Investir en Bourse
Écouter le fil en 13 minutesRémi, gérant et fondateur d'outils d'investissement, ramène régulièrement l'émission vers les marchés cotés : placer ses excédents, small caps, dividendes, introductions en Bourse. Le sujet revient parce qu'il touche à la fois la question « que faire de l'argent extrait de son business » et l'actualité des méga-IPO.
14 moments, de l'épisode 2 à l'épisode 30
Le fil commence par une idée simple, que Rémi défend d'épisode en épisode : un entrepreneur doit réserver une part de ses flux à un capital qui travaille. À l'épisode 2 puis à l'épisode 22, il montre qu'un business qui stagne peut, en plaçant son excédent à un rendement de 12 % par an, finir par verser un dividende de 6 à 8 %. Il parle de trois allocations : interne, active et passive. Arnaud résume la mesure d'un entrepreneur par ce qu'il a « extrait du casino » ; Marc-Antoine veut qu'on lui montre comment on atteint 12 %.
À partir de l'épisode 6, le sujet se déplace vers les introductions en Bourse, parce que Rémi lance IPO Arena, un screener qui donne accès aux offres primaires avant le premier jour de cotation. Il y défend, à partir d'un « pop » moyen de 18 % le premier jour, que les particuliers sont mal servis, puis commente les introductions de SpaceX, Bending Spoons, N4 Group et Bumble. Sa ligne : l'IPO est souvent mal placée pour l'acheteur, et le bon moment d'entrée vient plus tard.
Le ton se durcit à l'automne : à l'épisode 28, Rémi voit dans l'IPO d'Anthropic « la toute dernière étape de la bulle ». Entre ces épisodes, il tire de Berkshire Hathaway l'idée d'une communauté d'actionnaires et défend les actions comme actifs productifs à long terme, alors que les autres animateurs apportent des objections pratiques ou l'angle produit.
Qui pense quoi
Rémi défend un investissement long, concentré sur les actions et les small caps value, et un capital dont le rendement dure plus que la croissance d'un business. Il se dit prudent sur les méga-IPO (SpaceX, Anthropic) qu'il lit comme un signal de fin de cycle, mais avoue un biais haussier pour les petites introductions puisqu'il bâtit un outil dessus.
Marc-Antoine demande comment on atteint réellement 12 % par an. Ancien du monde de la finance, il fait la différence entre la Bumble de 2021 et celle de 2026 et estime qu'un fonds peut pousser une valorisation de 5 à 10 %, pas la multiplier.
Isma est sceptique face au trading automatisé par IA, qu'il décrit comme une recette pour le désastre. Il demande à Rémi des exemples concrets pour un entrepreneur qui sort quelques milliers d'euros de profit par mois.
Arnaud mesure un entrepreneur à ce qu'il a réellement sorti de son business et mis de côté, plus qu'à ses résultats déclarés. Il salue chez Rémi sa capacité à être payé plusieurs fois pour le même travail, en transformant son savoir-faire boursier en offres.
Épisode après épisode
Placer l'excédent, viser un dividende
Rémi montre en exemple une entreprise qui fait 500 000 euros de chiffre d'affaires et place chaque année son excédent sur un portefeuille boursier avec l'hypothèse d'une croissance de 12 % par an, qui peut verser un dividende de 6 à 8 %. Il termine en recommandant de réfléchir à trois allocations de capital : interne, active et passive.
Allbirds, signal de fin de cycle
À propos d'Allbirds, qui vend ses chaussures, devient NewBird AI et voit son action bondir de près de 600 % en une séance, Rémi la compare à l'an 1999 et aux sociétés qui ajoutaient « dot com » à leur nom. Il y voit le signe d'un cycle qui se termine.
« ce genre de mouvement n'est pas un signal de force vis-à-vis d'un cycle selon moi »Rémi
Le pop du premier jour
Rémi explique son logiciel sur les introductions en Bourse : selon lui, l'IPO gagne en moyenne 18 % le premier jour depuis trente ans, mais seuls les institutionnels en profitent. Il vise à négocier avec des brokers une part de l'offre primaire pour ses utilisateurs, avec un éventuel parrainage d'Euronext.
Épisode 1031 mai 202625:52
Robinhood et le trading par IA
Rémi présente la possibilité de confier son compte Robinhood à une IA et s'interroge : démocratise-t-on l'investissement ou automatise-t-on la spéculation ? Isma et Marc-Antoine jugent l'idée risquée pour les petits porteurs, tandis que Rémi y voit surtout un changement d'interface : l'IA devient la porte d'entrée des logiciels financiers.
« l'illusion de la compétence qu'elle peut créer »Rémi
Épisode 117 juin 202637:41
SpaceX et les règles du Nasdaq
Rémi annonce que l'IPO de SpaceX a une date officielle et relève que les règles du Nasdaq ont changé pour les méga-IPO : entrée accélérée dans l'indice, flottant minimum abaissé à 10 %, plus de 30 % de l'offre pour les particuliers. Il estime que les acheteurs « payent la certitude » et conseille de fractionner l'allocation entre l'introduction et douze mois plus tard.
« combien de décennies de perfection sont déjà aujourd'hui dans le prix »Rémi
Épisode 1321 juin 202616:34
Berkshire et la communauté d'actionnaires
En parlant de la vente d'equity au public, Rémi cite Berkshire Hathaway : devenir actionnaire, c'est entrer dans une communauté et devenir ambassadeur des produits, comme avec le Coca-Cola vendu à l'assemblée générale.
« le Woodstock du capitalisme »Rémi
Épisode 1428 juin 20261:04:37
Le bon moment d'entrée
À propos de l'IPO de Bending Spoons (après avoir relevé qu'Euronext lance « IPO Go » pour faciliter les introductions), Rémi rappelle qu'il y a un pop le premier jour mais que, pour une société médiatisée, l'entrée à un ou deux ans est souvent plus intéressante.
« le bon moment d'entrée est rarement celui de l'IPO »Rémi
Épisode 1826 juillet 202611:05
IPO Arena lancé en webinaire
Rémi raconte le lancement d'IPO Arena, un screener d'introductions en Bourse associé à un partenaire financier, vendu 697 euros avec un simple live YouTube et quelques e-mails, sans closer ni affiliés. Les conversions dépassent ses attentes ; il dit vouloir pousser fort le produit.
Épisode 192 août 202652:15
Les actions plutôt que les monnaies
Interrogé sur la dévaluation des monnaies émergentes, Rémi répond qu'à l'échelle séculaire les monnaies sont le pire investissement : l'or suit l'inflation, les obligations rapportent 3 à 4 % après inflation, et la meilleure performance vient des actions.
« mettre son blé sur des actions, c'est mettre son blé sur des actifs productifs qui du coup sur du long terme s'apprécie »Rémi
Épisode 2223 août 202640:49
Le rendement du capital dure
Rémi reprend sa slide sur le portefeuille d'excédents : capital placé à 12 % par an en hypothèse, dividende de 8 %. Il en tire que stagner longtemps est difficile en ligne, alors qu'un capital constitué rapporte durablement.
« le rendement du capital est plus pérenne que la croissance passagère des ventes »Rémi
Épisode 2223 août 202644:07
Small caps value, titres en direct
Rémi cite les small caps value et un fonds européen qui, selon lui, rapporte 13 % par an depuis trente ans, avec de la volatilité. Il conseille de détenir ses titres en direct via un broker sérieux ou une assurance-vie luxembourgeoise, et d'éviter les brokers où les pertes rémunèrent ceux qui les recommandent.
Épisode 284 octobre 202644:09
L'IPO, dernière étape de la bulle
Quand les animateurs débattent de la valorisation d'environ 2 000 milliards de dollars évoquée pour Anthropic, Rémi juge l'introduction en Bourse comme la dernière étape de la bulle sur le marché américain actuel. Il prend l'exemple de Chime qui entre sous sa valorisation privée.
« l'IPO dans la réalité du marché américain actuel, c'est vraiment la toute dernière étape de la bulle »Rémi
Épisode 2911 octobre 202640:32
N4 Group entre à Paris
Rémi présente N4 Group, associé à Tibo InShape, qui vise 260 millions d'euros de capitalisation à Paris pour une opération de 50 millions, dont 43 de cessions. Il reconnaît un biais haussier sur les introductions, puisqu'il en fait son métier, et note que les sociétés cotées feraient dix fois plus d'acquisitions.
Épisode 3018 octobre 20261:02:22
Bumble et les IPO de fonds
Rémi raconte la trajectoire de Bumble, introduite en 2021 sur une valorisation d'environ 20 milliards puis rachetée à la casse. Il cite une étude selon laquelle les introductions qui servent de sortie à un fonds tournent souvent mal, alors que 75 % des multibaggers de 2013-2024 n'avaient pas de private equity au capital. Marc-Antoine distingue la Bumble de 2021 de celle de 2026.
Depuis
Ce qui s'est passé après ces épisodes, d'après des sources publiques.
12 juin 2026
SpaceX a fait ses débuts au Nasdaq à 135 dollars l'action, pour 75 milliards de dollars levés et une valorisation d'environ 1 770 milliards de dollars. Le titre a ouvert à 150 dollars et clôturé à environ 159 dollars la première séance.
L'IPO de SpaceX et les nouvelles règles du Nasdaq commentées par Rémi à l'épisode 11.
Source : SpaceX IPO debuts in US markets, Musk becomes world's first trillionaire (Al Jazeera)
9 octobre 2026
N4 Group a fixé le prix de son introduction sur Euronext Growth Paris à 23,81 euros, pour 33,1 millions d'euros placés (50 millions visés) et une capitalisation de 267 millions d'euros. Les ordres des particuliers ont été intégralement servis ; la première cotation était attendue le 26 octobre.
L'introduction de N4 Group à 260 millions d'euros présentée par Rémi à l'épisode 29.
Source : IPO de N4 Group : 33,1 millions d'euros placés, les particuliers servis à 100 % (Toutsurmesfinances)
Voir aussi
Berkshire HathawaySpaceXEuronextBending SpoonsN4 GroupBumbleAnthropicRobinhoodValue Investing ScreenerIPO ArenaChimeBpifrance
