Fils rouges

Racheter une entreprise

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Du LBO de CoolIT aux roll-ups de laboratoires, de la reprise de LearnyBox aux rachats de SaaS à prix cassé par Bending Spoons : l'émission revient sans cesse sur l'idée qu'on peut devenir entrepreneur en achetant plutôt qu'en créant. Marc-Antoine l'a fait, Rémi y voit un capital qui dure, et tous se demandent ce que cela change pour leur audience.

18 moments, de l'épisode 2 à l'épisode 28

Le sujet entre dans l'émission par la finance : dès l'épisode 2, Marc-Antoine explique le LBO de CoolIT par KKR et Rémi oppose ce capital court terme à Constellation Software, un conglomérat qui rachète de petits logiciels verticaux et ne revend jamais. Isma doute alors qu'un conglomérat de SaaS puisse durer, avec l'IA qui abaisse les barrières d'entrée. À l'épisode 8, le rachat de Legalstart par LegalPlace sert à Marc-Antoine à détailler la mécanique du private equity.

À l'épisode 10, Marc-Antoine raconte pour la première fois dans le podcast comment il est passé du private equity et de la fusion-acquisition à la reprise de LearnyBox, avec une formule qu'il reprend dès l'intro de l'épisode : « d'abord build un truc et après buy quelque chose ». Les épisodes 14, 20 et 25 suivent ensuite le mouvement Bending Spoons (IPO, Airtable, Miro) : les animateurs y voient tantôt une machine à extraire du cash de logiciels décotés, tantôt un signal que beaucoup de SaaS surévalués n'ont plus d'acheteur.

L'épisode 25 est entièrement tourné vers la reprise : environ 550 000 entreprises françaises à transmettre d'ici 2030-2040 selon Marc-Antoine, le roll-up expliqué à partir d'Eurofins, et un désaccord de ton. Rémi et Marc-Antoine y voient un actif patient, plus durable que le cycle de la formation en ligne ; Isma et Arnaud pensent d'abord à ce que l'audience peut en faire (vendre le playbook, devenir associé minoritaire). Les épisodes 21 et 28 prolongent la réflexion : reprendre seul ou avec un fonds, racheter pour gagner du temps ou une licence.

Qui pense quoi

Épisode après épisode

  1. Épisode 24 avril 20266:48

    KKR, CoolIT et les salariés

    Marc-Antoine explique pourquoi l'opération KKR-CoolIT est rare dans le private equity : au lieu de réserver l'intéressement aux dirigeants, les 650 salariés ont touché une part de la plus-value. Arnaud a rappelé en ouverture le montage LBO et le prix de 4,75 milliards de dollars payé par Ecolab.

    « Là, qui est super intéressant, c'est qu'ils l'ont fait pour tout le monde. »Marc-Antoine

  2. Épisode 24 avril 202614:23

    Constellation Software, le capital qui dure

    Rémi juge le cas de CoolIT moins parlant que celui d'un capital long : Constellation Software, introduite en 2006, accumule de petits logiciels verticaux et oblige ses managers à racheter des actions avec leur bonus. Isma doute qu'un conglomérat de SaaS puisse durer face à l'IA ; Marc-Antoine précise que le groupe a racheté environ 1 000 entreprises.

    « il faut mettre en place du capital qui dure »Rémi

  3. Épisode 63 mai 202625:44

    Le conglomérat selon Rémi

    Rémi décrit sa propre « dynamique conglomérale » : reproduire une verticale réussie (actions, family office) dans d'autres secteurs avec des associés qui l'exploitent indépendamment, la gestion restant mutualisée. Arnaud en retient la question « qui monétise mes leads mieux que moi ».

    « La dynamique conglomérale, c'est finalement le fait de reproduire une verticale comme ça sur d'autres verticales indépendamment de nous. »Rémi

  4. Épisode 817 mai 202644:58

    LegalPlace rachète Legalstart

    Marc-Antoine présente LegalPlace, qui lève 70 millions d'euros pour racheter son concurrent Legalstart, soutenu jusque-là par un financement de type LBO. Il y voit un cas d'école : quand deux acteurs qui se battent sur les coûts d'acquisition n'en font plus qu'un, les prix peuvent monter.

  5. Épisode 817 mai 20261:02:20

    Ce qu'est vraiment un LBO

    À la demande des autres, Marc-Antoine distingue le capital-risque, qui finance des idées non rentables, du rachat de sociétés rentables par des fonds, qui achètent des entreprises avec de l'EBITDA et jouent sur la croissance, le levier et le multiple.

    « des gens qui rachètent des boîtes qui ont de l'EBITDA, qui ont de la rentabilité »Marc-Antoine

  6. Épisode 1031 mai 202655:10

    Comment on achète une boîte

    Rémi lui demande de raconter pourquoi et comment il a racheté LearnyBox. Marc-Antoine explique qu'il voulait acheter une entreprise et qu'il lui fallait deux choses, de l'argent et savoir la gérer, ce qui l'a conduit vers le private equity puis la fusion-acquisition.

    « Il faut 2 choses, il faut de l'argent, je n'en avais pas et il faut savoir gérer une boîte »Marc-Antoine

  7. Épisode 1031 mai 20261:01:07

    150 PME analysées en un an

    Marc-Antoine raconte avoir quitté Rothschild pour chercher une entreprise à racheter : il passe une petite année à rencontrer et analyser environ 150 PME avant de tomber sur LearnyBox, qu'il décrit comme un « ovni » créé par un ancien coach de prise de parole en public.

  8. Épisode 1031 mai 20261:04:51

    Build d'abord, buy ensuite

    Arrivé de la finance, Marc-Antoine dit n'avoir d'abord pas compris les vendeurs de formation. Aujourd'hui, à qui hésite entre créer et acheter, il conseille de commencer par créer.

    « d'abord build un truc et après buy quelque chose »Marc-Antoine

  9. Épisode 1428 juin 202653:43

    Bending Spoons et son IPO

    Arnaud présente Bending Spoons, groupe italien qui rachète des applications sous-performantes, réduit les équipes et reconstruit le produit, avec plus de 50 acquisitions et une IPO annoncée à 19 milliards de dollars. Marc-Antoine le rapproche de Constellation mais s'interroge : il manque, selon lui, une mesure de ce que deviennent les entreprises après restructuration.

  10. Épisode 1428 juin 20261:02:48

    Coter pour acheter

    Rémi cite une statistique selon laquelle 38 % des sociétés font au moins une acquisition l'année suivant leur cotation : le titre devient une monnaie d'échange. Plus loin, Arnaud juge que de tels acheteurs sont utiles à ces sociétés dont l'activité tient mais dont la valorisation n'a plus de sens.

    « une des principales raisons d'être cotée, c'est quand même le fait d'avoir une nouvelle monnaie d'échange pour acheter des boîtes »Rémi

  11. Épisode 209 août 202645:03

    Airtable revendue 2 milliards

    Rémi présente Airtable, valorisée 11,7 milliards en 2021 et revendue environ 2 milliards à Bending Spoons. Il en tire deux leçons : le prix payé fait l'investissement, et quand le marché cesse de payer 10 à 30 fois l'ARR, il reste la capacité à transformer le revenu en cash.

    « une excellente entreprise peut devenir un investissement catastrophique simplement parce qu'on l'a payé trop cher »

  12. Épisode 209 août 20261:10:00

    Le pari de Bending Spoons

    Marc-Antoine rappelle la thèse de Bending Spoons : racheter à prix décoté des entreprises qui ont beaucoup de clients, se séparer d'une grande partie des salariés et les doper à l'IA. Les animateurs font le calcul d'un retour sur dix ans et se demandent pourquoi d'autres ont échoué là où le groupe mise 2 milliards.

  13. Épisode 2116 août 20261:20:50

    Reprendre seul ou avec un fonds

    Marc-Antoine rapporte sa discussion avec un repreneur qui rachète une entreprise industrielle avec un fonds. Lui a repris seul, et pense qu'un fonds n'apporte qu'une chose : faciliter les décisions difficiles, au prix de plus de comptes à rendre.

    « Sauf que lui, il le fait avec un fond. Moi, je le fais tout seul »Marc-Antoine

  14. Épisode 2513 septembre 202612:01

    Les PME ne savent pas vendre

    Après avoir cité environ 550 000 entreprises françaises à transmettre d'ici 2030-2040, Marc-Antoine dit que l'audience a un avantage : ses compétences en marketing et vente. Selon lui, de nombreuses PME ne sont pas digitalisées, leurs concurrents sont locaux, et qu'il n'est pas nécessaire d'être très avancé pour faire la différence.

    « Les PME, TPE françaises industrielles de services ne savent pas marketer, ne savent pas vendre. »Marc-Antoine

  15. Épisode 2513 septembre 202632:01

    Le roll-up, payer 5 revendre 10

    Sollicité par Rémi, Marc-Antoine explique le roll-up : de plus en plus d'anciens banquiers d'affaires et du private equity s'y lancent. Acheter plusieurs petites entreprises à un multiple faible, mutualiser les services, financer en partie par la dette, puis revendre l'ensemble à un multiple plus élevé grâce à la prime de taille.

  16. Épisode 2513 septembre 202636:48

    Eurofins, le roll-up français

    Rémi donne Eurofins en exemple : lancé par deux Français dans les années 1990, introduit en bourse en 1997, le groupe aurait fait plus de 600 acquisitions de laboratoires et vaudrait aujourd'hui environ 12 milliards, selon lui. Isma répond qu'on n'a pas besoin d'être milliardaire.

  17. Épisode 2513 septembre 202655:25

    Miro racheté à -90 %

    Arnaud présente le rachat de Miro par Bending Spoons : environ 600 millions de dollars d'ARR, un prix d'environ 1,3 milliard alors que Miro détenait environ 435 millions de trésorerie, soit selon lui environ 90 % sous sa levée de 2022. Arnaud ajoute que le groupe vient d'ajouter plus d'un milliard d'ARR en quelques mois, avec Airtable.

  18. Épisode 284 octobre 202648:24

    Racheter pour entrer sur un marché

    Après les exemples de Rémi (rachat d'une banque par Chime pour sa licence), Marc-Antoine pose la question pour ses propres marchés : pour entrer dans un nouveau pays, vaut-il mieux racheter un petit concurrent local, gagner du temps et payer, ou construire ?

    « est-ce qu'il vaut mieux buy or build tout simplement »Marc-Antoine

Depuis

Ce qui s'est passé après ces épisodes, d'après des sources publiques.

Voir aussi

LearnyBoxBending SpoonsConstellation SoftwareKKRMiroAirtableLegalstartLegalPlaceSalesforceBpifranceChime