de se développer en franchise
- ESSEC : Critiquée pour la dilution de sa marque via des cursus post-bac
- Y Combinator : Comparaison avec l'Andreessen Horowitz Academy
- Thiel Fellowship : Programme payant des jeunes pour abandonner leurs études
- AWS : Subventionne les startups avec des crédits
- OpenAI : Attire aussi les fondateurs avec des crédits
- Nvidia : Son patron et sa veste en cuir, exemple de codes de gourou
- Richard Mille : Montres associées aux codes de gourou
- Rolex : La Submariner que personne ne porte pour nager
- Fnac : Prix du roman Fnac remporté par le livre soupçonné d'être écrit par l'IA
- NBS : Newsletter quotidienne d'actualité, placement de produit
- Stripe : Patrick Collison évoque les difficultés réglementaires en Allemagne
- Evergrande : Exemple d'échec réel en Chine
- Uber : Aurait comptabilisé en revenu des courses frauduleuses en Chine
- Interactive Brokers : Courtier permettant d'acheter des actions chinoises
- Nike : Perd Mbappé, en difficulté boursière
- On : Marque suisse de running qui signe Mbappé
- Hyrox : Exemple du boom des sports d'endurance
- Hoka : Marque de running d'origine française rachetée par Deckers
- Asics : Marque historique de running détrônée
- Brooks : Marque de running détenue par Berkshire Hathaway
- Berkshire Hathaway : Propriétaire de Brooks
- Deckers : Propriétaire de Hoka, beau succès boursier selon Rémi
- Strava : Symbole du boom du running
- RTFKT : Pari NFT de Nike pendant le Covid
- Rimowa : Ancienne maison du fils de Bernard Arnault entré au board de Nike
- LVMH : Hypothèse d'un rachat de Nike
- Tiffany : Plus grosse acquisition de LVMH selon les animateurs
- Kering (ex-PPR) : Conglomérat luxe et distribution, ancien propriétaire de Puma
- Artémis : Holding de Kering, conseillée par un animateur
- Puma : Grand succès pour Kering
- La Redoute : Échec de PPR, cédée avec un chèque
- Birkenstock : Rachetée via la holding familiale Arnault selon les animateurs
- McDonald's : Marque iconique pour les enfants
- Apple : Marque iconique ; les AirPods présentés comme son produit le plus rentable
- Red Bull : Pèserait 10 % de Nike
- Ferrari : Funnel de 50 ans via les petites voitures
- Porsche : Funnel de 50 ans via les petites voitures
- Caterpillar : Vend des camions jouets pour se faire connaître des enfants
- Lycos : Moteur de recherche dont le domaine expiré a été racheté
- Fusalp : Marque de ski relancée par la famille Lacoste
- Lacoste : La famille a vendu Lacoste puis relancé Fusalp
- Moncler : Doudoune emblématique des Parisiens au ski
- Rothschild : Banque où existait une section dédiée aux marques historiques
- Le Revenu : Magazine racheté à la barre et digitalisé
- Orient Express : Marque relancée avec Accor
- Accor : Relance de l'Orient Express
- Alpine : Marque renaissant via Renault
- Renault : Relance d'Alpine
- BMW : A racheté la marque Mini à Rover
- Mini : Marque relancée par BMW
- Méhari : Rachetée par un Français qui en a fait une voiture électrique
- consulting.com : Entreprise d'Iman Gadzhi
- Solex : Marque relancée, idée d'en faire un Peloton
- Peloton : Pic boursier pendant le Covid
- Champion : Marque ressuscitée
- Cross Colours : Marque ressuscitée
- Diadora : Marque ressuscitée
- Fila : Marque ressuscitée
- Le Coq Sportif : Marque à reprendre selon les animateurs
- Minitel : Idée de relance de marque
- MSN : Idée de relance en Slack-like avec la fonction wizz
- Microsoft : Propriétaire de MSN
- Skyblog : Idée de relance en outil IA de blogs SEO
- Meta : Vague de suspensions de comptes publicitaires
- Higgsfield : Outil de génération utilisé pour des publicités de peptides
- Google : Régie publicitaire jugée encore pire que Meta
- American Express : Compte de marque utilisé pour diffuser des publicités
- Les Échos : Média dont le compte peut porter des publicités
Personnalités
- Michael Spence : Théorie du signal en économie de l'éducation (cité sous le nom « Spence »)
- Peter Thiel : Thiel Fellowship et réflexion sur l'éducation comme assurance
- Alex Hormozi : A « biberonné » les marketeurs occidentaux
- Russell Brunson : Figure du marketing américain
- Yomi Denzel : Exemple d'infopreneur cherchant les plateaux télé
- Iman Gadzhi : Infopreneur, fondateur de consulting.com
- Eugene Schwartz : Fondamentaux du copywriting
- Steve Jobs : Premier à imposer un uniforme vestimentaire
- Rafael Nadal : Portait sa montre Richard Mille en jouant
- Gaspard de Monclin : Auteur d'un post défendant l'écrivain ; repreneur du magazine Le Revenu (orthographe incertaine)
- Aurélien Télisson : Nom de l'écrivain tel qu'entendu dans la transcription (orthographe incertaine), lauréat du prix du roman Fnac
- Sydney Sweeney : Publicité comparée à la polémique du roman
- Jacques Attali : Cité dans le post de Gaspard de Monclin
- Alexandre Dumas : Cité avec son collaborateur Auguste Maquet
- Robert Greene : Auteur qui travaille avec de nombreux assistants
- Patrick Collison : Cofondateur de Stripe, tweet sur la réglementation en Allemagne
- Larry Summers : Ex-président de Harvard, conseiller de Clinton et Obama
- Jeffrey Epstein : Échanges avec Larry Summers
- Kylian Mbappé : Quitte Nike pour On
- Thierry Henry : Nommé directeur du football chez On
- Olivier Bernhard : Cofondateur d'On, ancien athlète sponsorisé par Nike
- Roger Federer : A quitté Nike pour On avec une participation au capital
- Michael Jordan : Symbole de la performance chez Nike
- Bernard Arnault : Un de ses fils est entré au board de Nike ; un autre a investi dans une marque automobile
- Peter Lynch : Gérant du fonds Magellan, investissait dans les marques prisées de ses proches
- Bernard Tapie : Son fils relance une marque automobile de luxe
- Alex Becker : Utilisateur du SaaS d'Isma, cité dans une publicité refusée par Meta
Produits et outils
- Andreessen Horowitz Academy : École gratuite d'un an pour 50 étudiants
- Claude : Cité parmi les facteurs qui réduisent la valeur d'un diplôme
- Windows XP : Fond d'écran repris dans la publicité Lycos
- AirPods : Présentés comme le produit le plus rentable d'Apple
- Rolex Submariner : Montre de plongée que personne ne porte pour nager
- Meta Ads : Régie publicitaire en pleine vague de suspensions
- Business Manager (Meta) : Actifs vérifiés revendus par des agences
Lieux
- Bangalore : Concurrence mondiale des diplômés
- Chine : Adoption de l'IA, statistiques et comptabilités contestées, actions bon marché
- Estonie : État digitalisé dans les années 1990
- Portugal : Comparaison de PIB par habitant avec l'Estonie
- Allemagne : Difficultés réglementaires évoquées par Patrick Collison
- Hong Kong : Introductions en bourse des années 2000
- Singapour : Découverte de la marque On ; idée de boutique d'aéroport
- Méribel : Station de ski chic
- Courchevel : Station de ski chic
