Anthropic et Claude
Écouter le fil en 13 minutesClaude est l'outil de travail des quatre animateurs, mais aussi un sujet qui revient presque chaque mois : prix, dépendance, concurrence de GPT et de Codex, valorisation. Ce fil suit l'émission de la fuite de Claude Code à l'introduction en Bourse d'Anthropic.
14 moments, de l'épisode 2 à l'épisode 29
Dans l'émission, Claude est d'abord un outil que les animateurs utilisent et dont leurs équipes dépendent. Les premiers épisodes d'avril s'arrêtent sur quelques événements précis : la fuite du code de Claude Code (épisode 2), les 30 milliards de dollars d'ARR et le modèle Mythos, que l'entreprise ne dévoile pas (épisode 3), puis le rythme des annonces, que les animateurs interrogent comme une stratégie de communication (épisode 4).
Au fil des semaines, la question devient économique. L'épisode 5 aborde le prix et la dépendance à Claude Code après un test où l'outil n'apparaissait que sur l'abonnement à 100 dollars, et Marc-Antoine y estime que la valorisation suppose un quasi-doublement de la marge brute. À l'épisode 9, il met en garde contre une « hystérie collective » autour de Claude face à Codex ; l'épisode 10 voit dans le dialogue avec le Vatican un choix d'image de marque, et l'épisode 23 interroge le partenariat avec Salesforce.
Quand l'introduction en Bourse arrive dans la conversation, le ton change. Rémi rapproche la valorisation d'environ 2 000 milliards de dollars des revenus et des dépenses cités (épisode 28), Marc-Antoine répond qu'Anthropic a trouvé un produit qui automatise la façon de travailler, et Isma montre à l'épisode 29 qu'une position dominante peut s'éroder en douze semaines quand GPT revient. Les désaccords portent moins sur la qualité du produit que sur son prix, la durée de l'avance et le niveau de valorisation.
Qui pense quoi
Arnaud se dit fan de Claude mais regarde Anthropic en marketeur : il s'interroge sur le rythme des annonces, sur la dépendance et le prix de Claude Code, et se demande si les partenariats (Salesforce après Cursor et Figma) ne préparent pas des produits concurrents.
Isma travaille surtout avec Claude Code et pense que le prix actuel est très inférieur à sa valeur et qu'il montera. Il doute que la fuite de Claude Code ait été voulue, et retient de la rivalité avec GPT qu'une position dominante peut s'effondrer en douze semaines et que changer de modèle prend quelques minutes.
Rémi lit Anthropic par la finance et la stratégie : règles du Nasdaq adaptées aux méga-introductions, valorisation rapportée au chiffre d'affaires et aux dépenses, IPO vue comme la dernière étape du cycle. Il voit aussi dans le positionnement face au Vatican un choix d'image de marque cohérent.
Marc-Antoine garde la tête froide : il voit une part d'hystérie collective dans le choix de Claude face à Codex et calcule qu'Anthropic doit presque doubler sa marge brute, tout en reconnaissant qu'elle a trouvé un produit qui automatise la façon de travailler. Ses équipes sont à fond sur Claude, avec l'exigence de pouvoir changer de modèle.
Épisode après épisode
La fuite de Claude Code
Isma se demande si la fuite du code de Claude Code ne sert pas la visibilité d'Anthropic (« news is good news »), mais juge l'entreprise trop avisée pour l'avoir voulue.
« je ne buy pas ça »Isma
30 Md$ d'ARR et Mythos
Arnaud relève qu'Anthropic annonce 30 milliards de dollars d'ARR et cherche à créer du momentum sur Mythos, un modèle qu'elle ne dévoile pas. Il constate aussi que Claude Code s'arrête vite sur l'offre de base (« 40 minutes par jour », selon lui).
« tellement bien qu'il ne le dévoile pas »Arnaud
Annonces en rafale et hype
Arnaud note que Claude annonce régulièrement la fin d'une industrie et que des créateurs en tirent des vidéos « RIP » ; Isma se demande si ces sorties hebdomadaires servent surtout à entretenir la hype et la valorisation. Arnaud se dit lui-même fan du produit.
« je suis fan de Claude »Arnaud
Claude Code à 100 dollars
Arnaud évoque un test où Claude Code n'apparaissait que sur l'abonnement à 100 dollars et la fermeture du compte Claude d'une fintech argentine, pour poser la question de la dépendance et du prix que paierait un utilisateur intensif.
« Ça pose le sujet de la dépendance à Claude Code »Arnaud
Une marge à doubler
Marc-Antoine estime que la marge brute d'Anthropic, autour de 40 % selon lui, doit passer à 77 % pour justifier la valorisation obtenue, ce qui lui fait voir l'usage actuel comme subventionné.
Claude face à Codex
Alors qu'OpenAI offre des crédits aux start-up, Marc-Antoine reconnaît que tout le monde juge Claude meilleur, mais n'a pas vérifié que Codex ne ferait pas aussi bien : ses équipes sont sur Claude parce qu'elles ont commencé avec.
« c'est aussi un peu une hystérie collective, un momentum »Marc-Antoine
Épisode 1031 mai 202644:23
Le Vatican et l'image de marque
Rémi voit dans le dialogue avec le Vatican un signal civilisationnel, et dans le refus de toute arme un choix d'image de marque qu'il compare à BMW écartant le marché des taxis ; Marc-Antoine y lit « l'IA morale ».
Épisode 117 juin 202634:59
Nasdaq : règles pour méga-IPO
Rémi s'étonne du peu de bruit autour des nouvelles règles du Nasdaq pour les très grandes introductions (SpaceX, OpenAI, Anthropic) : entrée accélérée dans l'indice et flottant minimum ramené de 33 % à 10 %.
Épisode 2330 août 20261:08:05
Salesforce, cheval de Troie ?
Après le partenariat Salesforce-Anthropic, Arnaud rappelle que Cursor et Figma s'étaient eux aussi associés à Claude avant qu'il lance Claude Code puis Claude Design. Rémi avait relevé que Claude fournit le raisonnement mais pas la donnée, qui reste dans le CRM.
« Est-ce que ce n'est pas le loup qui rentre dans la bergerie? »Arnaud
Épisode 284 octobre 202636:20
Valorisation d'Anthropic : la bulle ?
Rémi rapproche une valorisation d'environ 2 000 milliards de dollars de 4,6 milliards de revenus en 2025 et de 8 milliards de dépenses annuelles ; Isma et Marc-Antoine partent d'un ARR de 65 milliards, soit environ 30 fois.
Épisode 284 octobre 202643:17
Un produit sans équivalent
Marc-Antoine répond qu'Anthropic a trouvé quelque chose que personne n'avait imaginé, un produit qui automatise la façon de travailler ; Isma dit qu'à la place du conseil il investirait de la même façon, faute de quoi un concurrent le ferait.
« ils ont trouvé quelque chose que personne n'a pu imaginer »Marc-Antoine
Épisode 284 octobre 202644:09
L'IPO, dernière étape de la bulle
Rémi voit l'IPO comme la dernière étape d'un cycle et explique ainsi le calendrier d'Anthropic : une société valorisée à ce niveau doit savoir choisir le bon moment pour s'introduire.
« l'IPO dans la réalité du marché américain actuel, c'est vraiment la toute dernière étape de la bulle »Rémi
Épisode 2911 octobre 20261:20:00
Claude sous les 25 %
Isma montre un graphique où la dominance de Claude serait passée d'environ 80 % à moins de 25 % en douze semaines (de mémoire) et en tire la leçon qu'une position dominante peut s'effondrer en trois mois.
« tout le monde était sur Claude, moi y compris »Isma
Épisode 2911 octobre 20261:23:50
Pouvoir changer de modèle
Marc-Antoine, dont les équipes sont à fond sur Claude, se demande comment construire sur un modèle quand un autre est donné pour meilleur deux semaines plus tard ; Isma répond que changer prend dix minutes, et Marc-Antoine retient qu'il faut pouvoir basculer à tout moment.
« on est full balle sur Claude en ce moment »Marc-Antoine
Depuis
Ce qui s'est passé après ces épisodes, d'après des sources publiques.
15 septembre 2026
Anthropic présente Claude Mythos 5.1 et Claude Fable 5.1, qu'elle décrit comme le même modèle avec des niveaux de garde-fous différents : Fable 5.1 est disponible à tous, Mythos 5.1 est réservé à des utilisateurs vérifiés via des programmes d'accès de confiance, aujourd'hui ouverts aux organisations américaines.
Répond à l'annonce de Mythos, ce modèle qu'Anthropic ne dévoilait pas, évoquée par Arnaud à l'épisode 3.
Source : Anthropic : Introducing Claude Mythos and Fable 5.1
26 octobre 2026
Anthropic dépose publiquement son document S-1 en vue d'une cotation au Nasdaq sous le symbole ANT, Goldman Sachs et Morgan Stanley dirigeant l'opération ; le prix et le nombre d'actions ne sont pas fixés. Selon Investing.com, le document indique 16,3 milliards de dollars de revenus au premier semestre 2026 (contre 1,2 milliard un an plus tôt) et une perte nette de 80,7 milliards, dont environ 72 milliards de charge comptable sans effet sur la trésorerie ; le Wall Street Journal cité par le site évoque une valorisation de 1 500 à 2 000 milliards.
Prolonge le débat de l'épisode 28 sur la valorisation d'environ 2 000 milliards de dollars rapportée aux revenus et aux dépenses.
Source : Anthropic : S-1 filed with the SEC · Investing.com : Anthropic files for Nasdaq IPO as revenue jumps to $16.3 billion
Voir aussi
AnthropicClaudeClaude CodeMythosDario AmodeiOpenAICodexSalesforceCursorFigmaNasdaqSpaceX
